vendredi, octobre 16, 2026

La Confédération africaine de football, Caf, a exprimé son soutien à Gianni Infantino au plus fort de la crise du Fifa Forward Enterprise. Ce soutien institutionnel est l’œuvre du Comité exécutif via le Président Confédéral Caf, Patrice Motsepe. Cet alignement discipliné des 54 fédérations nationales africaines vaut-il droit à une assurance collective en vue de l’échéance électorale du 18 mars 2027 ?

. Les rides de l’histoire

Le constat est suffisamment clair au regard du passé historique de la Confédération africaine de football en matière de vote. Le bloc des 54 associations nationales africaines n’a jamais été monolithique.

En remontant le cours de l’histoire, on se rend à l’évidence que ; le vote du bureau exécutif de la Caf, jamais n’a garanti cet alignement discipliné, auquel fait allusion certains responsables à la tête de la Confédération africaine de football, Caf !

Le vote traditionnellement est à bulletin secret, pour qu’on sache ou détermine avec précision les choix opérés par les électeurs du continent. Les révélations du vote arrivent tardivement après coup.

Il est indéniable que, pour la prochaine élection du Président de la Fifa, le 18 mars 2027 à Rabat, l’Afrique ne va pas en rang serré. Ceci au plus fort des clivages en cours dans le football africain.

Les différents facteurs de dissidence relèvent l’absence d’union et de communion d’esprit, pour une élection à haute intensité. Ce qui vraisemblablement érode l’idée d’un choix unique, porté en faveur d’un candidat quelconque.

. Un vif rappel historique

Il se rapporte justement à ce type de situation où, l’on a assisté à un “vote dissident” en défaveur du candidat africain face autrefois.

Il s’agit du précédent ayant eu lieu en 2002. Le Président de la Caf d’antan Issa Hayatou, affrontait le Président sortant à la tête de la Fifa Joseph Sepp Blatter !

Manifestement, il y a eu une sorte de vote éclaté, défavorable au candidat africain ce jour du scrutin. De nombreuses fédérations nationales africaines avaient rompu la ligne initiale ; celle d’un soutien indéfectible au candidat Issa Hayatou et portaient de fait leur choix à Joseph Sepp Blatter.

Pourtant au départ, toutes les 54 associations nationales africaines promettaient chacune sa voix à Issa Hayatou. Au comble du malheur ou du désespoir, c’est massivement que, l’on a voté différemment dans l’isoloir, à l’abri de tout regard et d’aucune pression extérieure !

Cet état détermine un point de référence, s’appuyant sur le cas précis, pour faire une projection quant à la future échéance électorale du 18 mars 2027.

Cela suppose en d’autres termes ; que rien n’est acquis à l’échelle du continent africain, pour les futures candidats au poste de Président de la Fifa.

Quels sont les axes de divergences autour de la gestion globale du football africain, justifient ces écarts ennuyeux ?

. La problématique des réformes

Il est indéniable qu’à ce jour, de vifs grincements de dents surviennent avec ces tensions autour des réformes, et calendriers autour de l’activité footballistique mondiale voire africaine.

L’impact que cela produit sur la compétition phare qu’est la Coupe d’Afrique des Nations déplaît considérablement.

Ceci est le fait d’une saturation du calendrier international, qu’impose les maîtres du jeu à partir de la Fifa.

Le cas le plus troublant est celui de l’élargissement du format du Mondial des clubs à 32 clubs justement. Cela a occasionné une reprogrammation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 injustement !

L’agacement qui vient de plusieurs responsables de fédérations nationales africaines relève incontestablement de ces décalages répétitifs. L’impression qui se dégage au sein des esprits est simplement ; un manque de respect et de considération pour le football continental.

Les compétitions africaines sont pour ainsi dire placées à l’autel du sacrifice, au profit des tournois mondiaux. Ce qui pousse forcément à la révolte silencieuse, en attendant l’instant “t“, pour se prononcer opportunément !

La redistribution des retombées pose problème à plusieurs niveaux d’évaluation.

Les fédérations nationales africaines dite “grandes” tirent toutes seules les profits desdites compétitions nouvelles. Cette manière d’opérer, renforce les écarts entre fédérations nationales du continent. Ce qui est ennuyeux dans l’ensemble.

Les autres moins nanties trouvent que, les retombées financières à elles reversées, sont très insuffisantes, pour résoudre les problèmes récurrents, liés au coût de l’inflation sportive.

. L’autre volet de l’affaire porte étroitement sur les divisions géopolitiques régionales

-L’Unaf qui couvre l’Afrique du Nord, comprend des pays au poids financier important. C’est le cas de l’Algérie, l’Égypte, le Maroc ont des relations étroites avec de réseaux influents du monde footballistique européens et du Proche-Orient.

Il y a ce volet arbitrage lié à ces alliances géopolitiques, qui peuvent influencer les choix futurs desdits pays issus de l’Unaf. Ces liens de dépendance ou de collaboration sont très importants en pareille circonstance.

-L’Ufoa A & B, qui couvre l’Afrique de l’ouest et l’Uniffac qui s’étend sur l’ensemble de l’Afrique du Centre regorgent plusieurs associations nationales ; dont la stricte dépendance aux fonds Fifa Forward les rend plus sensibles, dans un contexte électoral du genre à venir, le 18 mars 2027.

Ces subventions sont une source de survie, pour ces fédérations nationales aux budgets suffisamment faibles, pour l’atteinte des objectifs prioritaires rattachés aux exigences du moment en football.

Ce préjudice énorme est un problème qui pose de gros ennuis à la bonne conscience, notamment face à des offres plus juteuses !

Il est possible que, de nombreuses propositions viennent déjouer les recommandations de la Caf, face aux exigences, besoins et autres intérêts majeurs de ces associations nationales africaines en question.

. L’effet et l’entrée en jeu de la diplomatie

Selon les données recueillies dans le cadre de la coopération technique, plusieurs fédérations nationales africaines sont unies à l’Uefa dans ce cadre précis. Il s’agit principalement des stages d’entraîneurs, la dotation d’infrastructures, les matchs amicaux entre autres.

Au cas où, l’Uefa, la Concacaf et l’Afc parviennent à désigner un candidat unique consensuel, cette union solide pourrait déverrouiller le cadenas scellé par le lobbying intense de Gianni Infantino en Afrique.

15 à 20 fédérations nationales africaines pourraient rallier cette nouvelle cause. Et, faire basculer la tendance édictée par le Comité exécutif de la Caf honteusement.

Elle qu’on reproche ; de n’avoir pas au préalable reçu l’onction des associations nationales africaines proprement dites, pour parler en lieu et place de l’ensemble, sur des questions aussi sensibles voire délicates.

La Caf pourrait payer cash le prix énorme de son imprévoyance maladive lors de l’ensemble des opérations de vote du 18 mars 2027, si la tendance actuelle, celle liée à cette sorte de désunion mondiale prononcée contre Gianni Infantino se confirme davantage.

En somme, l’unanimité affichée dans le communiqué Caf sur le soutien des fédérations nationales du continent africain à Gianni Infantino est un simple engagement du Comité exécutif de l’instance faîtière du football africain.

C’est un engagement de façade au propre et au figuré. D’autant que, les négociations individuelles d’ici le 18 mars 2027, détermineront combien de fédérations nationales africaines, choisiront de rompre les rangs lors du scrutin.

Toutes ces dynamiques électorales n’ont pas livré de verdict jusqu’ici. Ceci en attendant l’histoire de la prochaine élection à la Fifa, dont l’issue reste incertaine et un gros mystère pour la connaissance humaine…

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