La 11e édition mondial féminin U20 Colombie 2024, se poursuit désormais sans aucune équipe africaine. Les deux dernières rescapées, ont été vaincues à l’étape des huitièmes de finale. En cette circonstance, il serait utile, qu’on s’attarde sur des volets spécifiques, ayant un trait avec ce football jeunes en Afrique.

Les éliminations du Cameroun face au Brésil (1-3 buts), et du Nigéria devant le Japon (1-2 buts), ont sonné la fin de participation des équipes africaines, à cette 11e édition du mondial féminin U20 Colombie 2024.
* Rappels
Le tournoi en question a enregistré au départ quatre (4) équipes du continent africain sur les vingt-quatre (24) qualifiées dans l’ensemble.
L’Afrique s’est ainsi faite représentée par les équipes du Maroc, Ghana, Cameroun et Nigéria. Elles se sont qualifiées sur la base de performances réalisées localement, c’est-à-dire lors des rencontres jouées et remportées sur le théâtre des opérations en Afrique.
Le parcours de ces équipes africaines en phase finale dudit mondial Colombie 2024, ressort des visages distincts et expressifs.
Dans ce sens concret, on dira du Maroc et du Ghana, que ces deux équipes nationales n’ont pas franchi la phase de Groupes, pour atteindre les huitièmes de finale malheureusement.
Par contre, le Cameroun et le Nigéria qui se sont qualifiés pour le tour suivant, sur la base de performances louables, n’ont pas comblé les attentes du continent ensuite.

* Regard critique
Cette compétition des jeunes footballeuses U20, a une fois de plus marqué les esprits assoiffés de succès rayonnants.
À la vérité des faits, les U20 du continent africain ont laissé un arrière-goût d’amertume à l’issue de l’élimination du Cameroun et du Nigéria à l’étape des huitièmes de finale.
Cet état est compréhensible sur un plan, et non dans l’ensemble. Les adversaires d’en face ont de solides références en la matière.
Pour étayer ce propos, on dira du Brésil vainqueur du Cameroun, qu’il a occupé le 3è rang lors de l’édition précédente du mondial U20, Costa Rica 2022. Dans le même cadre, le Japon était désigné vice-champion, vaincu par l’Espagne tenante du titre.
On comprend sur cette base, que la marche était forcément haute pour les équipes africaines, si l’on s’en tient uniquement ; à ce volet de performance et de régularité.
Toutefois, ces données particulières ne suffisent pas à convaincre fondamentalement, puis à en faire une règle dans l’absolu.
Historiquement, le Nigéria est allé à l’étape des demi-finales plus d’une fois, dans l’histoire de cette compétition U20. Ce qui suppose, que les africaines pouvaient se frayer un chemin digne de considérablement durant cette compétition. Hélas…!
L’illustration parfaite vient de cette reconnaissance justifiée : “La Fifa a ainsi posé son regard sur six footballeuses qui se sont distinguées au premier tour” (Sources/Fifa).
Sur cette base de performances établies, par l’instance faîtière du football mondial, par ailleurs organisatrice du mondial en question. L’Afrique a été distinguée, grace à la jeune nigérianne Chimiaka Okwuchukwu.
Les propos inscrits sur les tablettes de la Fifa indiquent :
“Les buts inscrits en fin de premier tour par Chiamaka Okwuchukwu contre l’Allemagne (revers 3-1) et le Venezuela (victoire 4-0) ne sont que la partie émergée de l’iceberg.
L’avant centre des Super Falconets est en effet un rouage essentiel de son équipe, capable de peser dans bien des domaines sur le déroulé des phases offensives.
En mesure de jouer sur les deux ailes ou bien dans le coeur du jeu, la jeune joueuse de 19 ans a aussi des capacités hors normes pour conclure les actions de son équipe ou déclencher la dernière passe.” (Source/Fifa)
Au bout du compte, la footballeuse conclut en disant : “Je veux devenir un exemple à suivre.” (Source/Fifa).
Ce volet parmi tant d’autres, montre clairement le potentiel disponible en Afrique. Il est bon d’indiquer, que 21 joueuses /équipe × 24 équipes = 504 joueuses, prenaient part d’entrée de jeu au mondial U20 COLOMBIE 2024. Faire partie des six (6) meilleures joueuses n’est pas un aspect à négliger aucunement.
Au contraire, cela renvoie certainement à une réflexion profonde ; sur quoi faire, comment faire, quand faire et pour quoi faire ?

* Nécessités
Au regard des données disponibles dans l’ensemble. Il est justifié, qu’on interroge les éléments qui débouchent au succès.
En réalité, c’est toujours indispensable à chaque occasion, de se remettre en question. Ceci est digne d’intérêt, pour sa survie et son rayonnement.
Le football des jeunes en Afrique mérite une fois de plus une attention particulière. C’est à ce niveau, qu’on construit l’édifice du futur. La fondation pour le dire simplement, passe par une très bonne organisation structurelle et fonctionnelle de chaque activité globalement.
Le succès n’arrive pas au hasard. Il se réalise de façon progressive, cohérente et bien mesurée. Les approximations et autres improvisations n’ont aucune place, là où s’impose la vraie rigueur.
La démarche qui s’articule autour des principes de base n’est pas un simple fait, qui sortirait d’où le bon sens ne reconnaît sa valeur.
Il est indispensable, qu’on se réveille, en prenant conscience des enjeux actuels et ceux à venir.
Le monde est concurrentiel à ce jour. Tous ces changements que l’on perçoit au quotidien, s’appuient sur des innovations permanentes. Suivre la cadence est, ce qu’il y a de meilleur pour soi-même.

En définitive, une compétition s’achève pour le continent africain, avec un brin d’espoir pour l’avenir.
Il est judicieux, qu’on s’examine soigneusement, pour effectivement déterminer le sort à venir.
Cette dimension des choses est indispensable dans l’ordre absolu du monde en pleine mutation. Se mettre volontairement en marge du progrès et du développement dans le cadre de cette activité, serait desservir les intérêts du football continental. À chacun de tirer les leçons, tout en prenant ses responsabilités…





















