vendredi, octobre 16, 2026

Le mois d’août marque régulièrement, le début de compétitions locales et internationales, dans plusieurs pays. L’Afrique n’est pas en reste, à ce vaste mouvement mondial. L’organisation du football d’élite pose problème, au sein d’un bon nombre de fédérations nationales. Quelles sont-t-elles, et, qu’est-ce qui fait tant jaser ?

Parmi les difficultés actuelles, auxquelles est confronté le football africain, se trouve en bonne place, l’inorganisation fonctionnelle et structurelle de l’activité. Ce manquement grave est clairement, à mettre sur le dos des acteurs, des organisateurs, ainsi que des pouvoirs publics considérablement.

L’entreprise du professionnalisme dans le football africain, se fait jusqu’ici, à plusieurs rythmes. Lent par endroit, croissance remarquable d’autre part, les bons et mauvais élèves sont connus.

Les écarts perceptibles, en rapport avec les performances de clubs, et autres sélections nationales africaines, engagés lors de diverses compétitions, témoignent partiellement de cet état des lieux.

Ces baromètres de performances, ne sont pas toujours réunis, et pris en considération, en vue d’améliorer, puis obtenir les succès attendus.

Tous ces grands dommages, refont surface ces derniers temps. À titre d’illustrations, on témoignera sur ces cas déshonorants, à plus d’un titre.

. Faux départs

– Togo

C’est le plus récent des cas ennuyeux. Pourtant, de grandes annonces avaient été faites, il y a peu de temps. Elles indiquaient considérablement, des changements nécessaires à implémenter le professionnalisme, dans le football de ce pays. Fort malheureusement, le processus est selon le constat effectué, émaillé de nombreux ennuis.

La désignation des responsables de la nouvelle Ligue, n’a pas suscité l’adhésion commune. Rejets, censure et clanisme, sont à l’origine de ces dissensions internes, entre acteurs impliqués dans le jeu électoral.

La structuration de clubs, fait rugir de colère, selon les normes édictées (absence de sièges, terrains d’entraînement…).

Des problèmes soulevés à plusieurs niveaux, n’ont pas favorisé, l’installation d’un décor favorable au démarrage, puis à l’épanouissement des acteurs de premier plan (joueurs).

Face à cette logique d’une impréparation choquante, la seule option qui s’impose à présent, est la marche arrière.

Le retour à l’ancienne formule de compétition, éloigne ainsi malheureusement, et sans aucune ambiguïté, la nette progression que l’on souhaitait jusqu’ici !

– RD Congo

Le départ poussif du championnat, s’est fait avec des discordes insoutenables. Le Comité de Normalisation, une partie de clubs, la Ligue de football, et les pouvoirs publics ne se sont pas accordés, sur un ensemble des principes de base.

Tout cela n’a pas égayé le monde du football, qui ne désire autre chose, qu’une organisation rationnelle des compétitions locales.

C’est de cette manière, que l’on a plongé dans le désespoir plusieurs acteurs. On croyait dans l’imagerie populaire, que les leçons du passé serviraient mieux la cause actuelle. La désolation et l’amertume de la saison précédente (2022-23), sont malheureusement restées tenaces dans les esprits.

Les nombreuses nécessités actuelles en football, ne tolèrent plus, ces faiblesses contre-productives. Il importe à l’effet, de se sortir très rapidement des tracas du moment.

. Les incertitudes

– Niger

La situation actuelle du pays, n’est guère apaisée. On se demande dès lors, comment les activités de football vont-t-elles, se dérouler ?

Cette question épineuse, peut selon le bon sens, impacter le déroulement normal des activités de football, vraisemblablement !

La situation des clubs de ce pays, engagés dans les compétitions interclubs de la Caf, confirme, à n’en point douter, une marque d’incertitudes quant à l’avenir.

– Mali

La réélection du président fédéral (Mamoutou Touré, alias Bavieux/en détention préventive/privé de libertés), dans de conditions rocambolesques, interroge ! Les divisions actuelles seront-t-elles favorables, au bon déroulement des compétitions locales ? Il est de tradition, qu’une case divisée, va simplement à la ruine ! Qu’en sera-t-il, de ce football local segmenté, fragilisé, décousu par ses propres acteurs ?

– Cameroun

Des querelles, à éteindre toute lumière de l’esprit. Voilà le gros du spectacle, fourni au grand public d’ici.

Deux instances se réclament chacune, seule responsable attitrée, qualifiée à organiser le championnat professionnel (saison 2023-24). Cette question a pourtant été évacuée, depuis de longs mois. Pourquoi revient-t-elle infiniment, au point de fracturer en profondeur, ce football local ?

La responsabilité de ce grand bazar, actuellement perceptible dans ce football camerounais, revient incontestablement aux dirigeants de clubs.

Ces sont eux-mêmes, qui auparavant avaient prononcé, la mort de leur propre Ligue ! La volte-face récemment observée, a une fois de plus, plongé les inconditionnels de ce football dans l’ennui.

On ne peut à la fois, vouloir une chose et son contraire ! L’imbroglio du moment n’est pas bon, à saluer ces mauvaises initiatives de départ, orchestrées par lesdits présidents de clubs.

Voilà qu’à présent, ils ne contrôlent plus rien, de ce football et cette Ligue, dont ils sont les propriétaires. À qui la faute ?

Aujourd’hui et de plus en plus, la radicalisation de positions ne fait, qu’amplifier le malaise. On dirait, qu’aucune solution n’est à portée de main, pour garantir la survie de l’activité.

Il est suffisamment clair, qu’aucun rayonnement ne proviendra jamais, des actes inappropriés.

Quoi faire dès à présent, pour rétablir le bon et juste équilibre. Celui, qui sauverait le football professionnel de sa noyade collective ?

– Gabon

La kyrielle de difficultés actuelles, liées à l’absence de ressources financières, marquent considérablement, cette nouvelle saison sportive (2023-24). Les arriérés de salaires aux acteurs (joueurs et staff-techniques), sont une grosse épine, dans les souliers des organisateurs.

Quelles options essentielles ont été conçues, à rétablir justement cet équilibre rompu ?

À première vue, on repartira à nouveau sur de mauvaises bases, sans tenir compte, des risques d’un tel jeu autodestructeur !

Dans un tel contexte, pourquoi ne pas s’armer de force et de courage, pour solutionner définitivement ces faiblesses managériales ?

. Les pouvoirs publics

Ils ne doivent pas, tourner le dos à cette activité. On a l’impression, au regard de ce qui se fait, que les gouvernants s’éloignent injustement, des initiatives et autres décisions à prendre.

Ce football à l’échelle nationale est une vitrine essentielle, pour amplifier sa visibilité, et son rayonnement. Cette forme de diplomatie via le football, fait bonne recette ailleurs.

C’est pourquoi, certaines nations activent sans cesse, ce levier de puissance et de développement, comme moyen d’attractions (softpower).

Qui perd gagne. L’investissement, quoique coûteux au départ, produit incontestablement de résultats positifs à court, moyen ou à long termes.

Toutes les hésitations en la matière, ne relèvent pas de bons calculs. Seuls les objectifs à atteindre, et la méthode pour parvenir aux meilleurs résultats, sont indispensables en pareille circonstance.

Un football décontenancé, sans ressort ni appui ne plairait, notamment à ce stade de vives préoccupations.

Au bout du compte, et en guise de conséquences. Il est considérablement admis, de s’éloigner, de tout ce qui éloigne du succès. Raison de plus, pour que, les acteurs directs et indirects de l’activité footballistique, méditent fortement. Et, s’emploient réellement, à prendre les chemins soigneusement façonnés, d’un développement durable.

Sinon, le mal qu’on ne désire pas, sera toujours présent chez nous, couché à nos portes…

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