vendredi, octobre 16, 2026

La prochaine Coupe d’Afrique des Nations 2027 se déroulera simultanément au Kenya-Ouganda-Tanzanie. Selon les informations recueillies sur l’évolution des travaux, d’énormes retards sont perceptibles. Ce qui pose problème et suscite de nombreuses interrogations. Que dire du sujet en question ?

Les matchs de qualifications à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations 2027 sont le point de départ du tournoi à venir.

Depuis ce 31 mars 2026, les protagonistes engagés à cette phase de compétition sont connus. Ces six (6) équipes africaines viennent désormais se joindre aux quarante-deux (42) exemptées dudit tour préliminaires.

Le tirage au sort des Groupes est prévu entre septembre et novembre 2026. Le trio Kenya-Ouganda- Tanzanie est d’office qualifié en tant que pays hôtes du tournoi.

De façon plus concrète, le bilan sportif des matchs préliminaires révèle à la fois des surprises et des confirmations.

Le Sud Soudan a dominé Djibouti (4-1 total), le Burundi a écarté le Tchad (8-0 total), l’Éthiopie dicte sa loi à Sao-Tomé-et-Principe (4-0 total), l’Érythrée fait son retour en triomphant de l’Eswatini (4-1 total), Lesotho bat les Seychelles (2-1 cumulé), la Somalie élimine Maurice (4-2 cumulé).

Le retour de l’Érythrée sur la scène internationale est remarquable. Après plusieurs années de mise à l’écart volontaire, ce pays se résout finalement à reprendre corps d’avec cette compétition africaine (Can).

Cette page qui se referme ouvre une autre beaucoup plus préoccupante. Il s’agit de l’effectivité de la tenue du tournoi à date et dans des conditions idoines, celles édictées par les normes confédérales Caf !

L’annonce du 29 mars 2026 à l’issue des travaux du Comité exécutif Caf tenus au Caire concerne le nouveau format de compétition de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations 2027.

Sous l’impulsion de Patrice Motsepe, le passage de 24 à 28 équipes nationales qualifiées à la Can 2027 est motivé par deux arguments :

L’inclusivité, qui selon l’organisateur du tournoi Can offre une large possibilité aux sélections nationales africaines émergentes, qu’elles goûtent aux délices d’une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations.

Des exemples des Comores, Maurice par le passé inspirent grandement, pour indiquer justement le côté positif de l’élargissement ; qu’il dynamise le football continental.

Le volet économique à travers ce levier incontournable lié aux droits TV et au sponsoring, augmente automatiquement les revenus d’après l’approche confédérale Caf.

Plus d’équipes lors d’une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations signifie dans la foulée plus de match à diffuser. On passerait de 52 à 64 rencontres probablement.

Les difficultés sont à prévoir dans cet ordre formel des choses. Parmi celles-ci, la pression accrue sur la sempiternelle question des infrastructures. C’est un point suffisamment critique de la situation.

L’Ouganda-Kenya-Tanzanie peinent déjà à tenir le pari d’une compétition à 24 équipes nationales jusqu’à date. Qu’en serait-il du passage de 24 à 28 sélections désormais annoncées ?

Loger, transporter et permettre à quatre équipes nationales supplémentaires, est certainement cet autre défi logistique à prévoir ! Cela est d’autant plus important, qu’on passe d’un besoin impératif de 6 stades à potentiellement 8 aux normes édictées par la Fifa !

Plusieurs sceptiques s’accrochent sur un volet de baisse du niveau de jeu sur un plan purement sportif.

Ils estiment, qu’il y a une espèce de dilution de la qualité. 28/54 équipes nationales africaines, suppose plus de la moitié de l’effectif des membres Caf, donc du continent se qualifierait à cette compétition.

On pourrait dans la même logique assister à des rencontres aux scores fleuves ou à des matchs très fermés.

Au fait, cet état en même temps qu’il valorise les efforts des petites fédérations nationales techniquement, impose une nouvelle obligation formelle à ce trio déjà en difficulté.

Ces pays font face à une sorte de course contre la montre. Ce qui suppose une pression optimale dans l’exécution des travaux d’infrastructures.

L’échelle logistique de l’événement change subitement et totalement, ce qui inquiète davantage les opinions diverses.

La problématique des stades est un véritable chemin de croix pour ce trio Ouganda-Kenya-Tanzanie.

Actuellement, aucune infrastructure dans ces pays n’est prête à 100%. La Tanzanie a une légère avance avec le stade Benjamin Mkapa. Le Kenya quant à lui est en plein chantier à Kasarani et Talanta City. Ceci, pour ne citer que ces cas !

Ajouter deux sites supplémentaires aux normes Fifa en moins de quinze mois du début du tournoi est quasiment utopique dans un tel contexte.

Le défi de l’hébergement et des transports n’est pas en reste. En passant de 24 à 28 équipes nationales africaines engagées à la 36è édition de Coupe d’Afrique des Nations suppose des milliers de supporters additionnels, des officiels et des médias.

La pression politique est à son comble. Un retrait de compétition deviendrait un cuisant échec pour les dirigeants des États en question.

Envisager un tel séisme politique ne serait d’un bon goût des dirigeants de ces pays pour leur réputation.

La Caf a d’ailleurs dépêché une mission d’inspection musclée au mois de février 2026 dans ces pays, question de mettre la pression, avec en toile de fond un message suffisamment clair du genre : “accelerez ou on délocalise”.

C’est dans ce sens qu’une forte rumeur est née, puis s’est développée au sein des opinions, pour évoquer un éventuel plan B, conçu en cas de défaillances.

Le noeud du problème actuel est la disponibilité des budgets bétons pour pallier toutes les difficultés conjoncturelles. La Caf chacun le sait ne plaisante pas avec les garanties.

Le Kenya s’est acquitté ce 31 mars 2026 des 30 millions USD, pour confirmer son engagement. L’Ouganda et la Tanzanie avaient préalablement réglé leur part.

Mais, cet argent ne représente rien d’autre qu’une espèce de porte d’entrée. Il ne sert pas à construire le moindre m2 d’une tribune.

Ces pays vont certainement se livrer à un cycle d’endettement vertigineux, pour tenter de solutionner les difficultés en cours.

Au Kenya on évalue la construction du stade Talanta Sport City à 340 millions USD. L’Ouganda investit 129 millions USD pour le stade Hoima. La Tanzanie s’appuie sur une croissance économique solide, pour rénover le stade Benjamin Mkapa et construire à Arusha et Zanzibar grâce aux différents partenariats.

Le coût caché de cet élargissement est préoccupant. En passant de 24 à 28 équipes nationales africaines engagées à la 36è édition de Coupe d’Afrique des Nations 2027 suppose :

+15% à 20% de budget supplémentaire, ce qui n’a pas été prévu lors de l’attribution de la compétition à ces pays ;

L’urgence de revoir les sites de secours qui n’étaient pas prévus au départ devront accueillir les matchs des Groupes ;

Une nette augmentation des coûts liés à la sécurité, au transport entre autres pour gérer ce flux additionnel des quatre sélections nationales africaines de dernière minute.

En somme, l’état actuel des choses n’est pas au sourire. La Tanzanie avance dans les travaux malgré l’énorme nouvelle pression. Le Kenya joue la course contre la montre. L’Ouganda s’emploie absolument à bousculer la tendance actuelle, pour se mettre à l’abri d’éventuelles mauvaises surprises.

Les gouvernements de ces pays savent désormais qu’ils n’ont pas droit à l’erreur. La période qui va de mars à août 2026 est cruciale pour ces pays d’Afrique de l’est, doivent impérativement éviter tout camouflet à venir…

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