La problématique de cette réflexion, relève du constat effectué, dans l’affaire opposant la Fégafoot vs Fécafoot. Selon, que l’on est passé d’une juridiction confédérale (Caf), à une autre se posent de nouveaux problèmes. Les décisions ont varié aussi bien dans le fond, que dans la forme malheureusement. Cet état de faits est questionnable à plus d’un titre. Que faut-il considérablement entendre de ces amas confus ?

.De quoi est-t-il question ?
Il s’agit simplement de cette affaire : Gabon (Fégafoot) vs Cameroun (Fécafoot), fait la une des journaux de tous ordres, en alimentant au passage une vive polémique sur toute la ligne.
L’imbroglio juridico-judiciaire débute incontestablement, avec la dénonciation par la Fécafoot, de l’identité falsifiée du joueur gabonais Floris Djave.
C’est, à l’occasion de la double confrontation Gabon vs Cameroun en aller-retour, que livre ce joueur querellé, surgit la dispute entre les deux parties (Fécafoot vs Fégafoot).

La Fécafoot saisit en ces temps-là, le Jury Disciplinaire de la Caf, à l’idée de disqualifier la sélection nationale des U23 du Gabon, suite à sa brillante victoire, obtenue régulièrement sur le théâtre des opérations, devant son adversaire camerounais.
L’enjeu d’une qualification étant réel et incontestable. D’autant plus, que le tournoi final de la Can U23, édition 2023 offre la possibilité d’une participation glorieuse, honorifique au prochain tournoi mondial olympique (Paris/France 2024), n’est plus à démontrer.
La décision fortement sollicitée par la partie camerounaise, et vivement attendue du grand public sportif se solde, par le rejet pur et simple de la requête émise par la Fécafoot à l’effet.

La grande curiosité issue de ce premier verdict, ne se limite pas uniquement à l’objet de la requête du Cameroun. Mais, la décision rendue va plus loin dans son prononcé du verdict, en ouvrant un champ de possibilités, largement favorables à la partie camerounaise.
C’est à ce niveau de vives préoccupations, que le bât blesse. Aussi vrai, qu’une fois la disqualification des faits est établie.
Il était désormais inopportun, d’indiquer mordicus le remplacement du Gabon, par une autre sélection nationale. Et, de relever les sanctions annexes, liées à la non participation du Gabon, en vue des prochaines éditions (celle de 2023, et à venir), de ladite compétition (Can U23).

L’entrée en jeu, de la commission d’organisation du tournoi U23 de la Can 2023 s’explique par ce mécanisme opérationnel, fortement instruit par le Jury Disciplinaire de la Caf.
Cette commission du tournoi Can U23, se prononce en faveur d’une qualification du Cameroun, à remplacer le Gabon déchu selon certains principes de droit soulevés.
La Fégafoot ne se laissant guère éconduire de la pire des façons, fait appel de ce choix porté sur son adversaire camerounais, qu’elle juge arbitraire et injustifiée.

La saisine du Jury d’Appel de la Caf, produit à son tour la Décision 001-CAI-07.06.2023.
En substance, cette Décision du Jury d’Appel de la Caf s’attaque vivement, à la Décision n°006-ALG-10-05-2023 du Jury Disciplinaire de la même instance confédérale (Caf). Suite justement, à la réserve soumise par la Fécafoot vs Fégafoot, dans le match n°61 Cameroun vs Gabon (25 mars 2023), des éliminatoires Can U23.
La réunion tenue le 07 juin 2023, “Le Jury d’Appel” a examiné dit-t-elle, tous les documents relatifs au sujet principal.
Après une étude exhaustive de tous les faits, allégations, arguments juridiques et preuves présentées, et disponibles dans le cadre de cette procédure, a décidé :

1-Juge recevable le recours introduit par la Fédération Gabonaise de Football ;
2-Annule, en toutes ces dispositions, la “Décision 006-ALG-10.05.2023”, rendue par le Jury Disciplinaire de la Caf, et par conséquent la décision de la d’organisation du 27 mai 2023 ;
3-Ordonne le remboursement des frais d’Appel à l’appelant en vertu des dispositions de l’article 58 du Code disciplinaire de la Caf ;
4-Rejette toutes les autres demandes.
Le jury d’Appel de la Caf, indique par ailleurs l’existence de voies de recours, dont celle en vigueur demeure la saisine du Tas dans un délai de dix (10) jours, selon la convenance de la partie perdante dans ce procès (Cameroun).

.Des questions
Elles fusent considérablement des esprits. D’où vient-il, qu’au sein d’une même institution, que les décisions changent d’un organe à l’autre ? Le droit à établir la responsabilité des uns et des autres dans une affaire, n’est-il pas aussi simple à rendre ?
Existe-t-il, une pluralité de disposition à la Caf, qui prêtent à confusion en pareille circonstance litigieuse ? Qui ne respecte pas les textes établis ? Y a-t-il un choc d’intérêts à la base des décisions rendues ?
Faudrait-t-il à la suite de cette affaire, croire à un type de complicité, serait à l’origine d’interprétations variées des propres textes de la Caf ?
La Caf pour se soulager de ses propres frasques, erreurs et manquements, a-t-elle implicitement reconnu et retenu ses faiblesses managériales, suite à ce verdict ?

Tout compte fait, il serait louable qu’à la longue, des scénarios de ce genre ne se reproduisent plus. Notamment, la nature d’une affaire aussi simple que limpide, n’aurait en temps normal, engendré autant de frustrations, de douleurs, de peines aux différentes parties en conflit.
L’on apprend quotidiennement de ses erreurs, comme c’est le cas présent. Désormais, que chacun assume sa charge avec dignité. Ceci est une invite, à se prendre beaucoup plus au sérieux, qu’à autre chose d’embêtant pour les âmes sensibles au déshonneur…





















