vendredi, octobre 16, 2026

La Caf a procédé ce 19 mai 2026, au processus de composition des Groupes de qualifications en vue de la Can Ouganda-Tanzanie-Kenya ; PAMOJA 2027. Le tirage au sort en question détermine qu’une analyse des forces en
présence est nécessaire. Qu’en est-t-il de tels enjeux ?

48 équipes nationales africaines engagées dans ce tournoi qualificatif, ont été réparties dans 12 Groupes constitués de 4 équipes chacun.

Le mode de qualification en vue de la phase finale de Can 2027 varie d’un Groupe à l’autre pour des raisons particulières. Seules 24 sélections nationales seront admises à disputer la phase finale au Kenya-Ouganda-Tanzanie, ceci du 19 juin-17 juillet 2027.

. La composition des 12 Groupes

Groupe A= Maroc + Gabon + Niger + Lesotho;

Groupe B = Égypte + Angola + Malawi + Sud Soudan ;

Groupe C = Côte d’Ivoire + Ghana + Gambie + Somalie ;

Groupe D= Afrique du Sud + Guinée + Kenya (co-organisateur) + Erythrée ;

Groupe E= RD Congo + Guinée Équatoriale + Sierra Leone + Zimbabwe ;

Groupe F= Burkina Faso + Bénin + Mauritanie + Centrafrique ;

Groupe G= Cameroun + Comores + Namibie + Congo ;

Groupe H= Tunisie + Ouganda (co-organisateur)+ Libye + Botswana ;

Groupe I= Algérie + Zambie + Togo + Burundi ;

Groupe J= Sénégal + Mozambique + Soudan + Éthiopie ;

Groupe K= Mali + Cabo Verde + Rwanda + Liberia ;

Groupe L= Nigéria + Madagascar + Tanzanie (co-organisateur) + Guinée-Bissau.

. Les grands enjeux des qualifications

-Le choc dans le Groupe C s’annonce dantesque. Le duel ouest-africain oppose la Côte d’Ivoire au Ghana. C’est vraisemblablement l’affiche phare de ces qualifications. Les deux géants devront éviter l’excès de confiance face à une équipe de Gambie toujours coriace et difficile à jouer ;

-La règle spécifique des pays hôtes s’explique par la participation des pays qualifiés d’office pour la phase finale, qu’ils disputeront activement les matchs de qualifications, en l’occurrence Kenya (Groupe D), Ouganda (Groupe H), Tanzanie (Groupe L) ;

La règle clé révèle dans le schéma classique, que les deux premiers de chaque Groupe se qualifient directement pour la phase finale.

Mais, dans les Groupes contenant un pays organisateur (D, H et L), une place supplémentaire est directement libérée. Ce qui suppose des équipes concurrentes, qu’elles disputent l’unique ticket disponible ou restant. Ce qui restreint drastiquement la marge d’erreur ;

-Les Groupes “pièges” sont ceux du Cameroun (Groupe G), hérite d’un tirage très piégeux face aux Comores et à la Namibie. Deux équipes nationales qui ont prouvé lors des dernières éditions qu’elles sont capables de faire chuter les cadors.

De même, le Bénin et le Burkina Faso (Groupe F) se préparent à une véritable bataille de chiffonniers avec la Mauritanie et la Centrafrique.

. Possibilités et forces en présence

Il s’agit des atouts de certaines équipes nationales africaines engagées dans ce tournoi.

-Les favoris installés sont le Sénégal (Groupe J), l’Algérie (Groupe I) puis le Maroc (Groupe A) bénéficient d’un tirage relativement clément sur le papier.

Leur principal atout réside dans la profondeur de leur effectif et leur expérience de ces marathons éliminatoires. Ils disposent d’assez de certitudes collectives, pour gérer efficacement la transition entre les fenêtres internationales ;

-Le calendrier

Il se présente comme un arbitre particulier. Les 6 journées des qualifications se joueront de manière très condensée à partir de septembre 2026 jusqu’en mars 2027.

L’atout majeur pour les équipes nationales engagées dans ce tournoi sera leur capacité de récupération et la logistique de leurs fédérations respectives.

Les sélections nationales capables de faire le plein des points à domicile lors des premières fenêtres de septembre 2026, prendront une option psychologique déterminante.

. Trois axes essentiels

Ils marqueront la compétition sur les volets suivants :

-Une course contre la montre, qui s’explique par le fait que le format condensé, avec 6 journées disputées en seulement trois fenêtres internationales entre septembre 2026 et mars 2027, n’accordera aucun droit à l’erreur.

Les équipes nationales en méforme dès l’entame risquent de tout perdre en l’espace de quelques semaines ;

-Les places coûteuses seront plus chères que jamais. L’implication des trois pays hôtes (Kenya, Ouganda, Tanzanie) dans les Groupes, réduit mathématiquement le nombre de tickets disponibles pour leurs concurrents directs.

Dans les Groupes D, H et L, la bataille pour l’unique place qualificative restante sera un véritable parcours du combattant ;

-La hiérarchie continentale sera possiblement remise en cause voire bousculée. Si les cadors tels le Maroc, le Sénégal, l’Égypte, l’Algérie s’en sortent bien. Par contre, les Groupes “pieges” ceux qui renvoient par exemple au choc Côte d’Ivoire vs Ghana du Groupe C, ou le Groupe G très homogène celui du Cameroun, prouvent que la frontière entre les “grandes” et les “petites” équipes nationales africaines n’a jamais été aussi mince.

En définitive, le chemin vers le projet PAMOJA 2027 en Afrique de l’Est est désormais tracé. Et, la régularité sera le maître-mot pour espérer en faire partie.

Ce tirage au sort lance une campagne de qualifications qui s’annonce à la fois historique, ultra-rapide et impitoyable.

À chaque équipe nationale présente à cette étape de compétition, qu’elle fasse étalage de ses performances réelles sur le théâtre des opérations. Aucun miracle ne viendra à l’aide en dehors du sérieux…

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