vendredi, octobre 16, 2026

Le traditionnel ballon d’or France Foot a dévoilé ses lauréats ce 22 septembre 2025, au théâtre du Chatelet à Paris. Treize (13) récompenses ont été attribuées aux différents vainqueurs. Le jury était composé de 100 journalistes (chez les hommes) et 50 (chez les femmes). Ils viennent du monde entier. Trois critères bien précis ont départagé les concurrents aux différents titres. C’est précisément la 69è édition chez les hommes et la 7è chez les femmes. L’Afrique a une fois de plus brillé par son absence au final. Elle n’obtient aucune récompense dans son escarcelle. Quels sont les contours d’une telle nouvelle déconvenue ?

Décidément, les années se suivent et se ressemblent pour l’Afrique. Le fameux ballon d’or France Foot 2025 vient confirmer cette tendance qui manifestement, l’éloigne du cercle très fermé des lauréats à ces prestigieuses récompenses. On dirait qu’une sorte de malédiction s’est abattue sur l’ensemble des acteurs de cette partie du monde. Une hirondelle ne fait pas le printemps. L’époque où George Weah remportait cette distinction est lointaine. L’Afrique peine à rééditer cet exploit majeur pour des raisons évidentes.

Les contours de ce ballon d’or s’articulent autour des points suivants :

. Jury

Il est composé de journalistes du monde entier (100 hommes et 50 femmes). Ils représentent les pays qui occupent les 100 premières places au classement Fifa. Ce sont eux qui désignent chacun les 10 meilleurs sur la base d’une liste proposée par le duo France Foot et le journal l’Équipe ;

. Le barème

Il indique pour l’attribution des points, que ces dix premiers obtiennent par order décroissant ce qui suit :

1er (15 pts), 2è (12 pts), 3è (10 pts), 4è (8 pts), 5è (7 pts), 6è (5 pts), 7è (4 pts), 8è (3 pts), 9è (2 pts), 10è (1 pt) ;

. Critères

Ils sont au nombre de trois (3), en vue de départager les concurrents :

1)Performances individuelles, caractère décisif et impressionnant ;

2)L’aspect collectif et les trophées remportés ;

3)La classe et le Fair-play ;

. Découpage temporel (édition 2025)

Il s’agit de la période allant d’août-décembre (2024) & janvier-juillet (2025) ;

. Les nommés africains

Ils sont trois (3) au cours de cette édition 2025, parmi les trente (30) nommés chez les hommes. Ils s’agit :

Mohammed Salah (Liverpool/Égypte), Achraf Hakimi (PSG/Maroc), Serhou Guirassy (Borussia Dortmund/Guinée) ;

. Les récompenses attribuées

Elles sont au nombre de treize (13) :

Ballon d’or masculin & féminin ; Trophée Kopa (meilleur jeune joueur & meilleure jeune joueuse) ; Trophée Yacine (meilleur gardien & meilleure gardienne) ; Trophée Cruyff (meilleurs entraîneurs d’équipes masculine & féminine) ; Trophée du meilleur club masculin & féminin ; Trophée Gerd Muller (meilleur buteur & meilleure buteuse de l’année) ; Prix Socrate (pour l’engagement social).

. Problématique sur l’insuccès de l’Afrique

En aval, il se pose une question de formation et de suivi des jeunes footballeurs confondus. La formation des formateurs est questionnable. Les moyens matériels et financiers ne sont pas suffisamment disponibles. L’absence d’infrastructures de proximité est un véritable goulot d’étranglement. L’organisation constante de compétitions et tournois majeurs (nationaux et internationaux) peine à convaincre selon ce qui se perçoit minimalement ailleurs ;

En amont, l’organisation rationnelle de compétitions sur des infrastructures de qualité pose problème. En plus ces infrastructures de qualité n’abondent pas sur l’étendue des différents territoires. Le recyclage permanent des encadreurs techniques ne se ressent pas dans la pratique quotidienne de l’activité. On dirait qu’on est encore éloigné des standards mondiaux en la matière. L’absence de ressources financières suffisantes est une vive préoccupation. La compétitivité des acteurs est en deçà des attentes, faute de motivation suffisante. L’absence d’innovation freine toute dynamique de développement. Il faut adapter les compétitions locales aux normes internationales, en fonction des ressources disponibles. Éviter l’érosion par un départ prématuré d’acteurs à la recherche d’herbe verte ailleurs ;

Responsabilité fédérale, consiste à remplir efficacement les missions assignées. Il faut rompre avec les approximations. Éloigner le chagrin et les frustrations en luttant contre toutes ces formes d’abus. Mettre l’accent sur les piliers de la gouvernance (intégrité, transparence, mécanismes de contrôle, démocratie, développement durable). Créer un climat apaisé et attractif autour de l’activité etc.

Responsabilité des pouvoirs publics, se résume à un accompagnement croissant, en accordant des ressources indispensables dans la mesure des possibilités. C’est une question de volonté politique.

En définitive, le train du changement est à prendre sans façon et absolument. Il importe de s’assurer un bon moule de production en Afrique, en vue de relever ces grands défis du moment. Ce qui fait bonne recette ailleurs peut servir ici en Afrique. Cela prendra du temps. Mais, il faut se lancer dans la voie du changement. Tout cela passe forcément par une vision claire, une stratégie efficace, une planification rationnelle, des objectifs fiables et dignes d’intérêts pour l’activité. Autrement que par ce couloir, on s’enfonce davantage et les écarts n’iront que grandissants. Ce serait monstrueux de demeurer figer sur ce qui n’aide pas au développement…

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