vendredi, octobre 16, 2026

L’annonce de la candidature marocaine en vue de l’organisation de la 24e édition du mondial 2030 a été rendue publique. Elle fait suite à celle de l’Égypte, qui auparavant avait fait part de ses prétentions dans ce sens. Quoique toutes ces candidatures relèvent du format dit co-organisation, des questions fusent quant à ces deux candidatures africaines, sont revêtues d’un caractère disparate. Cet état des choses ne peut laisser indifférent, pour ce qui en est, de l’unité recherchée en pareille circonstance.


La Fifa et ses 211 associations nationales sont réunis depuis ce 14 mars 2023 à Kigali (Rwanda). C’est en marge de ce 73e Congrès de l’instance faîtière du football mondial (Fifa), que la Caf a remis des distinctions honorifiques à de personnalités, pour leurs oeuvres en direction du football (année 2022).

Parmi celles-ci, se trouve le prix de l’excellence dont a bénéficié le Roi du Maroc. Le message de sa Majesté Royale a été communiqué par son Ministre de l’Education Nationale, par ailleurs responsable des sports de ce pays.

Chakib Benmoussa a profité de cette circonstance, pour dévoiler clairement la candidature du Maroc, à coorganiser avec le Portugal et l’Espagne la très convoitée compétition mondiale de l’année 2030. C’est un droit absolu pour les Nations de concourir à cet effet, selon les aspirations conçues.

Chakib Benmoussa

Toutefois, cette candidature du Maroc fait jaser à un certain niveau. Dans la mesure où, un autre pays du continent africain à savoir l’Égypte, s’était déjà lancé auparavant dans cette course, en associant sa candidature à celles de la Grèce et de l’Arabie Saoudite.

L’impression qui se dégage, ressort qu’à l’échelle continentale, un travail de fond n’a pas été effectué, pour épargner l’Afrique d’une double candidature. Lesquelles visiblement sont diamétralement opposées. Cette situation selon l’avis d’une partie des observateurs fait grand désordre. Surtout qu’en football on joue en équipe, au plus fort du slogan : “Tous pour un, et un pour tous”, ne trouve plus son fondement. Ce qui est un non-sens !

Le continent africain est encore assez fragile, à véritablement éparpiller ses forces, où l’union sacrée est sollicitée et attendue. Fort malheureusement, les mêmes causes finissent toujours par produire les mêmes effets incontestablement.

Les échecs répétitifs du Maroc (1994, 1998, 2006, 2010 et 2026) à organiser une phase finale de Coupe du Monde, sont restés aux travers des gorges. D’autant que lors de l’édition de 2010, un autre pays africain (Afrique du Sud) faisait face à un autre pays africain (Maroc). Cette attitude n’a jamais fait fière allure aux yeux des partisans de la solidarité.

Les votes obtenus par le Maroc en ces temps reculés sont une preuve suffisante, de cette absence criarde de coordination et d’harmonisation des positions à chaque occasion nécessaire.

Revoilà un autre scénario du même genre, vient à nouveau mettre sur la sellette, l’épineuse question d’organisation fonctionnelle de la Caf.

En temps normal, dans un contexte qui est aussi délicat que précieux pour un tel enjeu sportif. Le continent africain se serait réuni autour d’une table, pour s’accorder et désigner un seul candidat. Une Assemblée Générale de la Caf avec un ordre du jour bien précis dans ce sens, aurait épargné le continent d’une telle multitude de candidatures.

Par un procédé qui dicte le choix à travers des votes, cela pourrait garantir en grande partie la même option et les mêmes objectifs.

La Caf qui a très souvent détourné son regard, et rejeter ses responsabilités face à des situations importantes. Comment pourra-t-elle gérer ces interventions des politiques, lorsqu’ils donneront les consignes de votes aux différents délégués africains, appelés à opérer un choix sur ces candidatures en 2024 ?

Les enjeux diplomatiques en vigueur entreront forcément dans cette opération, quant à l’attribution des voies à chacun des candidats du continent africain, engagés dans cette bataille (24e édition de Coupe du Monde 2030, qui coïncidera avec le centenaire de cette compétition). Une fois de plus, les divisions et autres discordes surgiront incontestablement, à l’issue de toutes ces manoeuvres électorales.

Les zones confédérales…

L’image que l’on devrait projeter aux yeux du monde en pareille circonstance, est celle d’une unité cousue et voulue pour la juste cause. L’Uruguay, l’Argentine, le Chili et le Paraguay présentent une candidature commune (Sud-américaine), pour ce qui est de cette 24e édition 2030.

De cet exemple édifiant, pourquoi n’avoir pas associé les candidatures de l’Égypte et du Maroc pour en faire une ? Cela aurait été salutaire pour le Continent africain, fortement divisé manifestement pour des motifs contre-productifs à son émergence en matière de football.

Il est fort probable, que l’une des deux candidatures telles qu’elles sont constituées parviennent au but final. Qu’en sera-t-il des traces profondes de l’un ou de l’autre pays lésé dans le choix des délégués. Ceux issus des cinquante-quatre (54) fédérations nationales africaines auront certainement une préférence particulière pour tel au détriment de tel autre ?

À coup sûr, la Caf qui régule le football africain dans sa globalité, n’a aucunement songé à cet autre aspect troublant. Comment fera-elle, pour définitivement recoller les morceaux d’une Confédération aux visages dissemblables et multiples ?

Pourquoi les deux Nations africaines (Égypte et Maroc) se sont engagées dans cette course de façon solitaires ? Qu’est-ce qui justifie cette marque de distance entre pays frères ?

Au bout du compte, cette réflexion n’a aucun lien d’avec le prononcé d’un jugement en direction de quiconque. Il est simplement question d’une mise en garde effective et réelle, sur les méfaits de divisions prononcées au sein de la Caf. La sagesse ancestrale renseigne dans ce type de situation : “Quand on court seul on va vite, ensemble on va plus loin.” La moralité qui se dégage est perceptible par tous…


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