vendredi, octobre 16, 2026

La sélection féminine de football sud-africaine, fait la une de l’actualité ces temps derniers. C’est, le résultat d’une tension perceptible, oppose à l’effet les dirigeants fédéraux aux joueuses grévistes. Pourtant, cette équipe nationale prendra part, à la prochaine édition du mondial dames (Australie/Nouvelle-Zélande 2023, du 20 juillet-20 août prochains). Quels sont les contours, et les répercutions d’une telle situation de déséquilibre en cours ?

Il est de nature, que face à une situation aussi préoccupante et délicate, d’examiner en profondeur les causes, manifestations et conséquences de ce type d’événement.

1-Contexte

a-Point de rupture

Tout part de la fameuse question de primes, à allouer aux joueuses de l’équipe nationale. Il s’agit principalement des actrices de premier plan, sont victimes d’une grosse injustice. Ces dernières, revendiquent de l’administration fédérale depuis belle lurette, ces droits inaliénables liés à la participation de ce pays, au prochain mondial de cette version du football.

Or, cette préoccupation n’a visiblement pas été satisfaite jusqu’à présent, par l’organe technique en charge de cette affaire. L’absence d’une réponse plaisante et attendue en direction des actrices, n’ont eu d’autre procédé, que d’exprimer cette forme de mépris, à travers ces remous visibles, faits de gestes et actes suffisamment expressifs (grève).

b-Amplification

La goutte d’eau qui fait, simplement déborder le vase, remonte au week-end (dimanche dernier/02 juillet 2023). La sélection nationale (Banyana Banyana/nom de baptême de cette équipe féminine/Afrique du Sud) a en ce sens particulier, une rencontre amicale à livrer le jour ci-dessus indiqué, face aux joueuses de l’équipe fanion du Botswana.

Tout tourne au vinaigre désespérément, lorsque, les joueuses en position de force déclarent sans ambages aux responsables fédéraux, l’impossibilité de livrer ce match. Le motif évoqué est un subterfuge suffisamment clair, à ne point explorer les raisons profondes de ce refus. L’état désastreux de l’aire de jeu (Stade Tsakane/Ekurhuleni), reste l’argument mis en avant, par l’ensemble de joueuses engagées au départ, dans cette équipe sud-africaine.

Cet argument est insoutenable, aux yeux du président de la fédération sud-africaine de football. Danny Jordan pris au dépourvu, et profondément touché dans son être profond, décide comme dans un geste plein de folie, de convoquer illico presto vingt (20) autres joueuses en urgence. Au passage et dans la foulée, le président Danny Jordan a renvoyé toutes ces joueuses, à regagner chacune sa case !

C’est qu’à la vérité des faits, ces joueuses sud-africaines reprochent à ce responsable fédéral, son absence de transparence dans la gestion de ressources destinées au football de ce pays. Le président Danny Jordan aussi, de les taxer de rebelles et mercenaires.

L’embêtant dans cette affaire, est la programmation selon le calendrier, du voyage de l’ensemble de la délégation sportive ce mercredi 05 juillet 2023, en vue de s’assurer une bonne acclimatation pré-compétition (Australie/Nouvelle-Zélande).

c-Intervention étatique

La rupture entre les parties en crise étant effective. Au plus fort de cette situation choquante et malsaine, le tour revenait ainsi au ministre des Sports (Zizi Kodwa) de ce pays, d’entrer lui aussi en scène ce même dimanche 02 juillet 2023. Ceci aux fins, d’apaiser les esprits surchauffés. Ce rôle de “sapeur-pompier” circonstanciel joué par le ministre des sports, possède de ramifications profondes.

Ce bal obscur, et triste n’égaie point les pensées. L’initiative du responsable étatique vise essentiellement, l’organisation des assises avec le Syndicat des joueuses et joueurs du pays, ce mardi 04 juillet 2023 en principe.

En outre, le ministre des Sports Zizi Kodwa a déterminé au préalable, les points saillants de ladite rencontre.

En effet, ils reposent sur l’écoute :

“Je rencontrerai le Safpru (Syndicat des joueuses et joueurs) mardi pour entendre les graves préoccupations exprimées par l’équipe.”

L’occasion faisant le larron, l’instant d’examiner les questions liées à l’engagement, et au soutien du gouvernement à l’équipe, fera partie des préoccupations. Aussi, l’on évoquera les conditions de travail, de bien-être, de la santé de l’équipe, sans oublier cette fameuse question de “la transparence et de la responsabilité liées à la signature des contrats.”

Des questions fusent dès-lors, sur ces aspects préoccupants !

2-Questionnement

a-Vision/stratégie/planification/objectifs

Les points considérables, à mettre en exergue dans la gestion d’une fédération nationale, interrogent les quatre composantes ci-dessus évoquées. C’est une politique globale, à implémenter franchement et sans détour. Auquel cas, l’on se perd, avec pour conséquence une série d’ennuis. Lesquels provoquent de graves colères traditionnellement.

C’est depuis le mois de juillet 2022, que l’équipe nationale féminine d’Afrique du Sud, remportait le prestigieux titre continental, de championne d’Afrique (Can féminine/Maroc 2022). Cet exploit sportif était le premier du genre, dans l’histoire du football féminin de ce pays.

Au-delà de tout, les Banyana Banyana arrachait logiquement une qualification, en vue du mondial féminin 2023 (Australie/Nouvelle-Zélande). Sur ces entrefaites, aucune surprise n’entourait logiquement, cette future participation du onze sud-africain.

D’où vient-t-il, que l’on se retrouve dans un tel inconfort organisationnel ? L’on n’a suffisamment jamais tiré les leçons de l’amateurisme et de l’improvisation, sont de tout temps des véritables sources de déroute !

Pourtant, en recevant les nouvelles championnes d’Afrique (Banyana Banyana), après ce succès historique. Le Président sud-africain Cyril Ramaphosa s’était clairement déterminé, sur cette affaire d’égalité salariale entre femmes/hommes dans le football de son pays. Cette décision devenait ainsi, une réalité institutionnelle à l’effet. Qu’est-ce qui n’a pas marché jusqu’ici, pour que l’on perde tant de temps, disperse son énergie et mobilise toutes ses forces ; avec pour seul objectif de pallier actuellement ces manquements étouffants ?

b-Gestion des équipes nationales

Cette question refait elle aussi surface. Les reproches émises en direction de l’instance fédérale en Afrique du Sud, sont réellement une marque de déshonneur profond. Quelle route ont pris les fonds alloués par la Fifa, dans le cadre des compétitions majeures qu’elle organise ? Où sont passées les retombées de la récente Can féminine 2022, sans négliger le volet sponsoring…pour que, l’on se retrouve à présent, au bas de l’échelle ?

3-Mise en garde

a-Impréparation

L’impréparation prépare très souvent à l’échec, si l’on n’y prend garde. C’est le signe d’une sérieuse déconvenue à venir, que l’on schématise soi-même sur sa propre muraille, sans aucune pression extérieure.

Quelle destination, a pris l’argent alloué par la Fifa en pareille circonstance ? Où sont passés les retombées de la Can féminine 2022, remportée il y a seulement une année au Maroc ? Pourquoi tout ce flou-obscur, sur les fonds versés par les sponsors ? etc…

b-Effets nocifs

Ils se manifestent déjà, avec cette mise en scène étonnante, à l’approche d’une compétition aussi capitale, qu’importante. Le fait ici, est cette tradition établie au sein des sélections nationales du continent, posent sans cesse cette question de primes aux acteurs, avant les échéances cruciales.

Très récemment, ce fut le cas parmi tant d’autres des joueurs locaux de la Rdc (Chan 2022). L’on n’oubliera pas ces nombreux clubs engagés dans des compétitions interclubs de la Caf, abandonnent faute de ressources. Aussi vrai des gestions de sélections fanions…souillent, en ternissant véritablement l’image de ce football africain sans façon !

Comment fera-t-on, pour redorer si facilement, l’image toujours écornée de ce football continental, en proie à des malfaçons continuelles ?

Tout est suffisamment grave, pour que l’on taise ces attitudes contre-productives, à l’émergence d’un football qui n’en désire pourtant pas tant de mal. Les africains doivent dans de brefs délais, se prendre eux-mêmes très au sérieux. Ce n’est pas en procédant de la sorte, que viendront le respect et la considération exigés sans fin des autres. Ces images aussi moches en provenance de l’Afrique du Sud, nous interpellent tous par ailleurs, et à tous égards…

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