La Coupe d’Europe de football féminin qui se déroule en Angleterre depuis le 6 juillet 2022 en même temps que la Coupe d’Afrique des nations dames, qui elle se joue au Maroc du 2 au 23 juillet 2022, nous offrons l’occasion de dresser un parallèle entre les deux compétitions. A première vue, l’engouement et le niveau technique semblent plus suspects en Europe qu’en Afrique. Les stades sont presque pleins à chaque rencontre et le niveau technicotactique n’a pas grand-chose à envier au football masculin, le charme en plus, pour ces dames. A contrario l’affluence n’est pas au rendez-vous au Maroc, (sauf lors des rencontres du pays hôte) et le niveau sans être médiocre est très loin des standards évoqués plus haut. Comment expliquez-vous ceci ? A nos yeux l’organisation en serait la cause principale, comme l’illustre les propositions d’un internaute passionné de football que nous citons volontiers :« Ces filles(européennes), contrairement aux nôtres, passent par des centres de formation. Par ailleurs, les équipes de foot féminin sont encadrées par des grands clubs de foot à l’instar du PSG, de Barcelone, de Lyon, du Bayern, de Chelsea etc. Enfin, plusieurs niveaux de compétitions organisées au sein de l’Union européenne permettre d’acquérir une expérience internationale (U17, U19, U20 etc). Moralité, pour développer le pied féminin de haut niveau en Afrique, nous devons mettre en place des centres de formation, des moyens infrastructurels, un bon championnat et exercer des moyens financiers suffisants ». Autre sujet de débat, l’égalité de traitement entre les femmes et les hommes. Malgré un écart là encore, en défaveur de nos sœurs africaines, lorsqu’on les compare aux footballeuses européennes, le combat pour l’égalité reste un dénominateur commun, même si l’Europe a pris une petite longueur d’avance. En voici quelques exemples : Lorsque nous jetons un regard sur le banc de touche des équipes participantes à la Coupe d’Afrique des Nations dames qui se jouent actuellement au Maroc, seules trois (3) entraîneurs présents à cette compétition, sur les douze (12 ) sont des femmes, soit 25 %. En Europe, la situation n’est pas la meilleure. Sur les 16 nations qui fument par l’euro, seulement 6 ont la particularité d’être dirigées par une femme. Il s’agit notamment de la France, de l’Italie, de l’Autriche, de l’Allemagne et de la Finlande En ce qui concerne les récompenses, le vainqueur du tournoi Maroc 2022 recevra la somme de 500 000$ (479 450€), contre 5 millions USD (4.5 millions d’euros) pour les hommes, lors de la Can janvier-février 2022. La féminine sélection vice-championne percevra 300. 000$ (287 670 €), contre 2.75 millions € pour la finaliste chez les hommes. Les équipes arrivées en demi-finale chez les dames touchent 225.000$ (215. 752 €), contre 2.2 millions € pour les hommes. L’équipe qui remportera l’Euro 2022 touchera 2,08 millions d’euros. Ce montant est bien inférieur aux 28,5 millions d’euros touchés par l’Italie, lauréate de la compétition continentale masculine l’été dernier. Des écarts qu’il faut absolument résorber, mais il faut évidemment que la qualité du spectacle le permette. Ce qui est déjà le cas en Europe, dont l’Afrique gagnerait à copier les bonnes pratiques pour faire du football en général et du football féminin en particulier un véritable levier de développement économique. C’est l’enjeu des années à venir. Contact : Alain Geroges Betsi, président exécutif Tél : +237 699 90 08 19 comprend pourquoi un nouveau langage commun serait souhaitable : on pourrait refuser de payer des traducteurs coûteux. Pour y parvenir, il faudrait avoir une grammaire, une prononciation et des mots plus courants uniformes. Si plusieurs langues fusionnent, la grammaire de la langue résultante est plus simple et régulière que celle des langues individuelles. Le nouveau langage commun sera plus simple et régulier que cela.





















