vendredi, octobre 16, 2026

Comme de tradition, la Caf vient à nouveau de rendre public ses lauréats 2024. C’est une affaire de 19 catégories d’acteurs confondus, ont reçu des distinctions dans ce sens. Ceci en signe de reconnaissance, pour les élus de circonstance. Qu’en est-il exactement ?

L’occasion est ainsi offerte à travers cet événement annuel qu’organise la Caf, pour mener un brin de réflexion.

En gros, et pour un type de considération. L’on notera, que les Caf Awards 2024 du lundi 16 décembre 2024, se sont tenues à Marrakech (Maroc).

Dix-neuf (19) trophées ont été attribués à ceux choisis par la Caf, selon ses critères de désignation.

Les esprits retiendront en substance que ; Ademola Lookman (Nigéria/meilleur joueur), Barbra Banda (Zambie/meilleure joueuse), Ronwen Williams (Afrique du Sud/meilleur portier), sont remarquablement admis dans ce cercle réservé aux seuls “méritants”.

Rien ne relève de l’arbitraire, qui contribue à bâtir l’édifice de ce football continental absolument. Des signes et autres expressions accompagnent le langage courant perçu dans ce milieu ouvert.

. Symbole ; est une marque particulière qui représente l’existence dans le temps, des distinctions attribuées aux meilleurs en Afrique. Cette tradition remonte en l’an 1970, avec l’attribution du premier ballon d’or. Puis, l’usure du temps s’est fait ressentir. On a évolué considérablement selon les exigences du moment, pour s’adapter aux défis présents. Conventionnellement, la Caf est restée dans un couloir ancien, encore en vigueur malgré les rides du temps. Cette mission demeure un impératif de toujours pour le football africain.

. Tutoiement ; l’envie de se hisser toujours plus haut n’est guère un péché. Au contraire, tutoyer la gloire suppose qu’on se sent capable de tutoyer l’obstacle. C’est bien là une attitude responsable et justifiée, quoiqu’il est permis de frôler sans faire tomber comme en équitation. Du moins, la règle cardinale est ce courage avantageux à poursuivre allègrement et sans appréhensions ses ambitions. Les champs d’application sont vastes et réels aux africains.

. Limites ; renvoient certainement à ce qu’on regarde pour comprendre. Il n’est pas question d’intégrer à l’esprit cet absolu qui fait rugir, qu’on ne peut dépasser un point. Les limites du possible existent, pour séparer deux étendues par exemple. Au bout, c’est une question de même valeur incertaine. Le football africain a l’obligation de briser certains liens dans ce sens.

. Exaspération ; dans un ton adapté au contexte de concurrence, ceci renvoie à coup sûr à rendre plus intense les actions de survie au football africain. Le redoublement d’efforts est nécessaire, pour challenger les autres d’ailleurs. Cet état d’intensité extrême pousse au désir de vaincre. Là est également une recette recommandée pour l’amélioration de performances africaines.

. Rayonnement ; comme un soleil, semblable à une chandelle, ou cette lampe qui distille suffisamment de lumière. Les radiations venues de ce football africain ont une influence heureuse, qui émane de ces acteurs radieux. Point n’est besoin au plus profond de sa conscience, qu’on subisse l’enlaidissement. Celui qui rend honteux d’être et être vu. En réalité, cela relève d’un état qui est l’inverse du rayonnement et du triomphe, vivement déconseillé aux acteurs du football africain.

. Fardeau ; fait partie de ces nombreux défis à surmonter. Cette charge pesante qu’il faut lever ou transporter n’est pas une mauvaise chose. Bien plus, ce qui est dur à supporter est nécessairement une épreuve incontournable pour les acteurs confondus à travers le continent africain. Le succès passe forcément par là. D’autant, qu’on juge aussi du poids d’un fardeau aux gouttes de sueur qu’il cause à chaque athlète. Toutes ces douleurs deviennent des délices agréables finalement.

. Acquisitions ; les meilleures sont celles lentes et graduelles, contrairement à ces conquêtes violentes. Il est question aujourd’hui, que celui qu’enrichit la spoliation des biens des acteurs, ne devient que plus indigne de ce qui ravit. La mise à son service par la corruption interroge ces comportements dans le football africain ?

. Responsabilité ; elle concerne l’aspect moral de l’affaire. La nécessité des responsables du football africain de répondre de leurs intentions et de leurs actes devant leurs consciences, interpelle fort à propos. Ils sont clairement tenus par la nécessité morale de remplir un devoir, un engagement, d’assumer leurs promesses aux acteurs du football local et africain globalement.

. Indésirable ; concerne cette morale qui permet de s’examiner, de s’épurer pour éloigner les mauvais gestes et réflexes déroutants. Le football africain ne désire pas accueillir en son sein cette catégorie d’acteurs. Se faire mal tout seul trahit sa propre nature.

. Opportunisme ; il n’est pas question de mettre en avant ce type de conduite ou politique. Laquelle consiste à tirer parti des circonstances, en transigeant, au besoin, avec les principes. Eloignant les axes moraux de l’environnement du football africain. On amasse là, les armes de sa propre ruine, soi disant, qu’on sait exploiter fièrement les occasions. Ceci n’est ni plus ni moins qu’un déshonneur absolu pour l’activité.

. Mixtion ; a un double effet selon les cas. Celle conseillée par les règles, standards universels fait partie des aspects qualitatifs. Tout mélange contre-productif tue certainement à échéance. Voilà qui témoigne davantage des règles conventionnelles en matière de gouvernance.

Au bout du compte, la cérémonie officielle de désignation des lauréats Caf a eu lieu ce lundi 16 décembre 2024. Elle nous offre ainsi, la possibilité de revisiter certains aspects importants du football africain.

Logiquement, on avance régulièrement en tenant compte de ses capacités. Ce qui suppose, qu’une remise en cause effective est nécessaire, pour cheminer dans le sens de l’amélioration. En cela se résume le fond de la pensée. Celle de cette autre réflexion opportune pour la bonne cause…

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