vendredi, octobre 16, 2026

En ce 06 octobre 2022, la Fifa a rendu public son classement mensuel des pays affiliés en son sein.
Ce classement obéit à une méthode mise en pratique depuis le mois d’août 2018.
Cette version a été baptisée “SUM” par la Fifa. Sa méthode consiste à procéder par addition ou soustraction dans le total des points d’une équipe nationale, sur la base des résultats ; matchs gagnés ou perdus.
Il ressort que les points soustraits ou ajoutés dépendent des forces en présence, celles des deux adversaires aux prises.
De manière simple, il est indiqué qu’un pays mieux classé devrait logiquement remporter sa rencontre face à un autre moins bien classé. Sinon il perdra des points, et son adversaire manquera des points.
C’est globalement sur cette base, que s’opère l’attribution ou le retrait de points qui déterminent les positions.
Le continent africain comprend 54/211 pays affiliés à la Fifa, sont concernés par cette opération. Laquelle, suscite une réflexion d’autant plus que l’occasion a été offerte par ce dernier classement mensuel, dont il importe d’examiner les positions des africains, et d’en tirer de leçons.
La tranche 1-49 indique que neuf (9) pays africains sont représentés ;
La tranche 50-99 ressort qu’il y a onze (11) pays africains représentés ;
La tranche 100-149 montre qu’il y a vingt-cinq (25) pays africains à ce niveau ;
La tranche 150-199 dit la présence de sept (7) pays africains ici ;
La tranche 200-211 signale que l’on enregistre deux (2) pays africains.
À l’issue de ce classement, des constats s’imposent :
La tranche 1-99 dévoile qu’il y a vingt (20) pays africains sur cent (100), avec un ratio de vingt pour cent (20%).
Ceci suppose qu’à l’état actuel des choses, seuls vingt (20) pays du continent prendront part à la désignation des meilleurs joueurs et entraîneurs selon les nouvelles règles prescrites par la Fifa ;
La tranche 100-149 comprend vingt-cinq (25) pays africains, avec un ratio de cinquante pour cent (50%) dans cet intervalle. C’est presque la moitié des pays africains qui se retrouvent à ce niveau du classement Fifa.
Cette présence abondante des africains dans cette tranche renforce la position d’outsiders habituels, les pays dits de seconde zone. Ceci est perceptible lors des tirages au sort qu’effectuent la Fifa et la Caf par occasion.
Ces statistiques en l’état n’honorent pas l’ensemble du football africain.
À l’échelle continentale, la répartition des vingt (20) meilleurs par zone géographique indique :
Afrique de l’ouest, neuf (9) pays ; l’Afrique centrale, quatre (4) pays ; l’Afrique de l’est, un (1) pays ; l’Afrique du nord, quatre (4) pays et l’Afrique australe, deux (2) pays.
Dans un simple jeu de simulation en rapport avec le tirage au sort de la Can, les cinq (5) premiers plus le pays organisateur imposerait que l’on retrouve deux (2) pays de l’Afrique de l’ouest (Sénégal et Nigéria) comme têtes de séries, puis trois (3) pays de l’Afrique du nord (Maroc, Tunisie et Algérie).
L’influence des matchs internationaux amicaux est une règle importante qui a démontré son intérêt au regard du dernier classement Fifa du mois de septembre 2022.
Ainsi, trente (30) pays africains ont perdu des points pour les raisons diverses :
Nigéria (-6.23), Cameroun (-13.51), Ghana (-0.47), RDC (-1.08), Gabon (-0.00), Zambie (-3.39), Congo (-6.30), Guinée Bissau (-4.82), Sierra-Léone (-9.40), Niger (-2.43), Malawi (-0.20), Zimbabwe (-0.00), Comores (-4.26), Rwanda (-1.38), Lesotho (-0.00), Botswana (-3.71), Seychelles (-0.92), Gambie (-0.00), Sénégal (-0.21), Tunisie (-0.32), Afrique du Sud (-0.96), Ouganda (-3.87), Bénin (-11.24), Mozambique (-0.19), Togo (-1.30), Tanzanie (-2.02), Liberia (-1.59), Tchad (-1.76), Djibouti (-2.79), Guinée (-4.42).
Il est à noter que les pays qui n’ont pas livré des matchs internationaux amicaux ou sont suspendus par la Fifa cas du Zimbabwe enregistrent -0.00 point.
Les grands perdants de cette période Fifa du mois de septembre 2022 sont :
Cameroun, Congo, Nigéria, Sierra Leone, Bénin avec une perte de points allant de six à treize (6-13) ;
Botswana, Comores, Guinée Bissau, Zambie, Guinée, Ouganda, ont perdu de trois à quatre (3-4) points chacun.

Quant au reste de pays, ils perdent pour certains deux (2) points, et pour d’autres un peu moins.
À titre de rappel historique, le meilleur classement Fifa est détenu par le Cameroun, après la Coupe du Monde d’Italie 90, ce pays occupait alors le cinquième (5e) rang mondial.
Difficile d’être plus clair que l’Afrique se cherche encore à ce niveau mondial. Elle doit se frayer impérativement les voies qui mènent aux cimes.
Cela est possible à condition d’intégrer les standards universels en vigueur, dans la gouvernance de ce sport-roi.
Le continent ne doit pas et n’a aucun intérêt à se plaire dans ces positions de banquettes arrières. Pourtant, il dispose d’énormes talents pour certains à dénicher dans un cadre formel ; ces compétitions du football des jeunes qui font cruellement défaut. Alors qu’ils méritent ces jeunes d’être encadrés et suivis comme la prunelle de l’oeil.
Avec une structuration profonde, l’on a la possibilité de capitaliser ces investissements essentiels à l’émergence puis à la croissance du football africain.
Ce n’est ni un miracle, ni un mystère que l’on attend à ce sujet.
La paranormalité n’interviendra jamais en lieu et place d’un travail bien fait, composé d’éléments homogènes, le contraire produirait ces désastres que l’on n’apprécie plus en ces temps.

Ce baromètre de performances indique clairement le niveau réel du football africain. Les responsables en charge de la gestion de cette activité doivent prendre acte des données, et envisager des solutions fiables, efficaces et durables afin de se sortir des tourments.
Les plaies actuelles du football africain sont curables, à condition d’administrer la thérapie acceptable…

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