La tendance actuelle en vigueur à la Caf, sur l’organisation des Can pose problème. Ce manque d’équilibre, de stabilité produit des imprécisions notoires, quant à la lisibilité souhaitée. Qu’en est-il exactement ?
Les données historiques se rapportant à la Coupe d’Afrique des Nations (Can) indiquent clairement, qu’en 1957, a lieu la première édition. L’évolution du temps a inspiré les responsables confédéraux d’antan, de fixer le déroulement de cette compétition chaque deux ans. Le point de départ qui avait été déterminé, en vue de la mise en oeuvre de cette réforme est l’année 1968.
Aussi vrai que ce rendez-vous continental se tenait, entre les mois de janvier-février de l’année au cours de laquelle, la phase finale était prévue.
Dès 2017, l’on a abandonné cette période de l’année, pour un décalage imposé désormais aux mois de juin-juillet. Les raisons avancées selon l’avis des membres du Comité Exécutif de la Caf, sont relatives aux saisons en cours sur le Continent. Elles ne favorisent pas la bonne organisation de la compétition, durant les mois de janvier-février martèle-on ici. Dans la foulée, il a été décidé, que la Can se déroule les années impaires.

Ces arguments qui visent à convaincre, sont malheureusement contestés, par une frange importante de personnes avisées. Elles estiment, que l’influence des forces extérieures à la Caf sont entrées en jeu, ont pesé de leur poids. Pour, dicter les changements de périodes, qui fixent le déroulement de la Can.
Parmi les nombreux malaises qui ont émaillé le déroulement de cette compétition, l’on retiendra ce retrait de la Can au Maroc (2015), au profit de la Guinée-Équatoriale. C’est une décision du Comité Exécutif de la Caf, qui n’a pas accordé ses violons avec les Autorités Royales Marocaines. Lesquelles ont exigé un report de la compétition, à cause des risques de propagation du virus Ebola sur leur territoire.
Le retrait de la compétition continentale au Cameroun en 2019, relève d’une faute de gestion questionnable, des affaires de la Caf. Ici, le format de la Can s’était subitement transformé, passant de 16 à 24 équipes après attribution, sans préavis ni période moratoire auparavant énoncés. L’Égypte organisera cette compétition malgré tout.
Le tourbillon se poursuit, avec le report de la Can 2023 (Côte d’Ivoire) aux mois de janvier-février 2024. Pour dit-on, les conditions météorologiques sont strictement défavorables durant cette période, à tenir le pari d’une bonne organisation de la Can. Car selon cette source, il pleut des cordes durant les mois de juin-juillet en Côte d’Ivoire !

Patrice Motsepe, Président de la Caf
Cette autre volte-face qui malencontreusement a fait grand bruit, est le retrait de la Can 2025 à la Guinée Conakry. Les raisons avancées relèvent uniquement, du secret de décideurs confédéraux.
Autre problème de fond incontestablement vrai, une absence d’informations fiables et crédibles sur la date de cette autre édition de la Can 2025. Est-il possible à l’effet, de disputer en l’intervalle d’une année deux Can (2024 et 2025)? Que prévoit le calendrier international de la Fifa dans ce sens ? Qu’en sera-t-il des rencontres de qualifications à cette édition de 2025 ? Quel est en définitive, le mode de désignation des futurs représentants africains, à la prochaine Coupe du Monde 2026 ?
Cette série de questions visent, à sensibiliser les dirigeants du football africain, pour une clarification précise du calendrier des activités, qui se rapportent aux compétitions futures de sélections nationales africaines. Le 73e Congrès de la Fifa tenu récemment à Kigali au Rwanda, vient de rendre sa copie, à travers un planning assez clairement élaboré. Qu’en est-il de la Caf, à produire elle aussi dans de délais raisonnables, sa part de précisions sur les contours restés flous jusqu’à présent ?
De ce qui se dégage actuellement sur cette question ; fragilité, incertitudes, oscillations, vicissitudes etc. ont pris le dessus, sur les règles conventionnelles. Ce sont elles, qui dictent les rouages et mécanismes de l’activité. Il importe, de faire ce qui est urgent et efficace. Pour, se sortir des imprécisions actuelles. Elles n’honorent aucunement la dignité du continent…





















