LaCaf a rendu public un communiqué de presse sur son site internet ce 05 mars 2026. Lequel annonce le report de la Can féminine du 26 juillet-16 août 2026 et non plus du 17 mars-3 avril 2026. Ce changement en même temps qu’il préoccupe suffisamment les esprits, interroge sur plus d’un aspect. Quels sont les contours et les points d’ombre d’une telle situation ?

Rumeurs, polémiques et autres annonces tonitruantes ont fait large écho ces temps derniers autour de la tenue ou non de la Can féminine au Maroc et à date, selon les indications de départ fournies par la Caf autour de cette compétition.
Le communiqué de la Caf du 05 mars 2026 débute par des propos questionnables :
“En octobre 2024, la Confédération Africaine de Football (“CAF”) a attribué au Maroc l’organisation de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Féminine (“WAFCON”) 2026, initialement prévue du 17 mars au 3 avril 2026.
Après des discussions entre la Caf et ses partenaires, la Fifa et autres parties prenantes, la Caf a décidé de reprogrammer les dates de la TotalEnergies CAF WAFCON 2026, du 25 juillet au 16 août 2026, afin d’assurer le succès de cette importante compétition féminine, compte tenu de certaines circonstances imprévues.
Les préparatifs pour TotalEnergies CAF WAFCON 2026 sont en cours et toutes les parties sont confiantes quant à sa réussite.“ (Annonce Caf du 05 mars 2026).
Des remarques visibles sont à relever :
Tout d’abord, la Caf annonce le nouveau report aux dates du 25 juillet au 16 août 2026, sans explicitement confirmer le maintien de la compétition au Maroc.
Il est évident qu’un malaise diplomatique existe dans cet amas confus. La sortie médiatique du ministre sud-africain des Sports qui dénonce la mauvaise gestion du dossier, accusant de fait le Maroc de “prendre en otage” le football féminin. Il dit être prêt à reprendre l’organisation au pied levé.
En plus, le choix des mots “circonstances imprévues” et des discussions avec la Fifa et autres partenaires pour justifier ce report questionne étrangement.
La curiosité renvoie aussi au fait de ne pas mentionner le “Maroc” dans le titre (WAFCON TotalEnergies CAF Maroc 2026) par exemple ou dans le corps du communiqué. Ce qui suggère deux hypothèses :
Soit il s’agit d’une simple omission technique, la Caf se concentrant essentiellement sur le calendrier global ;
Soit une sorte de réévaluation est en cours. Dans ce cas précis, des négociations se feraient en coulisses pour savoir effectivement si le Maroc maintient la compétition ou si un plan B alternatif (avec l’Afrique du Sud) serait en pleine activation ;
Les conséquences réelles de ce flou entretenu font dire du Maroc, qu’il demeure officiellement le pays hôte du tournoi. Puisqu’à date aucun retrait officiel n’a été prononcé sur la question.
Néanmoins, l’absence de clarification en terme de confirmation dans le dernier communiqué Caf du 05 mars 2026 alimente toutes les spéculations.
Cela créer un type d’incertitudes majeures pour deux raisons essentielles :
Les associations nationales dont les équipes sont qualifiées doivent revoir leurs préparatifs ;
Les supporters jusque-là ne savent pas avec précision quelle destination prendront-t-ils ?

Il y a des évidences qui trahissent le jeu actuel autour de cette affaire :
La gestion du calendrier des compétitions Caf est un véritable “casse-tête”. L’instance faîtière du football africain ne parvient pas jusqu’à présent à stabiliser son calendrier ;
L’impact sur la préparation des équipes indique une démobilisation immédiate. Car à deux semaines du début de la compétition les équipes nationales étaient en plein stage avec à la clé des matchs amicaux ;
Les enjeux de qualifications au Mondial féminin Brésil 2027 avec un timing trop serré. Les sélections nationales africaines auront peu de temps pour se préparer à fond ;
L’indisponibilité de certaines joueuses évoluant en Europe est à envisager. D’autant que le mois d’août correspond très souvent à la reprise des championnats majeurs.
En définitive, il est possible que la Caf joue la montre. Pour ainsi dire, elle a fixé les dates pour calmer le jeu. Aussi, l’instance faîtière du football africain a laissé la question du lieu en suspens, probablement pour finaliser des arrangements politiques voire logistiques de dernière minute.
Une fois de plus, le football africain est pris entre plusieurs enjeux aux visages masqués. La suite dévoilera sans doute les détails enfuis jusqu’ici…





















