vendredi, octobre 16, 2026

La saison sportive 2023-24 en Afrique, s’est définitivement refermée ce vendredi 27 septembre 2024. L’occasion était offerte aux deux derniers vainqueurs des compétitions interclubs de la Caf, pour qu’ils s’affrontent et déterminent le meilleur de la saison 2023-24. Zamalek (vainqueur de la Coupe Caf) a vaincu l’autre club égyptien Al Ahly du Caire (vainqueur de la Ligue des Champions africaine). Quel regard se fait-t-on, après ce duel des géants ?

Précisément, la rencontre en question Al Ahly vs Zamalek (Supercoupe Caf 2024), s’est jouée au Kingdom Arena Stadium (Ryad/Arabie Saoudite). Le Zamalek encore appelé “Chevaliers Blancs” a vaincu Al Ahly lors de la séance des tirs au but (3 vs 4 buts). Il fallait bien départager les deux clubs, qui durant toute la rencontre, se tenaient étroitement au score (1-1 but) dans un mouchoir de poches.

* Les aspects techniques

Ces derniers renvoient à coup sûr, à neuf (9) éléments techniques dudit match. Ainsi, on notera de ces aspects, qu’ils ressortent ce qui suit :

– Possession de balle : [Al Ahly 48% vs 52% Zamalek] ;

– Tirs effectués : [Al Ahly 6 vs 4 Zamalek] ;

– Tirs cadrés : [Al Ahly 4 vs 2 Zamalek] ;

– Tirs non cadrés : [Al Ahly 2 vs 7 Zamalek] ;

– Corners : [Al Ahly 0 vs 3 Zamalek] ;

– Hors-jeu : [Al Ahly 0 vs 1 Zamalek] ;

– Sauvetage du gardien : [Al Ahly 1 vs 3 Zamalek] ;

– Fautes commises : [Al Ahly 18 vs 7 Zamalek] ;

– Cartons jaunes : [Al Ahly 1 vs 3 Zamalek].

Ces données chiffrées indiquent le niveau élevé de la rencontre. Elle a été émaillée par un incident suffisamment ennuyeux. Après le but inscrit par Al Ahly avant la pause, les joueurs du Zamalek ont comme dans un geste fou, décidé de quitter l’aire de jeu. Fort heureusement, tout est revenu à l’ordre, et la rencontre s’est poursuivie jusqu’à son terme. Zamalek s’en est sorti avec désormais une sixième couronne dans son palmarès, dans cette Supercoupe Caf. Sa dernière distinction à ce même stade remonte en l’an 1994. C’est à présent fait pour cette nouvelle merveille.

* Les constats effectués

Ces derniers sont de plusieurs ordres. On ira dans la foulée des plus simples aux plus compliqués :

– L’appel au réveil selon cet aspect particulier, s’adresse aux différents techniciens africains. Les deux coaches qui se s’affrontaient au cours de cette rencontre sont des expatriés ; Marcel Koller 63 ans est suisse (entraîneur Al Ahly), et José Gomes 54 ans vient du Portugal (entraîneur Zamalek). Du moins, ils démontrent une fois de plus, l’effet indispensable de recourir à l’étranger, en cas de nécessité, pour les besoins de ses ambitions. Ceci n’est qu’une mise en garde, synonyme de sensibilisation en direction des entraîneurs du continent africain, et non une condamnation. Les entraîneurs locaux ont l’obligation, d’interroger cet aspect technique lié aux performances attendues ;

– La formation et le suivi de joueurs ont été à plusieurs occasions évoqués, pour justifier les dysfonctionnements enregistrés dans le football africain. La nécessité de faire davantage, s’impose à présent. Ceci au regard du décalage qui existe, entre les différentes régions confédérales Caf, en termes de production des joueurs de qualité ;

* La politique globale mise sur pied suscite clairement une attraction de taille, les clubs qui disposent de ressources suffisantes, sont ceux qui s’illustrent le plus à l’échelle continentale. Une étude menée en date du 23 mai 2024, ressort sur un échantillon des douze (12) clubs les plus fortunés en Afrique, qu’ils se classent de la manière suivante : 1er Al Ahly [100 millions dollars Usd], 2è Zamalek [25 millions dollars Usd], 3è Petro Luanda [20 millions dollars Usd], 4è Espérance Tunis [16 millions dollars Usd], 5e Wydad AC [12 millions dollars Usd], 6e Mamelodi Sundowns [+10 millions dollars Usd], 7e Young Africans [7.1 millions dollars Usd], 8e TP Mazembé [6 millions dollars Usd], 9e Raja Casablanca [5.5 millions dollars Usd], 10e Simba SC [5.3 millions dollars Usd], 11e AS Maniema [4.5 millions dollars Usd], 12e MC Alger [3 millions dollars Usd]. Voilà qui justifie grandement la régularité de ces clubs au triomphe. Ils disposent de larges possibilités, pour se démarquer des autres moins bien lotis.

* Organisations & structurations de compétitions locales pose problème certainement. Ceci interpelle clairement les différentes associations nationales (fédérations africaines), à qui, il incombe sans détour de langage ; d’assurer et de garantir la teneur de ces aspects techniques ;

* Les exigences soulevées parmi tant d’autres, incitent forcément à booster vers le haut l’ensemble du football africain. On s’ennuie à l’infini, que les simples organisations échappent aux acteurs confondus. Il ne s’agit pas, de disposer absolument d’énormes ressources, pour se tirer d’affaire. Loin s’en faut. Là où s’invite la passion, l’impossible se réalise très souvent. L’on a à chaque échelle de responsabilité, l’obligation de manifester sa dévotion sans limites.

En définitive, l’on est loin des temps meilleurs pour ce qui renvoie à la performance attendue du football africain. Il y a de larges possibilités, qu’on fasse mieux, que ce qui est perçu jusqu’ici. Seule l’imagination féconde gouverne le monde d’aujourd’hui. L’Afrique doit impérativement, suivre la cadence évolutive, qu’impose ces changements. Lesquels s’opèrent à une vitesse ultra-rapide. Il n’est pas tard, pour entamer la marche du changement…

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