La 4è édition de la Can U23, s’est achevée ce 08 juillet 2023. Le pays organisateur remporte triomphalement le trophée final pour la première fois, brisant de fait le rêve égyptien. Lequel visait la conservation dudit trophée, remporté quatre ans plus tôt à domicile, comme c’est le cas avec l’actuel champion d’Afrique. Que retenir au fond de ce tournoi des jeunes U23 ?

Trois axes essentiels vont sensiblement, guider cette réflexion. Il s’agira de refaire le jeu des acteurs lors de la petite finale, puis de la grande finale proprement dite. L’on examinera en outre le bilan chiffré de cette compétition, sans oublier les perspectives à envisager au bout du compte.
. Le dernier jeu des acteurs
-La petite finale
Elle concernait les vaincus des demi-finales. Mali vs Guinée est ce duel joué et remporté par les U23 du Mali (4 vs 3 après les tirs au but). L’enjeu de cette troisième place recherchée âprement par les équipes protagonistes, revêtait un intérêt capital. Cette victoire malienne qualifiait sans façon l’équipe, à s’assurer une participation future aux Jeux Olympiques (Paris 2024). Une opération de grande valeur, d’autant que l’objectif majeur des huit équipes engagées au départ du tournoi, reposait considérablement sur une qualification à ce tournoi du grand chelem.

L’espoir d’une participation aux prochains Jeux Olympique, ne s’est pas définitivement refermé sur le onze guinéen. Ce dernier aura certainement, un autre défi à relever. Le match de barrage face à une sélection nationale venue du continent asiatique, offrira à nouveau une possibilité aux jeunes guinéens, d’obtenir l’ultime précieux et fameux ticket qualificatif.
-La grande finale

La dernière rencontre de ce tournoi U23 opposait à l’effet, des équipes qui ont eu un parcours sans faute, rendues à ce stade de compétition. Maroc vs Égypte (2 vs 1) ont livré un match palpitant, au bout duquel les U23 marocains se sont confortablement sortis d’affaire lors des prolongations.
La fiche technique de ce duel indique :
Les buteurs (Maroc/Begraoui Y. 37′, Terghalline O. 108′) vs (Égypte/Saber M. 10′). Les tirs cadrés (Maroc 6/18 tirs effectués) vs (Égypte 2/10 tirs effectués), la possession de balle (Maroc 65% vs 35% Égypte), les passes réussies (Maroc 78%/548 passes effectuées) vs (Égypte 75%/298 passes effectuées), les cartons (Maroc/ 4 cartons jaunes/0 Carton rouge) vs (Égypte/3 cartons jaunes/1 carton rouge), les corners (Maroc 8 vs 6 Égypte) sont quelques unes des données, qui nettement renvoient à l’intensité réelle de ce match.

Le fait attristant, est ce carton rouge infligé au buteur égyptien Saber (18′). Cette infériorité numérique n’a pas aidé l’équipe, puisque désormais handicapée par ce mauvais sort. Ce type de faute stupide, ne pardonne jamais, lors d’une finale aussi importante. D’où, le moindre détail ferait la différence. C’est bien, ce qui justifie grandement, l’échec du onze égyptien à l’issue du match.
. Le bilan
-Les données chiffrées
Les statistiques en rapport avec cette compétition des U23 2023, renvoient à ce que dix-huit (18) matchs ont été joués au total, produisant de fait quarante-neuf (49) buts au total, y compris les tirs au but (14 réalisations). De manière détaillée, la phase de Groupes a donné (27 buts/12 matchs livrés), les demi-finales (12 buts/2 matchs disputés), la petite finale ou match de classement en vue de la troisième place (7 buts inscrits/1 match joué), la grande finale (3 buts marqués/1 match disputé), ont déterminé l’état d’esprit des compétiteurs, à vaincre l’adversaire. La moyenne de buts inscrits s’élève à 2,72 (réalisations)/match joué. La meilleure attaque revient au Maroc (16 buts inscrits en 5 matchs joués, dont 4 buts obtenus lors des tirs au but/la moyenne de buts inscrits est de 3,2 par match disputé). La meilleure défense est celle de l’équipe égyptienne (2 buts concédés/5 matchs livrés, soit une moyenne de but encaissé qui s’élève à 0,4 but/match joué).

-Les aspects organisationnels
Hébergement, transport, nutrition, stades… ont comblé les attentes tout le long de cette compétition. Aucun remous susceptible d’entaché l’organisation de ce tournoi n’a été signalé. Une bonne note serait dès-lors attribuée à l’organisation dans ce sens.
-Le public
Il a fait preuve de sportivité, en se tenant convenablement lors des rencontres. Aucun débordement particulier n’a perturbé le déroulement du tournoi.
-Les aspects techniques
Les différents staff-techniques ont relevé le défi, à en croire le niveau de jeu satisfaisant dans l’ensemble des rencontres disputées. La belle qualité des matchs renvoie logiquement, à la conception de jeu indiquée par ces techniciens de l’entraînement. Ils font considérablement des progrès, au regard des compétitions qui s’enchaînent à l’échelle continentale.

-Les joueurs
Ces derniers n’ont guère déçus le public, et autres observateurs avertis. Ceci procure le plaisir, notamment celui d’un niveau croissant des joueurs africains. Il importe de tout mettre en oeuvre, pour davantage produire des footballeurs de haut niveau.
-Les officiels
Ils n’ont pas été ridicules tout le long du tournoi. Exceptées certaines erreurs d’appréciation, sont simplement à relever, au but d’améliorer suffisamment, le niveau actuel des arbitres du continent africain. La marge de progression est, à maintenir considérablement, en travaillant beaucoup plus, avec ardeur et de la meilleure manière.

. Les perspectives
L’euphorie des victoires, ou d’une qualification aux Jeux Olympiques (Paris 2024) ne suffit pas, à s’endormir sur ses deux oreilles. Au contraire, il revient dès à présent aux futurs représentants africains à ce tournoi majeur, de revisiter ces manquements et autres faiblesses perçus lors de la Can, et d’y apporter des corrections efficientes le plus tôt possible.
Ce tournoi à venir (Paris 2024), présentera un visage autre que la Can. Ce qui suppose des adversaires à ce nouveau stade de compétition, qu’ils seront pour certains, d’un cran au-dessus du niveau des compétiteurs, jusque-là présents à la Can. Bref, le niveau des Jeux Olympiques sera plus relevé…
Les équipes africaines, celles sorties prématurément de ce tournoi U23 2023, doivent à leur tour interroger, ce qui n’a pas marché humblement. L’objectif d’une remise en cause est nécessaire, à se projeter avec plus d’ambitions, en vue des échéances futures. Cet idéal doit clairement, faire partie des préoccupations majeures de fédérations nationales africaines.

En guise de conclusion, il serait injustifié à l’infini, que seules les zones Unaf (Afrique du nord) et Ufoa (Afrique de l’ouest) dominent littéralement ce football des jeunes, face à la passivité et l’impuissance des zones Unifac (Afrique du centre), Cecafa (Afrique de l’est) et la Cosafa (Afrique australe), s’endorment sans qu’un sursaut d’orgueil, ne vienne véritablement, basculer ou rééquilibrer cette tendance hégémonique. L’intérêt reviendrait ainsi, à rendre plus compétitif le football africain dans sa globalité.
Tout est bien qui finit en beauté, voilà ce que l’on retient en définitive, de cette édition 2023 du tournoi des jeunes U23. Il a fortement marqué les esprits au plus profond. Vivement, que les acteurs du football africain bénéficient davantage d’une attention singulière…





















