vendredi, octobre 16, 2026

Le rapport Flash 2022 de la Fédération Internationale des associations de footballeurs Professionnels (Fifpro) est une sonnette d’alarme, quant à l’excès d’une utilisation sans précautions de joueurs. Ces derniers sont utilisés plus que la moyenne, sur la base du suivi et la charge de travail. Qu’en est-il exactement ? Quelles conséquences pourraient en découler ?

L’aperçu de la charge d’un travail sans précédent et les effets réels sur les joueurs avant, pendant et après le mondial Qatar 2022 sont une vive préoccupation, pour cette instance qui défend les intérêts de joueurs à travers le monde (Fifpro).

Le déséquilibre extrême du calendrier des compétitions dans son organisation n’est pas, d’allure à rassurer. D’autant plus que, la récupération des joueurs selon le constat effectué, reste considérablement réduite. Ce qui vraisemblablement, se présente comme une menace inquiétante, pour la santé des joueurs.

Aussi et en toute logique, il ressort de cette situation, qu’elle est un handicap sérieux à l’optimisation des performances de joueurs. Ceux-ci sont selon toute vraisemblance, dictés sous la contrainte, d’aller très au-dessus des possibilités naturelles dont ils disposent :

“Des plus grands joueurs dans le monde entier ont été poussés au-delà des limites acceptables. Cette charge de travail insoutenable continue de nuire à la santé physique et mentale des joueurs, tout en mettant en danger leurs performances et la longévité de leur carrière. ” (Fifpro).

Ceux des joueurs ayant pris part à la récente Coupe du Monde Qatar 2022 par exemple, trinquent considérablement à présent le prix fort de ces opérations maladroitement imposées. Ceci relève du fait, que le délai de récupération après le mondial a été assez court.

Techniquement parlant, les phases de préparation et de récupération n’ont pas obéit à la tradition habituelle. L’on observe que lors du mondial 2022, la préparation des équipes a duré sept (7) jours, et la récupération prévue était de huit (8) jours. Par contre, lors de la 21e édition de Coupe du Monde Russie 2018, l’on était à trente-deux (32) jours de préparation, et de vingt-six (26) jours de récupération. Ce qui vraisemblablement est dangereux.

Ce décalage est logiquement interrogateur. Il situe clairement sur les enjeux actuels et à venir de cette compétition (Coupes du Monde). Ces choix d’oppression sur les joueurs ne marquent pas les esprits, à se dire un tant soit peu : “Comment les joueurs vont-ils s’en sortir ?”

Visiblement, cette situation durera encore et toujours, au regard du prochain cycle calendaire arrêté très récemment lors du 73e Congrès de la Fifa à Kigali (Rwanda, du 14-16 mars 2023). Les tournois à venir subiront incontestablement, l’effet nocif de cette surutilisation de joueurs.

À l’échelle continentale (Afrique), les équipes qui ont pris part à la récente Coupe du Monde, seront véritablement les plus exposées. L’état actuel des blessés au sein des Lions Indomptables, n’est qu’une illustration de ces reproches présentement prononcés.

Collins Fai, actuellement blessé…

Et, lorsqu’arrivera la phase finale de la Can (janvier 2024), s’ajoutera en sus la question de libération des joueurs à temps par les clubs. Pourtant, ceci devrait se faire sans douleur, selon la réglementation prévue en pareille circonstance (Dispositions réglementaires de la Fifa). Une fois de plus, le temps de la préparation et celui de la récupération se poseront à nouveau aux sélections nationales africaines, fortement dépendantes des clubs européens. Ce qui confirme et renforce davantage, la dangerosité des calendriers cousus à la mesure des décideurs. C’est certainement là, un jeu d’intérêt financier que l’on privilégie, au détriment de ceux qui livrent le spectacle.

Au bout, un effort collectif des plus importants est à envisager. Il est fondamentalement question, de mettre en place des garanties efficaces. Celles que préconise clairement la Fifpro. La charge de joueurs et un calendrier suffisamment responsable des compétitions sont bienvenues, à recadrer tous ces problèmes détestables. Au cœur de l’activité se trouve incontestablement ; la protection de la santé des joueurs d’une part. Puis, la sempiternelle question d’instaurer ce qui favorise les performances. C’est plus à ce niveau, que l’on devrait se situer et non ailleurs…!

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