vendredi, octobre 16, 2026

La Caf a livré le bilan des activités du Président Patrice Motsepe. Plusieurs éléments de “publication commémorative”, indiquent “la croissance et l’essor du football africain”. Néanmoins, des exclamations subsistent quant à l’effectivité de tous les aspects mentionnés. Il manque des informations précises sur certains volets spécifiques. Quel regard justifie les hauts et les bas d’un tel bilan ?

La Caf fait la part belle aux réalisations du Président en fonction Patrice Motsepe, suite à sa réélection du 12 mars 2025. La publication Caf de ce 14 mars en cours, évoque de nombreux événements, activités confédérales qui font honneur, et beaucoup de bien au football continental.

À ce propos, l’on évoque : la gouvernance dont on dit qu’il y a des améliorations ; le lancement du projet Caf-Fifa Star réalisé à concurrence de deux (2) millions de dollars. Ceci dans le but de professionnaliser l’arbitrage africain ; les clubs engagés dans les compétitions interclubs Caf ont eu à l’étape des préliminaires 50.000 dollard chacun ; les subvention accordées aux fédérations nationales s’élèvent à 400.000 dollars contre 250.000 dollars auparavant. Puis, les unions zonales de 500.000 dollars à 750.000 dollars ; l’augmentation des primes lors de la Ligue des Champions féminine Caf. Elle passe de 2.5 à 4 millions de dollars ; l’audience télévisée au cours de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 situe à 1.4 milliard de personnes étaient concernées dans 180 pays du monde ; la formation des officiels VAR dans les cinquante-quatre (54) associations membres de la Caf, dont on fixe la somme allouée se situe à trois (3) millions de dollars ; l’augmentation des primes aux équipes nationales lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 a augmenté de 40%, le vainqueur ayant perçu sept (7) millions de dollars ; le championnat africain de football scolaire comprend 880.000 filles et garçons, pour le compte de l’année 2023-24 ;

Des indications recueillies, la Caf dans ce même rapport révèle au sujet des investissements dans le football africain : “De croissance totale des investissements (2019-25)”, s’élève à 69%. Cette augmentation dit-on s’est effectuée graduellement, année par année.

De nouveaux investissements introduits (2021-25), on parle du championnat scolaire de la Caf, bénéficie d’un montant de dix (10) millions de dollars, parvenant de la fondation Motsepe.

La Caf mentionne également : “Tendance d’investissements masculines (2019-25)”, est de 63%. Celle des compétitions féminines est de 380%, puis de 50% pour ce qui renvoient aux subventions zonales.

La Caf a prévu des dépenses d’ordre de 75.5 millions de dollars, investissements liés aux compétitions durant l’exercice budgétaire 2024-25.

Selon la Caf :

“La Caf a prévu de dépenser 75.5 millions de dollars pour les compétitions 2024-25.

Des ateliers ont été développés pour aider les clubs et les associations nationales participant aux compétitions de la Caf.

Ils couvrent des sujets tels que la logistique, le marketing et la production télévisée…”

Introduction du concept Team Base (camp de base facilitera les déplacements des équipes…lors de la Coupe d’Afrique…Maroc 2025…

Des ateliers médicaux de grande envergure ont été déployés à travers le continent afin de soutenir le personnel des clubs et des équipes nationales…

L’unité Antidopage de la Caf a fait un travail considérable à travers le continent…”

À vrai dire, ces réalisations de la Caf sont bonnes à l’esprit. Mais, elles s’éloignent à plusieurs niveaux du concret.

Les sommes allouées aux fédérations nationales et unions zonales posent problèmes en matière de gestion. La clarté dans l’usage desdits fonds ne se ressent pas fondamentalement. Surtout, quand on observe attentivement la gestion au quotidien de ce football africain.

De sérieuses difficultés en rapport avec les mécanismes de contrôle frappent à l’oeil nu. Chaque fois, l’absence de ressources financières est évoquée pour justifier des manquements. Ce lot plonge dans la douleur permanente les passionnés de football, malgré tout !

Est-il possible à l’effet de ne point émettre des réserves, à l’évocation des données énoncées par la Caf ?

Le monde change les mécanismes sont les mêmes. Ces nombreuses crises actuellement perceptibles dans l’univers du football à l’échelle africaine sont dues au manque de transparence dans la gestion globale de cette activité.

C’est là une occasion dont se servent les gouvernements pour intervenir énergiquement très souvent.

Dans ce cadre des abus sont dénoncés puisque relevant d’une simple perception. On dirait des complicités maladives, que l’instance faîtière du football africain étale ses limites à affronter ce genre de préoccupation.

L’on ne progresse pas considérablement dans ce football africain faute de rigueur. Son absence plombe suffisamment le développement global de l’activité.

Il y a des améliorations à apporter réellement, si l’on tient au pari d’un développement certain, plus rayonnant et efficace.

À défaut, tout sera servi quoique indigeste, pour le malheur de ce football africain.

Des divisions contre-productives, la stricte dépendance à la Fifa et autres dérives ne pourront jamais détourner les regards de la vérité.

En gros, la Caf se démène à sortir des ennuis dans lesquels elle se trouve. Le véritable problème renvoie à une prise de conscience collective. Puis l’intérêt justifié à se développer, sont un début de solutions saines et durables pour sa propre survie.

Nul n’est à l’abri des erreurs, d’où l’instant d’un rachat salutaire frappe fortement à l’esprit…

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