vendredi, octobre 16, 2026

La Fifa a rendu public la liste officielle de l’Égypte en vue du Mondial 2026 à venir. Les 26 sélectionnés de l’entraîneur Hossam Hassan réserve son lot de certitudes, mais aussi de grosses surprises. Qu’en est-t-il exactement des données recueillies et autres applications ?

Après une phase de qualifications exceptionnelle et historique, le onze national d’Égypte a terminé cette phase de compétition sans la moindre défaite, comptant 20 buts inscrits et 2 seulement d’encaisser.

Cette équipe nationale aborde son retour à une phase finale du Mondial dans le Groupe G, aux côtés de la Belgique, de l’Iran et de la Nouvelle-Zélande. Les ambitions de la sélection nationale égyptienne sont suffit claires, portées par un encadrement local rigoureux.

Voici une analyse froide et directe des forces, des tendances tactiques et des perspectives des Pharaons égyptiens.

. La liste définitive et ses forces

Gardiens (4)

Mohamed Elshenawy, Mahdy Soliman, Mostafa Shoubir, Mohamed Alaa ;

Défenseurs (8)

Yasser Ibrahim, Mohamed Hany, Hossam Abdelmaguid, Ramy Rabia, Mohamed Abdelmoneim, Ahmed Fatouh, Karim Hafez, Tarek Tarek Alaa ;

Milieux de terrain (7)

Enam Ashour, Mostafa Zico, Hamdy Fathy, Mohabad Lashin, Nabil Donga, Marawan Attia, Mahmoud Saber ;

Attaquants (7)

Trezeguet, Hamza Abdelkarim, Mohamed Salah, Haissem Hassan, Ibrahim Adel, Omar Marmoush, Zizo.

Pour ce qui renvoie aux forces de la liste ci-dessus, on note globalement ce duo d’attaque XXL et une colonne vertébrale Al-Ahly.

De façon plus concrète, le facteur X est Mohamed Salah et l’arme lourde fait allusion à Marmoush.

La principale force égyptienne réside dans ses couloirs offensifs. Mohamed Salah arrive pour guider sa deuxième Coupe du Monde, fort de 9 buts durant les matchs des qualifications zone Afrique.

L’Égypte bénéficie de la forme stratosphérique d’Omar Marmoush devenu l’un des attaquants les plus déstabilisants de la planète. Ce duo garantit une force de frappe immédiate sur les phases de transition rapide.

Les automatismes du bloc Al-Ahly ressort. Hossam Hassan s’appuie massivement sur le noyau dur d’Al-Ahly à savoir Mohamed El Shenawy dans les buts, Ramy Rabia, Marwan Attia, Enam Ashour, Zizo.

Ce choix garantit une cohérente cohésion tactique et une habitude des grands rendez-vous africains internationaux, réduisant le temps d’adaptation nécessaire pour un tournoi court.

La solidité axiale, avec le retour et la présence de Mohamed Abdelmonem en charnière centrale, épaulé par des milieux défensifs ultra- discipliné comme Marwan Attia ou Hamdi Fathi, l’Égypte possède un rideau défensif très difficile à perforer en bloc bas ou médian.

. Les tendances et choix tactiques marquants

Le séisme de l’absence de Mostafa Mohamed est un choix fort et surprenant ! Le serail buteur des Pharaons lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc laisse un grand vide au poste de N9.

Hossam Hassan a sans doute privilégié un front d’attaque beaucoup plus mobile et fluide, quitte à installer Marmoush ou une autre option dans l’axe, plutôt qu’un profil de pivot traditionnel.

Le pari de la jeunesse avec le jeune Hamza Abdel Karim relève des changements opérés. À seulement 18 ans, la pépite qui évolue au FC Barcelone avec l’équipe réserve intègre directement le groupe pour sa première convocation. C’est le profil “mystère” de cette liste. Il est capable d’apporter de l’imprévisibilité en sortie de banc, si le plan initial stagne.

Le profil tactique attendu est le 4-3-3 compact. Hossam Hassan ne dérogera point aux principes qui ont fait le succès de l’équipe.

On aura sans doute un bloc compact, une discipline stricte sur les seconds ballons, une projection verticale immédiate dès la récupération propre du cuir, pour exploiter la vitesse de Salah et Marmoush.

. Les faiblesses et facteurs de risque

Le manque de profondeur au poste de N9 est handicapant. Derrière le choix d’écarter Mostafa Mohamed, l’Égypte manque cruellement d’un finisseur pur de classe internationale, capable de peser sur les défenses physiques comme celle de la Belgique dans les moments de domination stérile.

La vulnérabilité sur les transitions défensives sont à relever. Si le milieu de terrain se fait transpercer ou commet des pertes de balle axiales, la charnière centrale peut vite se retrouver exposée face à des équipes rapides en contre-attaques.

La gestion du rythme est marquée par cette habitude égyptienne à subir le jeu de longues minutes. Dans un tournoi court et intense, cette approche consomme énormément d’énergie et peut coûter cher en fin de match, si le banc de touche n’apporte pas le second souffle espéré.

. Perspectives dans le Groupe G

L’Égypte se trouve dans un Groupe très ouvert mais piégeux en même temps.

Égypte vs Belgique sera un choc tactique. Prendre 1 point ici donnerait une énorme marge de manoeuvre ;

Égypte vs Iran est le match charnière. Deux styles compacts et physiques, l’efficacité offensive y sera décisive ;

Égypte vs Nouvelle-Zélande est le match obligatoire. Les 3 points sont impératifs sous peine d’élimination directe.

En conclusion, on s’attend à un verdict réaliste, aussi c’est l’occasion de briser un mythe devenue tradition troublante.

L’Égypte n’a jamais dépassé le premier tour d’un Mondial dans son histoire.

Avec cette liste compacte, l’expérience de Salah et l’explosion de Marmoush, briser cette vieille malédiction encombrante, et atteindre au minimum les 16è de finale dudit Mondial à venir.

Cet objectif est totalement réaliste. Tout se jouera certainement sur la capacité des Pharaons à convertir leurs temps forts, sans concéder d’erreurs bêtes en défense…

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