La caf a finalement attribué les Can 2025 & 2027. Cet enfantement s’est fait dans la douleur. Il y a des attitudes, qui suscitent à présent de réactions. Celles sur les contours, et les conditions d’attributions, de ladite compétition phare du football africain. Que ressort-t-il de cette réflexion ?

À la réalité des faits perçus. Ceux qui ont un rapport avec les questions d’attributions de compétitions, à l’échelle continentale. Il va de soi, que de nombreux problèmes surgissent à chaque occasion. C’est en ce sens, que les esprits avisés marquent leur sensibilité, à toutes ces faiblesses dégoûtantes.
* Prétexte
De prime à bord, la désignation des pays retenus en vue d’organiser les Can 2025 (Maroc) & 2027 (Kenya/Ouganda/Tanzanie) a déclenché un sentiment particulier, au sein des opinions. C’est une grande première que la Can se joue simultanément dans trois pays. Une nouveauté à suivre attentivement.
C’est le fait à coup sûr, d’un jeu d’intérêts particuliers justifieraient ces réactions en nombre.
* Contexte
Tout a véritablement débuté, avec de difficultés et autres tergiversations. On a très rapidement senti, que la Caf était bâillonnée, par des groupes de pression. Ceux constitués en blocs, autour des causes différentes et opposées.
Toutes les grandes annonces de départ ont produit en ces temps, une sorte de révolte intérieure. Celle, d’une conscience déçue, par cette méthode peu enviable, axée essentiellement sur les rivalités guerrières.

* Politique irréaliste
L’histoire refait surface, avec cette réforme confédérale d’antan a fait rugir d’indignations, plusieurs âmes sensibles au déshonneur. Cette réforme injustifiée modifiait systématiquement, le format des compétitions à venir.
En revoyant à la hausse, le nombre de participants à ce tournoi final de la Caf. L’option à bien examiner la question, ne visait pas simplement l’élargissement des équipes, pour instaurer la compétitivité. Au contraire, l’idée qui trottait dans les esprits, était de se faire plus d’argent, au cours de cette compétition. Car, selon les indications actuelles en vigueur, on estime, qu’avec plus de rencontres. On va ainsi, renflouer les caisses de la Caf !
À quelle fin ? Puisqu’à ce jour, la Caf ploie sous le fardeau d’un déficit budgétaire, et de dettes considérables. C’est dire, de l’objectif premier de cette initiative dite révolutionnaire, qu’elle concernait beaucoup plus, un type d’intérêt sournois, ridicule et mauvais.
Les implications de cette réforme à l’emporte pièces, ne se sont pas faites attendre. C’est ainsi, qu’on est allé des retraits de compétitions (Cameroun 2019/Guinée 2025), aux nombreux reports, sans aucune élégance (Côte d’Ivoire 2023).
Jusque-là, les responsables confédéraux n’ont pas tiré les leçons, d’une telle situation troublante. Et, dans la foulée ne se sont pas posés les vraies, et bonnes questions.
Les pays désignés, à l’effet d’organiser ce tournoi final, se sont retrouvés acculés, décontenancés, pris au piège de la précipitation et de l’improvisation.
Les images des cas évoqués, n’ont pas laissé une belle image du football africain, dans son organisation globale.

* Inadéquation des exigences
Les difficultés réelles de différents États, engagés dans ces opérations ont suffisamment démontré, leur incapacité à satisfaire pleinement toutes les exigences.
La faute desdits pouvoirs publics n’est entière dans ces échecs. Les contraintes budgétaires, et autres engagements socio-économiques font partie, de ces obligations formelles à remplir. Elles reviennent sans cesse au fil des jours.
La diversification des besoins, et le pari de tout réaliser à point nommé, ne relèvent d’aucune évidence. Voilà en quoi, la fragilité s’est-elle manifestée couramment. Et, a terni l’image du football continental dans son ensemble.
* Solutions
Face à de difficultés récurrentes, il vaut mieux, interroger sa conscience et le bon sens.
La mutation brutale, liée au changement de format est, la principale cause des déconvenues actuelles. Elles font perdre le sommeil.
La Caf est-t-elle tenue raisonnablement, de maintenir forcément le format de la Can à 24 équipes ?
Pourquoi, ne pas revenir simplement à l’ancien format, posait moins de problèmes ? En ces temps passés, on était moins ridicule, qu’aujourd’hui !
Aussi, la possibilité était offerte à plusieurs pays, de se tirer considérablement d’affaires sans grande pression.

Aujourd’hui et davantage, très peu de pays peuvent véritablement, donner satisfaction. La priorité des priorités n’est pas forcément, la construction d’infrastructures de sport. Que dira-on des autres aspects, sont à développer dans un même pays, pour considérer seulement le football ?
La maturation d’un projet d’envergure exige, une bonne dose de réflexion. En se lançant tête basse dans de fausses initiatives, on se plante comme c’est le cas d’espèce.
La construction des infrastructures est une nécessité, certes. Mais, cela doit s’opérer méthodiquement, et rationnellement dans de délais acceptables. Construire six stades de qualité et autres commodités n’est pas une mince opération, en un intervalle de temps assez réduit.
Imaginons un tant soit peu, que chaque site coûte cent (100) milliards de francs Cfa. En multipliant par six (6) le nombre de sites imposés par la Caf. On se perdra modestement, à évoquer le chiffre de six-cent (600) milliards au moins, seront déboursés, pour les infrastructures uniquement. Ce qui provoque un énorme vertige.
Actuellement, la démarche de la Caf vise simplement, à favoriser aussi les pays, qui s’associent dans le cadre des co-organisations.
La difficulté à n’admettre les rotations géographiques, dans les différentes régions confédérales Caf, conformément aux intérêts collectifs du football africain, posait jusqu’ici des ennuis ! La faute à cette réforme tape à l’oeil.
Les prétentions des pays de Cecafa (Afrique de l’est), sont comblées. Depuis plusieurs décennies, les pays de cette région n’avaient organisé une Can. L’Éthiopie en 1976 est le dernier pays de la Cecafa, à avoir reçu ce tournoi final. Ceci, à cause des politiques irréalistes venant de la Caf.
Il est aussi nécessaire, de penser à ces autres pays de la région confédérale Cosafa (Afrique australe). Ils ont grandement besoin, de recevoir cette compétition, comme de droit. Hormis l’Afrique du Sud, les autres sont à encourager dans ce sens. L’attribution de la Can 2029 devrait concerner cette région, pour besoin d’équilibre. Et, éviter de toujours jouer avec les mêmes ?

Au bout du compte, la Caf peut partiellement, plaider non coupable en l’état actuel. Les choix opérés ce 27 septembre 2023, n’ont pas bousculé tout vrai et bon sentiment panafricain. Elle gagnerait à l’issue de certains agissements incontrôlés, revenir à la raison primaire, le plus rapidement possible.
Sinon, la fragilité du football africain se manifestera encore, et beaucoup plus. Ainsi, la survie réelle et la crédibilité de cette instance faîtière doivent uniquement, aller vers le rayonnement, en écartant, ce qu’on redoute absolument. Entre plusieurs maux, l’idéal serait avec lucidité, de toujours choisir le moindre…





















