vendredi, octobre 16, 2026

C’est par une correspondance officielle en date du 21 septembre 2026, que le Président de la Fifa, Gianni Infantino saisit les 211 fédérations nationales membres de l’instance faîtière du football mondial. Il s’agit selon les termes de la lettre ; d’une proposition de consultation directe, pour réformer la Fifa. Qu’en est-t-il des analyses effectuées ?

Au regard du contexte actuellement perceptible dans l’univers du football mondial, la première idée qui surgit à l’esprit, après à la lecture de cette correspondance du 21 septembre 2026, fait dire justement et à raison ; une tentative de désescalade, après l’échec du projet avorté “Fifa Forward Enterprise”.

Il y a dans la foulée, l’idée d’une manœuvre électorale en vue de l’élection présidentielle du 18 mars 2027.

Accessoirement, on ajouterait cette forme de réaffirmation de la légitimité des organes démocratiques.

La polémique qui jaillit suite à cette sortie, indique de cette consultations, qu’elle est perçue par les partisans de Gianni Infantino comme une opportunité de modernisation et de transparence.

Quant aux contradicteurs, c’est un contre-feu politique, destiné à consolider son soutien électoral, et à désamorcer la crise institutionnelle.

. La réponse à la pression budgétaire des Confédérations de l’Ouest

Ce volet particulier trié dans un amas, oriente clairement la réflexion sur les intentions réelles de Gianni Infantino.

À la vive opposition sur la gouvernance du football mondial, il est permis d’ajouter cette autre querelle relative à la redistribution des ressources.

En fait, l’Uefa et la Concacaf ont récemment réclamé par courrier, la distribution d’une enveloppe exceptionnelle de 2.1 milliards de dollars, soit 10 millions par fédération, prélevée sur les réserves de la Fifa, que l’on estime à 6 milliards de dollars.

La création d’un cadre de consultation formel permet à la direction de la Fifa, de diluer ces demandes financières urgentes dans un processus procédural plus long.

Au fond, trois angles de réflexion émergent à l’esprit, au regard des enjeux du moment. On cite à ce titre, l’angle politique et stratégique. Celui institutionnel et gouvernance. Puis l’angle incisif et prospectif.

L’on retient pour la suite, seul l’angle politique et stratégique pour résumer l’ensemble.

.L’angle politique et stratégique

Il est essentiellement axé sur un type de rapport de force.

Cette initiative de Gianni Infantino sur les ressorts politiques de la réforme de la gouvernance Fifa ; est-ce réellement une consultation ou une sorte de neutralisation ?

Face aux contestations institutionnelles et au rejet d’initiatives financières récentes, la gouvernance de la Fifa se trouve à un tournant critique.

En adressant une consultation ouverte aux 211 fédérations membres, et en préconisant une évaluation externe, la présidence de la Fifa adopte une démarche en apparence démocratique.

Toutefois, l’analyse des dynamiques de pouvoir internes révèle une stratégie plus complexe.

Il s’agit à l’effet, d’utiliser le principe d’égalité des voix, pour diluer les oppositions régionales et reprendre le contrôle de l’agenda institutionnelle.

Il est suffisamment clair, que cette initiative vue sous ce premier angle d’analyse s’inscrit au croisement de la gestion de crise, du verrouillage électoral et de la redéfinition des équilibres décisionnels au sein du football mondial.

En définitive sur ce volet, la consultation initiée par la Fifa dépasse le cadre d’un simple exercice de transparence. Elle constitue un levier de stabilisation politique visant à réaffirmer la légitimité de l’exécutif, face aux tentatives de contre-pouvoir. Celui porté par les Confédérations les plus influentes.

Si cette méthode permet de désamorcer temporairement les tensions. Son efficacité à long terme dépendra de la capacité de l’institution, à transformer cette démarche procédurale en une véritable redistribution du pouvoir décisionnel.

Sans réels garde-fous, l’initiative risque d’apparaître comme une manœuvre d’auto- préservation, plutôt que, comme une refonte structurelle.

En somme, de la stratégie du dialogue comme instrument de pouvoir, ou encore de l’épreuve du fédéralisme sportif, qui fait croire à l’anatomie d’une consultation globale à la Fifa, en passant par l’angle politique et stratégique, lequel est axé sur le rapport de force ; cette initiative n’est pas anodine.

Elle constitue au fond cette manœuvre de stabilisation politique. Gianni Infantino utilise les mécanisme de la démocratie représentative interne, pour neutraliser un bloc d’opposition régional. Tout en verrouillant l’agenda institutionnel à l’approche des échéances électorales.

En proposant de faire auditer le cadre décisionnel par un organe externe, Gianni Infantino tente de neutraliser l’accusation d’autoritarisme centralisé, sans pour autant soumettre sa propre gestion directe à cet examen…

Visits: 819 | Today: 0 | Total: 660401

0 Comments

Leave a Comment

SUIVEZ NOUS

LINKEDIN

YOUTUBE

NOS PARTENAIRES