vendredi, octobre 16, 2026

C’est en date du samedi 19 août 2023, que la Fifa indique clairement, les aspects clés liés à une enquête réalisée. Laquelle repose essentiellement, sur le football féminin, à travers le monde entier. Certaines fédérations nationales (34), ont servi d’échantillon, à cet effet, au compte de plusieurs saisons sportives. Cette étude établie avec certitude des comparaisons, entre les saisons 2020-21/2021-22/2022-23. Aussi, elle met plus d’accent sur l’an 2022. Qu’en est-t-il réellement des données générales, et de l’intérêt porté au football africain ?

Cette étude repose sur des éléments standards, en rapport avec la vision, la stratégie, la planification et les objectifs à atteindre globalement, dans ce football féminin. Il importe précisément, d’analyser les différentes composantes dudit rapport spécifiquement.

En Afrique, six (6) Ligues sont concernées par ces opérations : Cameroun, Maroc, Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie et Nigéria.

. Contours & enjeux

En première ligne, cinq (5) axes prioritaires marquent fondamentalement cette étude. Il s’agit simplement ; des aspects sportifs, de la gouvernance dans ce milieu, des finances, des fans ou supporters et des joueuses en définitive.

– Aspects sportifs

Ils concernent au fond ; les Ligues et leurs différentes compétitions, les calendriers liés à l’activité, l’usage de la technologie, les possibilités de clubs à certaines facilités, et l’important dispositif à miser sur un système de jeunes joueuses, en vue d’accroître permanemment les performances dans le jeu.

Ce volet indique des différentes Ligues du football féminin, qu’à travers le monde, des formats variés, des technologies innovantes aux caractéristiques diverses ont marqué les attentions. Au bout du compte, chacune des Ligues s’est tirée d’affaire avec ses mérites.

Au niveau de clubs, la prévalence d’académies de football en rapport avec les jeunes joueuses, ont été approuvées par les autorités, à travers des reconnaissances légales. L’intérêt porté, vise le développement des talents, sans oublier l’ouverture de voies aux jeunes femmes et filles (footballeuses).

Les clubs ayant remporté de titres lors des trois dernières saisons, se sont offerts d’énormes facilités en termes de besoins (équipements divers, possibilités de jouer, et de s’entraîner dans des stades de qualité…).

Le pourcentage des entraîneurs principaux par genre (hommes vs femmes), ressort de manière globale, et uniquement pour le continent africain (saison 2022-23), ce qui suit : Cameroun (40% femmes vs 60% hommes), Afrique du Sud (38% femmes vs 62% hommes), Zambie (30% femmes vs 70% hommes), Nigéria (15% femmes vs 85% hommes) et la Tanzanie (100% hommes).

Voilà en gros, ce qui détermine essentiellement, ce premier volet du rapport.

. La gouvernance

C’est la principale articulation de ce football féminin. Ici, on évoque les caractéristiques des Ligues et de clubs, le niveau des encadreurs, la stratégie commerciale, les engagements contractuels des Ligues et leurs membres (clubs).

Cette gouvernance en football comme ailleurs, est indispensable à la survie du football féminin, spécifiquement à long-terme.

La majorité de clubs ont enregistré de pertes. Toutefois, il y a des signes, qui indiquent la reprise des investissements productifs dans un futur proche. D’autant, que ce football féminin devient au fil des jours, considérablement attractif sur le plan commercial.

C’est bien, ce qu’indique dans ses grandes lignes, cet autre volet sensible.

. Les finances

La situation d’un point de vue global, situe sur les revenus et dépenses des Ligues et de clubs. Aussi, ce rapport mentionne les gains/pertes/appuis reçus.

La proportion de clubs, ayant développé une stratégie élaborée, indique des Ligues africaines, qu’elles ont été appréciées de la manière suivante : Nigéria 100%, Maroc 83%, Afrique du Sud 50%, Zambie 48%, Tanzanie 38% et Cameroun 20%.

De ces industries engagées dans le sponsoring. On retiendra sur cette question, qu’elles proviennent et contribuent de la manière suivante : services (financiers)19%, autres 9%, immobilier 10%, alimentation et boissons 8%, les jeux 8%, le commerce 14%, la santé 5%, énergie 5%, télécommunications 5%, transports 5%, tourisme 3%, technologies de l’information 3%, et les produits industriels 3%.

Autrement, les activités commerciales sont, à la base de ressources financières, des Ligues et de clubs. Malheureusement, les dépenses demeurent supérieures aux revenus, malgré les exigences en matière d’investissements.

Cette situation reste préoccupante, jusqu’à ce que, le football féminin devienne réellement autonome. Aussi, l’aperçu à ce niveau renseigne des revenus, qu’ils sont en nette évolution. De là, les données chiffrées ressortent par journée de match, par exemple : 2021-22 (74,000 Usd) vs 2022-23 (231.000 Usd). En plus, les diffusions de rencontres indiquent, que l’on est passé 58,000 Usd (2021-22) à 108,000 Usd (2022-23), le commerce se situait à 182,000 Usd (2021-22), est passé à 381,000 Usd (2022-23), les récompenses elles sont de 17,000 Usd (2021-22) contre 52,000 Usd (2022-23), le reste a augmenté de 6,000 Usd (2021-22) à 13,000 Usd (2022-23).

Un autre aspect concerne les revenus des Ligues, et de clubs (2021-22). Pour ce qui renvoie à l’Afrique, le tableau se présente de façon suivante : Cameroun (inférieur à 0,1 million Usd), Maroc/Tanzanie/Zambie (0,1 million Usd), Afrique du Sud (entre 0,1&0,3 million Usd).

Curieusement, l’Espagne championne du monde en titre (mondial féminin 2023 Australie/Nouvelle-Zélande) se situe entre (0,5&0,7 millions Usd). La référence mondiale en matière de football féminin (Usa), et l’Angleterre finaliste du dernier mondial Dames 2023, en outre championne d’Europe en titre, sont à plus de 5 millions Usd.

En substance, voilà ce qu’on retiendra de ce volet intéressant.

. Engagement des fans (supporters)

Leur importance n’est plus à démontrer. L’affluence populaire lors des matchs compte énormément. L’utilisation des stades, les journées de rencontres, les prix des tickets, les retransmissions de matchs, et l’utilisation des réseaux sociaux, sont au coeur de cet autre volet indispensable.

La relation qui lie les fans aux clubs, repose beaucoup plus sur l’actionnariat. Il est capital en football assurément. L’autre enjeu réside dans la communication du club avec ses fans. Ces derniers sont directement impliqués, dans les activités quotidiennes du club.

Le rapport indique, leur place dans la prise de décisions dans les clubs. C’est un fait, le football féminin connait une croissance importante, au sein du grand public. Les statistiques à ce sujet, disent effectivement cette forte tendance.

Les matchs de grande importance, se déroulent dans des stades de forte capacité. Ce qui provoque l’effet attendu ; la ferveur. Ces matchs sont par ailleurs diffusés via de nombreux canaux de communication (radio, Tv, réseaux sociaux…). Ils jouent un rôle considérable, sont véritablement d’un intérêt vital. Lors des matchs, on se rend à l’évidence, l’édification de groupes constitués en fans club.

Des chiffres révélés, la moyenne d’affluence en 2022, dans certains pays pris au hasard : Usa (7,930 personnes), France (671 personnes), Allemagne (834 personnes), Angleterre (1,923 personnes), Australie (1,249).

La part de l’Afrique dans ce rapport, ne ressort aucunement ! Cela ne signifie pas, que le football ne se joue pas sur ces terres. Le message est suffisamment clair, pour tout le monde, et principalement en direction des joueuses.

. Les joueuses

Ce volet met l’accent sur la taille des clubs, le niveau du professionnalisme, les contrats de joueuses, le profil de celles-ci, la santé et le bien-être, la nécessité d’une grande assistance à offrir aux joueuses.

Il est intéressant, de noter sur ce volet, qu’approximativement les 3/4 des Ligues, comptent majoritairement de joueuses professionnelles. Ce qui suppose logiquement, qu’elles ont des contrats de travail avec les clubs, sont rémunérées comme de droit.

Cet état de fait stimule les joueuses, à prendre très au sérieux l’activité. L’engagement lors des matchs, traduit simplement l’intérêt porté sans façon, à ces nombreuses victoires âprement recherchées.

Les responsables de clubs investissent dans ces clubs professionnels, du football féminin. La professionnalisation de cette version du football, déclenche chaque jour des demandes. Lesquelles augmentent sportivement.

Le bien-être de joueuses dans ce contexte, se présente désormais, comme une obligation formelle, une priorité absolue, une nécessité implacable.

Les indications sur la proportion de clubs professionnels/Ligues, concernent également l’Afrique : Cameroun (90%), Maroc (82%), Tanzanie (45%), Zambie (40%) et Afrique du Sud (23%).

. Les enseignements

Les recommandations d’experts, indiquent de clubs, des Ligues, des administrations et d’investisseurs, qu’ils doivent clairement, travailler ensemble, pour le développement du football féminin, comme cela est visible depuis quelques années.

Ainsi, cela assurera le développement durable, à travers la commercialisation et les investissements continus, dont les bénéfices profiteront, à un grand ensemble d’acteurs.

Les limites actuelles du football africain, se démarquent, de ce qui se fait de mieux ailleurs. La prédominance des entraîneurs hommes dans de clubs féminins, les revenus assez faibles des Ligues et de clubs, la communication insuffisamment agressive dudit football féminin, la rareté de sponsors et partenaires de poids, la carence infrastructurelle, la maigreur du public présent lors des matchs sont ces quelques exemples, qui expliquent douloureusement, le retard qu’accuse l’ensemble du football africain, sur le reste du monde.

En définitive, les éléments au centre de ce rapport, n’égaient pas la pensée. Il est impératif, que les dirigeants du football continent tirent froidement, les leçons d’un tel constat désastreux, et amer.

On ne devrait sensiblement, s’accrocher sur le slogan d’un “football en promotion”, pour ne pas suivre la cadence nécessaire. Celle qui s’impose au fil des jours, n’accorde aucune place au laxisme, à la corruption et autres vices.

Ce sont ces maux, qui considérablement, plombent l’émergence de ce football en Afrique. Point n’est besoin, de revisiter ou d’évoquer le fort potentiel humain présent. Lequel saute à l’oeil nu, est perçu partout dans le monde.

Ces talents en nombre à l’échelle continentale, sont involontairement victimes de mauvais traitements. Celui qui vient d’où, le bon sens ne recommande pas, s’y oppose fermement, avec toute la vigueur possible.

Tirer ce football féminin vers le haut et non inversement. Telle est l’option d’une sagesse bien cousue, que l’on souhaite de tout coeur…

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