Les esprits étaient jusqu’à hier après-midi, suspendus à la décision finale, que prendrait la Caf, suite au verdict rendu depuis le 17 mai 2023, par le Jury Disciplinaire de la même instance faîtière. Le remplacement de l’équipe gabonaise en vue de la Can U23-2023, et le choix du pays, désigné conséquemment à prendre part à ce tournoi ; telles étaient les vives préoccupations du temps. Que retenir en définitive de cette affaire ?

. Contexte
Le rappel historique renvoie, à cette décision prise ce 17 mai 2023, par le Jury Disciplinaire de la Caf. Il dicte le remplacement pur et simple du Gabon, pour l’édition 2023 de la Can U23, et celle d’après.
Cette situation trouve sa justification, dans la saisine de cette juridiction confédérale par le Cameroun. La Fédération Camerounaise de Football avait porté plainte, avec pour objet la disqualification du Gabon. L’on a en son temps, indiqué le motif de fraude sur identité du joueur Floris Djave, être la source du problème querellé.

Le Jury Disciplinaire, n’a pas trouvé cette accusation du Cameroun fondée. Il a plutôt fait allusion, à une erreur administrative de responsables gabonais. Ces derniers avaient malencontreusement, inversé l’identité dudit joueur, à celle d’un de ses équipiers. Voilà, l’argument qui déboutait le Cameron sur la question.
Ce verdict a suscité plusieurs interrogations à l’effet. Néanmoins, le coeur de l’affaire reposait désormais, sur la nature du pays, qui allait selon certaines exigences, prendre la place du Gabon, sanctionné par le Jury Disciplinaire de la Caf.

. Absence de célérité
C’est, ce qui a à un moment, susciter la curiosité des esprits avertis. La lenteur entourant la prise de décision finale, interrogeait les consciences. Elles ne comprenaient justement pas, pourquoi le procédé enclenché, trainait le pas, à déterminer clairement le pays choisi, sur la base des évidences.
Cette suspicion avérée, trouvait en ces attitudes particulières, un type de machination orchestrée, pour desservir la juste cause allègrement. L’on comprend aisément de ces institutions, qu’elles sont très souvent prisonnières des enjeux extras-sportifs, bâillonnent l’esprit d’équité à promouvoir sans limite.

Les coulisses de ces opérations, étant d’une complexité profonde. L’on s’en tient à présent, sur cette annonce de la Caf, en date du 27 mai 2023 :
“Nous vous informons par la présente que le Cameroun remplacera le Gabon avec le même ordre de matches établi pour le Groupe B dans le calendrier du tournoi final de la Can U23, Maroc 2023.” (Samson Adamu/Directeur de la Division des Compétitions).
De l’avis, d’une franche de professionnels du droit. Il y a grandement, à redire sur le fond et la forme des démarches actuelles. Notamment, quant à la décision rendue par le Jury Disciplinaire de la Caf.
Qu’à cela ne tienne, les fédérations nationales affiliées à la caf et à la Fifa, sont tenues depuis très longtemps, de s’arrimer au système TMS, système numérique d’enregistrement et d’identification de joueurs en temps réel, afin d’éviter toute dérive.

Une fois de plus, les mécanismes actuellement opérationnels dans certaines associations nationales, se font visiblement rattraper, par la dure réalité du temps présent.
Laxisme, incompétence, veulerie, indolence…sont à proscrire des règles essentielles de gestion. Auquel cas, des situations aussi troublantes viendront à l’effet, porter préjudice au moment inopportun, comme c’est le cas d’espèce.
En définitive, il y a encore, des contours insidieux à éluder considérablement dans le football continental. Sinon, l’on volera d’erreur en erreur, au détriment de la bonne gouvernance souhaitée, et attendue des gestionnaires de l’activité.
Vivement, que l’on sorte de ces carcans ennuyeux, et infantilisants pour la bonne et juste cause. Celle, d’un football africain en pleine émergence…





















