jeudi, octobre 15, 2026

Parmi les exigences qui concourent inévitablement à la bonne gouvernance, se trouve la démocratie. L’occasion est remarquablement fondée, avec ces prochaines élections confédérales Caf. Elles sont initialement prévues le 12 mars 2025. De façon plus élargie, l’ensemble du football africain pousse à interroger tous ces grands traits essentiels. Ceux qui se rapportent à la démocratie. Que retenir en définitive de cette problématique ?

La notion de démocratie a son champ d’expression dans l’organisation globale du football africain. Ses cinq (5) critères et principes, les crises actuelles, les enjeux de la démocratie, réinventer cette démocratie avec ces déclins des principes démocratiques. Voilà qui marque justement l’évolution du temps, dans le football africain en proie à des écarts.

* L’idéal d’une organisation démocratique en direction du football africain

Habituellement, la notion de démocratie suppose l’existence d’une pluralité d’options et de propositions. Ce qui suppose, qu’il y a une marge suffisante d’opposition, par rapport à tout ce qui poserait problème.

Dans ce sens, l’on devrait fondamentalement faire intervenir ces critères suffisamment précis. Lesquels fondent aussi ces bases du succès. De ce fait, on évoquera :

. La souveraineté des acteurs. Ce sont eux qui constituent le socle de l’activité footballistique partout, dans une organisation harmonieuse et sereine. Ces acteurs que sont les joueurs, entraîneurs, arbitres, autres officiels ont le pouvoir d’exercer leur volonté, à travers ces dirigeants désignés. Le fait troublant demeure incontestablement ce manque de respect, de considération à l’égard des acteurs. Les gestionnaires du pouvoir fédéral ou confédéral se comportent justement de manière arbitraire. Ceci ne correspond guère à la logique formelle. Ils se détachent des règles conventionnelles. Celles édictées au départ, par ces nombreux engagements pris auprès des acteurs.

. La séparation des pouvoirs est un impératif dans l’organisation fonctionnelle et structurelle. Le football africain n’est pas en reste. Le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire séparément, doivent garantir chacun une fonction spécifique, distincte. La finalité étant cette recherche d’équilibre au sein des organisations (fédérations nationales et Caf). Des questions sur l’influence excessive des exécutifs sur les deux autres pouvoirs. On est très loin de satisfaire les attentes. Ces réalités vivantes tuent les bases essentielles de la démocratie dans le football africain. Sans exagérer, de nombreux exemples existent, pour témoigner des limites du football africain en matière de démocratie.

. L’égalité devant la loi. Ce principe exige des acteurs, dirigeants entre autres, qu’ils sont exposés au même jugement, sont tenus aux mêmes obligations, à ces strictes observations de la loi. Ceci, sans discrimination aucune. Il y a d’énormes réserves, à l’égard de ce concept, pour ce qui renvoie au football africain. Les tensions à répétition justifient clairement ces multiples malaises. Suspensions, mise sur pied des comités de normalisation etc. déterminent aussi la grise mine du football africain.

. L’existence des libertés fondamentales. Cet autre volet suppose que les opinions, les consciences parmi tant d’autres doivent participer au débat. Or, la moindre revendication entraîne des représailles pour ne pas en dire plus. On est hors-jeu sur cette variante indispensable. Ceci à plusieurs niveaux de gouvernance du football africain.

. Les difficultés liées à l’alternance. Cet indicateur repose sur un type de mouvement, fondé sur le changement. Les personnes doivent se succéder selon les exigences qu’impose la démocratie. La routine n’aide pas à évoluer. Plusieurs témoignages s’accordent clairement, sur ces constats poignants et attristants dans le football africain. Seuls le pouvoir, la possession et le plaisir comptent plus que tout. Les freins sont vivement présents, à défaut d’impulsion la dynamique vers l’avant. Malheureusement, tel est le sort réservé au football africain, par plusieurs malfaisants aux manettes.

* Les grands principes édictés en faveur du football africain

L’existence et la stricte application des critères d’une démocratie remarquable sont indispensables. Au but de maintenir l’équilibre du football ; celui du continent africain en particulier.

. L’existence des règles est synonyme des principes de l’Etat de droit. Sans aucune règle, on installe la jungle. Le fait dans le football africain n’est pas l’absence des canons réglementaires, malheureusement. Mais, la stricte application des mécanismes cohérents pousse à une colère monstrueuse. Cela s’est vu lors des crises et conflits. On se passera des détails ennuyeux. Ceux enregistrés ces temps-ci.

. La responsabilité est un principe clé en matière de démocratie. Actions et décisions doivent obéir à la logique formelle, instituée par les règles. Il importe à ce niveau, de rendre compte aux acteurs, sans oublier les publics. Notamment ceux attachés et concernés par l’activité. Les modèles d’identification dans ce cadre, interrogent suffisamment dans le football africain globalement.

. L’accès aux données est un impératif absolu. On ne dirige pas pour soi-même. Mais, il s’agit d’une action commune, pour laquelle le choix dicte un type de conduite objective, et non sur l’arbitraire.

. La vaste adhésion, concerne l’ensemble des acteurs sans exclusive. Ils prennent tous part aux activités obligatoirement. La réalité conjoncturelle fait dire le contraire. Plusieurs sont marginalisés, pour la bonne cause. Les distanciations actuelles dans le football africain, sont l’expression d’une très grande insatisfaction morale, psychologique, matérielle, financière par exemple. La réduction des inégalités est un devoir impératif pour le football africain, actuellement à l’étroit.

. La tolérance est nécessaire dans un milieu associatif, comme celui du football africain. Ce qui établit la paix et le respect de chacun.

* Les enjeux de la démocratie dans le football africain

Actuellement, les enjeux de la démocratie dans le football africain, se heurtent considérablement aux intérêts d’un ordre extra-sportif. En cela on se piétine, pour soutenir son option, quoi qu’elle soit mauvaise. À ce stade de vives préoccupations, les dirigeants du football africain doivent constamment ; s’interroger sur les formes de gouvernance, l’évolution et les dynamiques du moment.

* Réinventer la démocratie dans le football africain

Cette question subsiste dans les esprits. Une chose demeure évidente ; rien n’est acquis à jamais. Au contraire, tout expose à des mutations diverses. Seuls les intérêts réels des acteurs comptent. Ils sont plus à considérer que ces futilités absurdes. D’où l’existence de défiance, fait de la corruption, des inégalités, sentiment de déclassement et les conséquences qui vont dans ce sens.

Des réflexions doivent occuper une part belle. Pour trouver des formes plus efficaces. Il est question de revitaliser la démocratie dans le football africain, au regard des enjeux majeurs du moment.

* L’autoritarisme dans le football africain

Cette notion s’oppose incontestablement à la démocratie. Le football africain connaît une montée de forme d’exécutif fédéral plus autoritaire, et un déclin considérable des principes démocratiques. Les libertés des acteurs sont limitées. La presse aussi contribue à solidifier ces effets destructeurs. Tout tend à tirer vers le bas, les différentes prétentions au développement. Cela à travers ce musellement excessif de la pensée.

En définitive, la notion de démocratie revêt une signification profonde en football. Le continent africain a le devoir absolu, de se soumettre aux obligations. Celles qui s’y rattachent étroitement. L’essentiel étant que, le football africain s’arrime à la norme sans délai. L’espoir du changement console pour le moment. Ceci en attendant l’implémentation effective des mécanismes cohérents et logiques, pour le compte du développement réel…

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