vendredi, octobre 16, 2026

L’on est sensiblement situé sur les intentions de la Caf, quant à l’attribution des éditions 2025 et 2027 de la Can. Le communiqué du 06 avril 2023 édifie la pensée. Qu’en ressort-t-il clairement ?

L’annonce qu’a effectué la Caf ce jeudi 06 avril 2023, n’est pas insignifiante. Elle indique, que les pays choisis en vue de l’organisation des éditions 2025 et 2027 des Coupes d’Afrique des Nations, seront dévoilés avant le mois de septembre prochain.

Des interrogations surgissent à l’effet, pour marquer l’attention sur l’édition 2027, qui jusque-là, n’était pas à l’ordre du jour, selon toute vraisemblance.

Les opinions répandues à travers le monde, attendaient plutôt le dévoilement du pays hôte de l’édition 2025. Curieusement, arrive comme enchantement cette autre nouvelle option, de désigner en même temps, les bénéficiaires des deux prochaines éditions (Can 2025 et 2027).

L’on ne saurait fermer les yeux, sur la situation troublante qui prévaut en ce moment. Elle renvoie à ce duel à distance entre le Maroc et L’Algérie, veulent organiser chacun ce tournoi final en 2025. La Caf, se trouve par ailleurs confrontée, à un dilemme embarrassant. Qui choisir dans un tel contexte, manifestement tendu, au plus fort des dissensions, qui opposent en ce moment les deux pays frères ?

La peine dans laquelle est plongée la Caf, ne souffre d’aucune contestation à présent. Elle qui très récemment avait prononcé des louanges extraordinaires, à l’endroit des deux principaux challengers, favoris incontestables à l’organisation de la Can 2025.

Le président confédéral Patrice Motsepe lors du récent CHAN (Algérie 2022), et du mondial des clubs (Maroc 2022) disait implicitement la préférence de son institution, à s’adosser sur l’une des deux candidatures, pour s’assurer du succès, lors de cette édition 2025 (Can).

Patrice Motsepe et son Secrétaire Général

L’entrée en jeu, du principal responsable de la Fifa (Gianni Infantino) au cours du mondial des clubs, n’avait pas tari d’éloges, en félicitant hautement et sans réserve l’organisation de cette compétition, par le pays hôte (Maroc). Cette attitude n’est pas passée inaperçue. Elle indiquait de surcroît son attachement, sur ce qui se ferait dans le futur, avec ce pays crédité de très bon points. L’influence particulière de la Fifa, dans la gestion du football africain, ne relève plus d’un mystère. Des implications et autres liens de causalité n’étant plus à ignorer, ou à balayer d’un simple revers de la main. Ceci pourrait justifier simplement cela dans tous les ressorts… !

La combinaison de ces faits en nombre, rend prisonnière la Caf, dans sa liberté d’opérer librement son choix. Ceci, concerne toute question, aussi sensible soit-elle.

La précieuse question, qui se rapporte à la désignation du pays hôte, de l’édition 2025 de la Can, n’échappe aucunement à la règle. Les enjeux sont grands, et considérables pour les Nations concurrentes. Les récents événements qui se sont déroulés avant, pendant et après l’édition du Chan en Algérie, restent vivaces dans les esprits.

Le Maroc et l’Algérie entretiennent des relations froides, en ce moment. Or, les deux pays souhaitent organiser la Can 2025. Ils ont vraisemblablement à l’observation des candidatures concurrentes, celles, que l’on qualifierait de meilleures, sur les autres candidats.

La difficulté perceptible à l’oeil nu, est comment faire, pour départager les protagonistes, et ne pas faire des mécontents de part et d’autre. D’où, cette solution médiane qui est née, de trancher en faveur des deux concurrents. Ceci justifierait, l’option d’une double attribution au même moment. Pour, certainement calmer la fougue, et ne pas créer davantage de suspicions peu ordinaires.

Aucun souvenir n’évoque un tant soit peu l’attribution de la Can 2025, en même temps, que celle de 2025. Voilà pourquoi, il est fondé, de puiser dans sa réflexion, et ressortir la face cachée de cette opération, survenue curieusement contre toute attente.

En réalité, l’on oublie dans cet exercice, que la solution envisagée si elle se confirme, poserait à nouveau le problème d’ordre, dans l’attribution de ces Can.

La question qui trotte certainement, dans l’esprit des décideurs, en charge de rendre la décision. Est, justement de convaincre l’une des parties, à céder en faveur de l’autre, pour l’organisation en 2025. Ce qui, n’est pas une mince affaire en perspective, à diluer simplement.

Il serait maladroit et naïf, de ne pas faire allusion à la candidature du Maroc, en vue du mondial 2030. L’attribution de l’organisation de l’édition 2025 à ce pays, serait un atout majeur, selon le regard avisé. Elle apportera une plus value, à cette candidature marocaine (co-organisation). Un argument de poids, pour justifier, la capacité de ce concurrent du continent africain. Question de tenir hautement le pari cette fois, après ces nombreux échecs répétitifs, enregistrés antérieurement. Aucun hasard et improvisation n’encadrent cette candidature marocaine.

Gianni Infantino président de la Fifa

La candidature algérienne quant à elle, ne réunit pas forcément les mêmes atouts et arguments. Le lot de consolation en signe d’apaisement serait, de lui accorder l’organisation de la Can 2027. Ce qui est discutable sur un tout autre point de vue !

L’attribution de la Can 2027 au forceps, n’obéit pas à la logique formelle. Le fait est l’absence totale d’informations, sur les pays candidats, ayant postulé à l’effet.

Autrement dit, quand est-ce que la Caf, a opéré sa traditionnelle descente d’inspection des infrastructures, pour finalement opérer le choix du pays hôte de la Can 2027 ?

Cela reste un mystère laborieux, pour les esprits assoiffés de connaissances. C’est raisonnablement, que l’on pense à une espèce de petit jeu astucieux, en ce moment de disette informationnelle.

La double candidature Nigéria/Bénin n’aurait pas une grande chance, de prospérer dans ce contexte. Le sort défavorable serait lié, à la nécessité d’une rotation par zone géographique, dans l’organisation de la Can.

À cette thèse s’opposeraient une série d’arguments, et contre-exemples. Lesquels se fonderont, sur ces précédents inscrits dans l’histoire de la Can.

La Zambie aussi attend à coup sûr, de voir le sort, qu’on pourrait lui réserver dans ces opérations fortement calculées et maquillées.

La démarche actuelle, en rapport avec la désignation de pays qualifiés, à organiser les futures Can (2025 & 2027), sème de sérieux doutes.

Le fond et la forme des actions menées, ouvrent simplement la voie à des analyses, aussi simples que profondes, en attendant le dénouement.

Des rebondissements quelconques sont à prévoir, dans un sens comme dans un autre. Il reviendra sagement au Comité Exécutif (Comex) de la Caf, de porter sensiblement le bon sens et le discernement au triomphe. Pour, ne pas assommer les espoirs, placés en cette instance faîtière du football africain…

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