L’officialisation de la candidature de l’actuel président d’honneur de la Fédération Japonaise de Football et membre du Conseil de la Fifa en date du 05 novembre 2026, a fait large écho au sein des opinions diverses. Elle insuffle un vent de suspense extraordinaire et surprenant à la fois, en vue de l’échéance capitale du 18 mars 2027 à Rabat au Maroc. Que retenir fondamentalement d’un tel pari époustouflant ?

Une grande surprise a marqué les esprits le jeudi 05 novembre 2026. Il s’agit évidemment de cette candidature de Kohzo Tashima, que plusieurs ne prévoyaient guère dans leur ordre formel des choses.
Des propos recueillis auprès du journal anglais “The Guardian”, il ressort que Kohzo Tashima affirme à l’annonce de sa candidature certains points clés se rapportant à sa démarche :
“Je suis reconnaissant de pouvoir faire cette annonce avec le soutien total de la Fédération Japonaise de Football. Il ne s’agit pas de gagner ou de perdre, mais de communiquer clairement au monde entier l’honnêteté, la rigueur et l’intégrité que le football japonais a cultivées jusqu’à présent. Je crois que c’est ce dont la Fifa a besoin aujourd’hui, et c’est précisément ce que nous avons toujours défendu. J’ai décidé de me présenter à la présidence de la Fifa afin de défendre ces valeurs auprès du monde entier.” (Kohzo Tashima, extrait du journal The Guardian).
La grille de lecture indique qu’une ligne de crête a été franchie. Elle intervient justement à la suite de ces propos révélateurs d’une situation déplorable et décevante à la Fifa, selon des regards avisés et de la logique formelle qui se dégage aux yeux du bon sens.
On croit souvent que, le plus dur est d’arriver au sommet. On mesure l’effort à la pente, la sueur au nombre de pas, et l’on oublie que la montagne ne s’arrête pas au dernier rocher.
Pourtant, l’histoire est pleine de ces victoires célébrées trop tôt, de ces triomphes évanouis à la dernière seconde, parce qu’on a cru le destin plié d’avance.
La certitude est un piège confortable ; elle endort la vigilance juste au moment où le vent tourne.
Rien n’est acquis, pas même l’évidence. Jusqu’au dernier souffle, Jusqu’au dernier mètre, le jeu reste ouvert et la chute demeure possible autant que la consécration.
C’est là que réside toute la beauté de l’effort : il exige d’être tenu jusqu’au bout. Le véritable n’est pas d’avoir mené la course pendant l’essentiel du parcours. Mais, de franchir la ligne avec la même intensité qu’au premier jour, conscient que, tant que l’histoire ne s’achève pas, tout reste à écrire.
À l’approche du Congrès de Rabat du 18 mars 2027, les états-majors du football mondial semblaient s’être endormis dans une certitude confortable.
D’un côté, une machine bien huilée, adossée à des blocs continentaux verrouillés à coup de consensus et de promesses d’investissements.
De l’autre, l’illusion d’un plébiscite couru d’avance, où le trône de la Fifa semblait déjà réattribué, sans qu’un seul coup de sifflet ne soit donné.
Puis, la surprise est venue de Tokyo. En portant la candidature de Kohzo Tashima, la Fédération Japonaise de Football a brisé le miroir aux alouettes de l’unanimité obligée.
Un mouvement audacieux, presque subversif, qui rappelle une vérité élémentaire que, les puissants oublient trop souvent cette réalité évidente : dans la sphère géopolitique comme sur le rectangle vert, rien n’est jamais acquis tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie.
Kohzo Tashima le sait parfaitement : le combat s’annonce titanesque, face aux réseaux solidement ancrés du Président sortant Gianni Infantino.
Mais, toute candidature dissidente à le mérite de réveiller les consciences, d’obliger les alliances de façade à révéler leurs failles. Et, de rappeler que, l’avenir d’une institution mondiale ne se dicte pas par décret.
Rien n’est joué pour personne. Le scrutin du 18 mars 2027 ne sera pas un plébiscite unilatéral. Mais un test de vérité.
Entre les certitudes du sommet et la volonté souterraine du changement, le match vient à peine de commencer, et les véritables surprises se cachent souvent dans les urnes du dernier jour.
En définitive, rien n’est jamais acquis jusqu’à l’aboutissement final. C’est une vérité absolue, d’une grande force.
Cette phrase agit comme un rappel à la vigilance et à l’humilité, qu’il s’agisse de grands projets de vie, de compétitions sportives, comme on le voit souvent dans les retournements de situation les plus imprévisibles, ou des combats personnels.
Rien n’est jamais figé tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie. C’est précisément cette incertitude qui donne sa saveur à l’effort, et qui fait que chaque étape compte jusqu’au tout dernier souffle…





















