vendredi, octobre 16, 2026

L’annonce du retrait volontaire ou de la démission forcée du technicien franco-marocain Walid Regragui de la tête des Lions de l’Atlas est officielle depuis le 05 mars 2026. De la rumeur à la réalité des faits, l’opinion est désormais fixée sur les contours d’une telle situation. Qu’en est-t-il des données recueillies sur cette séparation ?

L’insuccès du Maroc à remporter la 35è édition de Coupe d’Afrique des Nations fait des vagues. Celle en question concerne le principal responsable technique de l’équipe. Walid Regragui a loupé l’objectif de départ, celui qui consistait justement à remporter le trophée final, qui pis à domicile. La suite est sans doute ce départ diversement interprété.

. Les contours

L’engagement moral de Walid Regragui est certainement la cause de son départ du onze national du Maroc ce 05 mars 2026, à l’issue de la conférence de presse organisée sur cette question.

Walid Regragui, conscient de n’avoir atteint l’objectif principal de remporter la Coupe d’Afrique des Nations 2025 s’est senti à l’étroit, obligé de quitter cette fonction qu’il occupait depuis le mois d’août 2022.

. Les motivations

Il s’agit d’une part de l’usure mentale, après la prestation glorieuse du Mondial 2022, à laquelle le Maroc brise le terrible verre de glace en atteignant la demi-finale dudit tournoi. Ce qui est un poids difficile à soutenir dans la durée ;

Ensuite, s’impose cette fin de cycle marquée par l’incapacité du technicien Walid Regragui a renouvelé le jeu de son équipe, dont chacun des adversaires savait désormais comment le contourner et prendre le dessus sur les Lions de l’Atlas ;

L’humilité aussi fait partie des options de Walid Regragui, qui a compris qu’une démission est nécessaire, en vue de créer une sorte d’électrochoc au sein du groupe de joueurs, une manière particulière de les placer à l’abri des critiques médiatiques voire populaires.

. Les enjeux

C’est le basculement vers un renouveau à travers :

La stabilité au sein de l’équipe. L’impact est d’éviter cette cassure au sein du groupe de joueurs. Lequel s’était habitué à Walid Regragui, dont plusieurs en faisaient un parent ;

Les échéances compétitives à venir sont en ligne de mire. Notamment le Mondial 2030 qui se jouera aussi au Maroc, avec des attentes et prétentions élevées sont ces objectifs affichés. C’est une affaire de vision à long terme à mettre en avant ;

La gestion de l’héritage de Walid Regragui est un lourd fardeau à transporter. Il a placé la barre à un niveau bien élevé, si bien que la tâche de son successeur ne sera pas une mince équation à résoudre.

. Les leçons

Le départ de Walid Regragui est le point de départ des exigences renouvelées, liées à ces émotions incontournables et permanentes.

Traditionnellement, il est plus facile d’atteindre le sommet que de s’y maintenir. Voilà le défi à faire mieux que cet héritage laissé par Walid Regragui. On verra justement si la mutation tactique annoncée produira les résultats attendus par les millions de fanatiques accrochés au succès des Lions de l’Atlas. Cette équipe n’est plus à inscrire dans la catégorie des outsiders, plutôt de favoris à l’échelle mondiale.

Il est opportun en football de toujours choisir le bon moment pour faire les choses. Une démission précoce est une forme d’abandon. Attendre très longtemps après de nombreux échecs est nocif dans la suite de sa carrière.

Walid Regragui a bien saisi la nuance, pour éviter le pire !

Les derniers propos de Walid Regragui lors des adieux :

La nécessité d’opérer des changements “Je pense que l’équipe a besoin d’un nouveau départ avant la Coupe du Monde, d’une vision pour continuer à progresser. Ma décision de partir s’inscrit dans une logique d’évolution et non de renoncement.” (Walid Regragui, conférence de presse du 05 mars 2026).

Au sujet de son héritage, il déclare ceci : “Aujourd’hui, je pars en laissant une équipe solide qui connaît sa valeur et n’a plus peur d’assumer ses ambitions. C’est une équipe décomplexée qui peut se frotter aux plus grands.” (Walid Regragui).

Des propos pleins d’émotion sans doute, car même les départs les plus souhaités ont une mélancolie : “Je quitte mes fonctions avec loyauté, gratitude et fierté. Le meilleur reste à venir pour ce pays.” Walid Regragui).

Le bilan chiffré des résultats obtenus par Walid Regragui en 49 matchs : 35 victoires, 9 scores de parité, 5 défaites concédées, environ 100 buts inscrits, 21 buts encaissés, avec une moyenne de points par match évaluée à 2.37.

Les performances lors des compétitions majeures se rapportent à : 4è (Mondial 2022), finaliste Can 2025, 8è au classement fifa à date. C’est simplement remarquable.

Il serait injuste de ne point mentionner ses records : invincibilité avec 32 victoires de suite, 21 buts concédés en 50 matchs disputés, donnant lieu à une moyenne inférieure à 0.5 but concédé par match livré.

En outre, Walid Regragui s’est positivement illustré face à des grandes nations du football mondial, soit en gagnant ou en obtenant des scores de parité (Espagne, Portugal, Belgique, Brésil, Chili).

Une étude comparative sur ses statistiques par rapport à ses prédécesseurs (Vahid Halilhodzic et Hervé Renard) le place en tête sur des volets spécifiques tels que les matchs dirigés, le taux de victoires, la moyenne de points par match, les buts inscrits et encaissés par match, la position du Maroc au classement Fifa.

Le successeur désigné Mohamed Ouahbi (belco-marocain, 49 ans, champion du monde U20 en 2025 avec les Lionceaux) a clairement du pain sur la planche.

Dans ses premiers propos, il a affirmé qu’il ne venait pas opérer une révolution systématique à l’immédiat, préférant étudier à fond l’actuel groupe de joueurs.

Il se dit dans sa nouvelle fonction, qu’il se fera accompagner du portugais Joao Sacramento, ancien adjoint de Mourinho et Galtier, puis de l’ancien international marocain Youssouf Hadji. Il est possible que Andrés Iniesta figure parmi les encadreurs des Lions de l’Atlas en tant que directeur sportif de l’équipe. Cette information reste à confirmer par la fédération royale marocaine de football.

On jugera le nouvel entraîneur au pied du mur, à partir de son entrée en matière du 27 mars 2026 (Maroc vs Équateur, match amical), 31 mars 2026 (Maroc vs Paraguay, match amical), 13 juin 2026 (Maroc vs Brésil, début du Mondial 2026/Groupe C).

Tout compte fait, une page de l’histoire des Lions de l’Atlas se referme avec Walid Regragui, une ère nouvelle débute avec Mohamed Ouahbi. L’espoir d’une suite logique dans la conquête des résultats flatteurs est l’option primordiale que scrute attentivement les passionnés de football africain…

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