Deux fédérations nationales africaines, font la une de journaux depuis hier (09 août 2023). Les images qui découlent des faits exposés, n’égaient pas la bonne pensée. Aussi vrai, qu’elles renvoient à de nombreuses interrogations, et autres incertitudes absolues. Fondamentalement, il importe logiquement, d’examiner les contours de ces affaires ennuyeuses et troublantes.

Les questions d’actualité, en rapport avec ces deux fédérations nationales (Fémafoot & Fécafoot), ont un très grand point commun ; il s’agit des présidents exécutifs, sont sur le gril de la justice.
Les motifs d’inculpation n’étant pas les mêmes, l’ordre formel (le bon sens), impose une étude au cas par cas. De cette option, l’on dira :

1-Fédération Malienne de Football (Fémafoot)
. Contexte & prétexte
La situation ici, repose sur la détention provisoire (ce 09 août 2023), du président de cette association nationale (Mamoutou Touré, dit “Bavieux”).
Les mobiles de son arrestation n’ont en “apparence”, aucun lien étroit avec le football. Il se dit du concerné, qu’il a occupé la fonction de Directeur Administratif et Financier (Daf), au sein de l’Assemblée Nationale du Mali.
C’est tout simplement une “affaire d’atteinte aux biens publics”, qui l’entraînerait devant la justice de son pays. Il ne fait pas exception dans cette affaire. D’autant, que plusieurs autres personnalités se retrouvent elles aussi, dans la même situation d’incarcération. Cette affaire renchérit-on, remonte à la fin des années 2000. Et, selon un type de logique, des dossiers sont sortis de tiroirs, au profit des autorités judiciaires, selon des affirmations.

Mamoutou Touré, est élu à la tête de la fédération malienne de football en 2019. Ce qui suppose vraisemblablement, de l’exécutif fédéral actuel, qu’il a simplement, l’obligation formelle et fondamentale, de remettre son mandat en jeu, au cours de cette année 2023.
L’assemblée générale élective, annoncée depuis plusieurs semaines, est convoquée le 29 août 2023 prochain. Les acteurs concernés par ces opérations électorales, ne s’accordent pas sur des points essentiels.
Le climat délétère, qui s’est auparavant installé, a grandi. Au point de planter cet autre décor, fait de tensions.
Après son élection à la tête de la Fémafoot en 2019, Mamoutou le président exécutif, s’est livré à des actions désapprouvées par une partie des acteurs.
La modification des anciens statuts, est à l’origine de divisions, et de querelles infinies (relecture des textes/octobre 2021 & adoption/19 mars 2022).

Les acteurs entrés en dissidence, reprochent concrètement au président fédéral, d’avoir sciemment, préparé sa réélection, au mépris de l’équité et de la justice.
Cette attitude relève du fait, qu’en 2019, Mamoutou avait été élu, à une majorité de 51,67%. Ce qui selon ses adversaires, ne lui offrait pas de garantie certaine, quant à une future réélection.
Au plus fort de cela, les mesures envisagées par le président fédéral, portaient sur la modification du quorum. Celui-ci passera ainsi de 62 à 84 délégués, constitueront la prochaine assemblée générale élective (2023).
L’un des points querellés, dans ces nouvelles dispositions statutaires, impose aux présidents des Ligues, de résider permanemment, chacun dans sa circonscription, où se trouve sa Ligue. Sinon, ils seront écartés (révocation) de la gestion des affaires, par l’assemblée générale.
Ceci pose à priori un problème. Car, ces responsables de Ligues sont en même temps des fonctionnaires. Par conséquent, ne résident pas forcément, là où se trouvent les différentes Ligues, dont ils ont la gestion.

Le désaccord profond ainsi né, cinq (5) des neuf (9) Ligues (régionales) que compte le pays, vont saisir à la fois la Fifa, et le principal responsable du Mali.
L’objet de cette correspondance, indique en gros “ingérence et gestion financière du Comex Fémafoot”.
Les plaignants ressortent dans cette lettre ; l’absence de transparence dans le rapport financier 2020-21.
Ici, ils soulèvent la question d’un déficit financier d’1,3 milliard Fcfa. Aussi, accusent-ils une dilapidation de fonds, par l’exécutif fédéral.
Autre préoccupation mise en lumière, est celle, qui concerne le budget fédéral. Lequel s’élève à 5 milliards de Fcfa, fait problème, quant à sa répartition depuis l’exercice (2020-21). Les Ligues régionales reçoivent 3 millions de Fcfa/an (chacune). Dans cette opération de partage, les différents membres du Comité Exécutif (Comex), s’en sortent chacun, avec la bagatelle somme de 16 millions de Fcfa/mois (salaire et autres primes).

L’existence de deux (2) comptes bancaires, pour recueillir les fonds en provenance de la Fifa, est une autre affaire suffisamment questionnable.
La gravité, en rapport avec ce double jeu de comptes, vient du fait, que le second (compte bancaire), ne figure nulle part, dans les états financiers de la fédération !
De ces nombreuses questions et bien d’autres ; des procès sont pendants auprès du Tas (Tribunal Arbitral du Sport/Lausanne/Suisse).
Dans un tel contexte suicidaire, les responsables de Ligues ont adressé des demandes aux différentes autorités.
La Fifa a été interpellée vivement, sur toutes ces affaires. Tout comme les dirigeants de la transition. Le but visé est ; de susciter un audit financier et judiciaire des comptes (Fémafoot). L’ouverture d’une enquête sur le mode de gouvernance à la Fémafoot. L’annulation pure et simple des statuts actuellement en vigueur. L’arrêt de toute intervention du Comex dans les affaires internes de membres.

Cette interpellation de responsables des Ligues aux différents responsables, marque aussi une insistance, sur toute éventuelle crise à venir. Elle enfoncerait davantage, les Ligues régionales, déjà en proie à des tensions sécuritaires !
. Impact et anticipation
L’élection fédérale est maintenue au sein de la Fémafoot, malgré la mise aux arrêts du seul et unique candidat, par ailleurs président sortant. Cette attitude est fermement défendue, par les soutiens de Mamoutou. Ils estiment de cette privation provisoire des libertés (en attendant le verdict final), qu’elle n’a pas de rapport, avec une condamnation définitive.
Le drame dans ces élections, est l’invalidation des autres candidatures malencontreusement. La colère due au rejet des requêtes par “la commission d’appel”, a répandu du feu sur l’ensemble du processus. Le discrédit d’une telle élection, trouve sa justification dans ces conditions à remplir.
Elles sont taillées sur mesure dans l’ensemble, pour favoriser une pluralité de candidatures. Être soutenu par au moins deux (2)/neuf (9) Ligues, et cinq (5)/vingt-cinq (25) clubs, n’est pas une mince affaire. C’est une opération compliquée, qui limite considérablement toute concurrence.
Sur un tout autre aspect, les relations sont depuis quelques temps tendues, entre les anciens internationaux maliens, et les actuels responsables fédéraux. Au coeur des discordes se trouvent ces questions globales, sur la gestion du football dans ce pays.

Tout va ainsi dans tous les sens. La Fifa et la Caf devraient à l’effet, stopper l’actuel processus électoral en cours d’exécution, avant que, le reste ne tourne au désastre. Un exemple à ce sujet, l’histoire nous renseigne sur le cas du Cameroun. ce manquement a laissé jusqu’à présent, des traces profondes dans son football.
En pareille circonstance, seul un organe strictement neutre, jouerait nettement, en faveur d’un retour à la paix.
Comme un malheur n’arrive jamais tout seul, celui du football malien interroge à présent, sur les bonnes solutions à prendre.
Sinon, ces problèmes déjà perceptibles, ouvriront la voie à d’autres, plus compliqués à résoudre. La balle se trouve à présent, dans le camp des instances faîtières (Caf & Fifa), doivent soigneusement, tabler sur ces préoccupations bouleversantes.

2-Fédération Camerounaise de Football (Fécafoot)
Le football camerounais fait, une fois encore parler de lui en mal. C’est officiellement et ouvertement, qu’une annonce de la Caf (site web/09 août 2023/News), a plongé dans un trouble profond, les âmes sensibles au déshonneur.
. Environnement
Il est essentiellement délétère, depuis un bon bout. C’est l’oeuvre des acteurs, qui malheureusement refusent, de s’accorder sur l’essentiel.
L’inexistence d’un dialogue franc et sincère, échappe jusqu’ici à la grande famille du football camerounais.
Les points de rupture résident dans un jeu d’intérêts particuliers. Ils sont pourtant désavantageux, pour la bonne marche de l’activité à l’échelle nationale.
On n’y comprend absolument rien, de ces positions tranchées, sont absurdes et complexes.
La souplesse d’esprit, le refus de s’accepter mutuellement entre autres, relèvent purement d’un non-sens.
La conscience morale se meurt, dans un tel cadre, fait d’interminables conflits. L’enfer dans lequel baigne ce football, inquiète dès-lors, à donner de vertiges infinis.

. Motivations
Le communiqué de la Caf, ressort des points saillants :
-“Demandes des acteurs”
Leur identité reste un mystère jusqu’ici. On suppose à l’effet, qu’il s’agit de personnes morales bien identifiées, ont voix au chapitre.
Rendu à ce stade, l’on se dit, qu’ils sont justement fondés, à saisir la Caf dans cette démarche, comme de droit.
–Le fond de ces demandes n’est guère dévoilé, à mieux se situer considérablement, sur cette problématique.
Néanmoins, tout est permis, à interroger ces affaires sensibles. Celles qui font l’objet, de vives dénonciations, ces temps derniers.
–Lorsque la Caf évoque les termes “…conduites répréhensibles…”, “…alors que les allégations sont prima facies sérieuses…”, cela suppose à première vue, de ces accusations émises, qu’elles sont pertinentes, pour ne pas marquer toute attention.

–Bien plus, “…sur la base et conformément aux statuts et règlements de la Caf…”, indique clairement des éléments mis à la disposition de la Caf (corps du délit), que le cas soumis à son appréciation (en rapport avec cette situation), est prévu et envisagé dans la loi.
Voilà pourquoi, ce dossier est considéré comme recevable. Et des faits y relatifs, qu’ils sont préjudiciables à leurs auteurs ; d’où cette procédure pénale.
Conséquemment, des sanctions existent dans ce sens.
L’entrée en jeu, d’un organe judiciaire approprié selon la Caf, viendra certainement, mettre en lumière toute les spéculations.
Aussi vrai, que le mot “présumé”, ne confirme ni n’infirme rien du tout, quant à l’issue de cette affaire. On ne perd pas, à attendre le verdict final (prononcé) des juges.

. Alarmisme et conformisme
Cette tendance à répandre l’inquiétude étonne profondément. La Caf est reconnue par un type de grand mutisme.
Rarement, elle communique sur ce type d’affaire. Voilà pourquoi, les pensées s’enfuient dans la réflexion, sur cette démarche communicationnelle particulière. Celle effectuée contre toute attente. Ce n’est pas une tradition de ce côté là, si l’on s’en tient à la mémoire.
L’attitude actuelle perçue à la Caf, serait-t-elle ainsi, une nouvelle façon de se soumettre aux idées communément admises, aux usages particuliers, à de comportements singuliers, aux règles morales édictées…pour au bout, aligner ses propres perceptions et convictions ?
Finalement, le football africain se joue mieux ailleurs, que là où, il est fondamentalement attendu.
Toutes ces affaires sont moches à voir, et à entendre. Un strict dépassement ferait par contre, avancer cette activité. Il est nécessaire, qu’une prise de conscience bien établie, habite considérablement les âmes, en vue de se tenir à l’abri des humiliations désastreuses…





















