vendredi, octobre 16, 2026

La rencontre amicale (Côte d’Ivoire vs Mali), du 12 septembre 2023, n’est pas allée jusqu’à son terme (moins de 45′ de jeu). Qu’est-ce qui pose problème ?



La raison de cette interruption du match, est cette abondante pluie tombée sur Abidjan. Elle a empêché les acteurs, de tenir le pari du spectacle attendu.

Un déshonneur est né, suite à l’état de la pelouse et ses environs, remettent en question, le sérieux du travail effectué jusqu’ici.

Une partie du public s’est exprimé ; par la voie des canaux habituels de communication (radio, Tv, réseaux sociaux…). Ceci, pour mettre le couteau aux plaies, là où, cela touche douloureusement un type de sensibilité.

Le ministre de la communication du pays, par ailleurs porte-parole du gouvernement ivoirien, a pris part à une réunion (hier 13 septembre 2023/primature). Le but était sensiblement, de comprendre, justifier, puis expliquer certaines préoccupations. relatives à la situation de déséquilibre.

À propos des termes entendus, au cours de ladite rencontre. On est en droit, d’examiner les contours explicitement dits ; par l’autorité républicaine (porte-parole du gouvernement). Dans la foulée, on devra aussi questionner le bon sens. Pour, mieux cerner, la réalité de cette affaire peu normale au fond, et dans la forme.



. Le constat douloureux
Les propos du porte-parole du gouvernement ivoirien, sont suffisamment clairs. Ils reflètent la dure réalité des faits. Rien de plus normal, d’indiquer :
“La survenue d’une pluie orageuse exceptionnellement non prévisible a entraîné l’arrêt du match tel que prévu par les règlements de la Fifa” (Amadou Coulibaly/porte-parole du gouvernement/ministre ivoirien de la communication) ;

. Une certitude assez curieuse
Ce que dit Amadou Coulibaly, sur l’homologation dudit stade, est une tradition ancienne :
“Les installations de ce stade ont été homologuées par la Caf, qui a autorisé la tenue de ce match, ne sont pas à ce stade mis en cause”
C’est le hic ! L’autorisation de livrer une rencontre, révèle d’une routine. On veut simplement à l’effet, tester les capacités réelles de l’infrastructure, en conformité avec la norme édictée. Voilà justement, que cette pluie diluvienne est venue à propos, témoigner et inviter à une remise en cause. Laquelle, vraisemblablement mettrait en cause, un type de faiblesse ;



. Faute avouée
Lorsqu’affirme le porte-parole du gouvernement :
“Cette situation exceptionnelle permet toutefois de faire des ajustements nécessaires, pour remédier éventuellement à tout cas similaire”
Tout ce jeu de mots démontre, qu’il y a effectivement problème. Pourquoi tant de nuances dans l’expression ? L’évidence saute à l’oeil nu !

. Thèse inopportune
En soutenant, ce qui est irrelevant dans un tel contexte. On s’ennuie dans un type de démonstration :
“Elle (situation), justifie en tout état de cause, l’organisation de cette compétition en janvier, mois où il pleut le moins dans notre pays”
Les raisons du décalage, de cette édition 2023 de la Can, sont connues et sues du grand public. Est-ce à dire, qu’après le tournoi, ce stade ne sera pas utilisé en toute circonstance ? N’existe-t-il pas une technologie appropriée, qui mettrait à l’abri des intempéries ? Et ces normes internationales, qui prévoient la permanence des intempéries, et l’utilisation en temps souhaité des infrastructures sportives. Cela n’inspire-t-il pas assez sur ces contrefaçons ?



. Paradoxe ennuyeux
L’expression populaire, se fait aussi et très souvent entendre, par le biais des réseaux sociaux. La liberté de ton ne plaît forcément en toute circonstance. Seulement, ces vérités et contrevérités trouvent un juste équilibre, quelque part. Tous les avis, jugements sont à intégrer, dans la logique d’une bonne gouvernance. C’est l’humilité, qui recommande, dicte ce rabaissement. Douloureusement, et à contrario :
“Je ne m’informe pas sur les réseaux sociaux. Ce sont des lieux d’expression, d’émotion et où malheureusement tout le monde est expert” (Amadou Coulibaly) ;

. Une ironie déplaisante
“Parler de prendre des sanctions, je ne sais pas comment sanctionner le ciel” (Amadou Coulibaly).
Cette façon de faire, exprime à n’en point douter une gêne considérable. La situation vécue, lors de cette rencontre interrompue dans de conditions questionnables, mérite plus d’attention et de réflexion. En déplaçant le vrai problème ailleurs, on ne tire aucun honneur. Au contraire, les esprits aiguisés perçoivent à présent, le niveau de culpabilité !



. Une Absence d’inspiration
Face à de difficultés, on prend tout d’abord du recul, selon la sagesse ancestrale. Puis, suivent tour à tour la réflexion, la délibération et l’action qui couronne le précieux et délicat processus. En écoutant ces autres propos, on se perd considérablement :
“Il a décidé de pleuvoir, une pluie exceptionnelle. Je ne vois pas en quoi, pour un événement naturel, il y aurait des sanctions à prendre”


Le porte-parole persiste dans l’erreur. Toutes les sommes allouées à la construction de ce stade, ne prévoyaient-t-elles pas, la mise en œuvre de conditions indispensables, suffisantes à pallier cette situation rocambolesque ?

La question ici reviendrait, à se dire “Qui n’a pas fait quoi, et pourquoi ?”. C’est plus intelligent ainsi. Au lieu de distraire l’opinion, bousculée par ce grand déshonneur !

Et la part de ces médias internationaux, qui en parlent, depuis la survenue de ces scènes détestables. Sont-t-ils, eux-aussi des insensés ?

Ces populations (contribuables), n’ont-elles plus le droit, d’affirmer, que ce chantier du stade a, à lui tout seul absorbé 167 milliards de francs Cfa (selon ces personnes interviewées) ?


. Une incongruité
“Quand des ouvrages sont construits ; que ce soit des routes, des ponts…une évaluation est faite sur les phénomènes météorologiques…Cette évaluation peut être décennale.” (Amadou Coulibaly)
Est-ce pour autant, que l’on doive ainsi, s’appuyer sur ce raisonnement, et justifier toute grosse insuffisance ?

. Un faux alibi
“En raison du dérèglement climatique, une pluie exceptionnelle, votre ouvrage est dépassé…Elle (pluie) a continué. À partir de ce moment, qui voulez-vous, qu’on accuse ?”
Pareille discours aurait-t-il convaincu, et être tenu aux acteurs, déjà présents et engagés à la phase finale du tournoi ( 13 janvier-11 février 2024/Côte d’Ivoire) ?

Prévenir ne vaut-t-il pas mieux, que guérir ? Y a-t-il eu une moindre anticipation, pour éviter à l’effet, de tomber soi-même, dans le piège des savants discours ?

. La culpabilité
Désormais, le peuple critique et frondeur est mis sur le banc des accusés. La victime devient par enchantement, le véritable problème de l’affaire :
“Je pense, qu’il faut arrêter un peu. Je sais que les populations sont friandes de sacrifices. Et, elles espèrent, qu’on coupe les têtes. Mais, il s’agit d’intempéries…” (Amadou Coulibaly).



Au bout, la courtoisie et l’honnêteté sont des vertus nécessaires, à l’évolution de chaque groupe de personnes. Ces propos du porte-parole du gouvernement ivoirien, ne portent aucune marque d’honneur. Au contraire, ils édifient suffisamment, sur des points d’ombre. Le mal est mal, le bien pareillement. Inutile d’enfoncer une porte ouverte…


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