samedi, octobre 17, 2026

La Fifa a tenue le 15 octobre 2026 son 37è Conseil à son siège de Zurich. Des moments forts au cours des assises, l’on retient des milliards de l’instance faîtière du football mondial, Fifa, qu’ils sont de grande apparence au centre d’une espèce de compromis sournois. Chaque fédération nationale devrait percevoir 25 millions de dollars entre autres résolutions. Cela a fait naître une sorte de paix armée, comme partie intégrante des stratégies utilisées, en vue d’un rétablissement de l’équilibre perdu. Qu’en est-t-il d’une telle démarche aux allures d’un théâtre d’ombres et des chèques ?

Vraisemblablement, il est des lieux où, le temps semble suspendu aux battements d’une horloge suisse, ceci loin de la clameur des stades et de la fureur des tribunes.

Le 37è Conseil de la Fifa du 15 octobre 2026, s’est refermé sous les feux d’un consensus de façade.

Entre un mea-culpa présidentiel mûrement calculé, le déploiement d’une manne financière vertigineuse de 6.35 milliards de dollars, et la promesse incertaine d’une réforme de la gouvernance ; l’institution a offert le visage d’un empire cherchant à colmater ses brèches.

Dès lors, comment interpréter ces soubresauts institutionnels ? S’agit-il de l’acte fondateur d’une véritable refondation démocratique, ou d’une magistrale manœuvre tactique visant à acheter la paix des ménages à l’aube de grands rendez-vous planétaires ?

Les contours de cette réunion du Conseil de la Fifa se sont articulés sur la perfusion financière et commissions tampons. Tout cela permet clairement de décrypter les véritables enjeux d’un pouvoir qui, tout en feignant de s’amender, veille jalousement sur ses prérogatives.

À vrai dire, il y a des silences qui pèsent plus lourd que des communiqués de presse. Au siège de la Fifa à Zurich, on indique que, le fameux Conseil du 15 octobre 2026 s’est refermé sur une mise en scène millimétrée.

Entre les murs d’acier et de verre de la maison mère du football mondial, on a assisté à une chorégraphie politique rare ; celle d’une institution qui, sentant le plancher thermique s’élever dangereusement sous ses pieds, a décidé d’ouvrir les vannes de la conciliation…et du chéquier.

. Le théâtre de la contrition

La scène restera dans les annales protocolaires de l’ère Infantino. Face à des délégués oscillant entre la perplexité et l’expectative, le président de la Fifa a endossé le costume de la repentance. Des excuses publiques, nettes, assumées, portant sur les méthodes de communication et l’opacité de certains dossiers passés.

“Des erreurs ont été commises”, a-t-il concédé en substance, avant d’enterrer définitivement une initiative conflictuelle, qui cristallisait les tensions avec une partie de l’Europe.

C’est un repli tactique magistral. En s’excusant en premier, le président de l’instance faîtière du football mondial, Fifa, a désarmé ses procureurs avant même qu’ils prennent la parole.

Il est difficile dans un tel contexte de changer un capitaine qui fait acte de contrition. Mais, dans les couloirs feutrés, les fameux diplomates du ballon rond le savaient ; mea-culpa n’était pas un aveu de faiblesse, c’était plutôt un verrou de sécurité.

. L’arme absolue

Il s’agit en gros de la perfusion financière. À la Fifa, les tempêtes géopolitiques se calment rarement par la simple grâce des mots. Elles s’apaisent à coup de chiffres à neuf zéros.

L’adoption de la nouvelle trouvaille “Fifa Surplus Solidarity Program” ou “Programme Solidaire de Gestion de l’Excédent” horizon 2027-2030, et son enveloppe colossale de 6.35 milliards de dollars ont joué le rôle de catalyseur d’apaisement.

Pour les fédérations nationales du Sud global d’Afrique, d’Asie et des Caraïbes, dont la survie financière et les infrastructures dépendent presque exclusivement des subsides de Zurich, cette manne est un bol d’oxygène vital.

En consolidant ce lien ombilical, la direction de la Fifa s’assure une fidélité de marbre. Les grognes feutrées de l’Uefa pèsent lourd sur le plan médiatique. Mais, l’arithmétique d’un vote, une voix d’Océanie ou d’Afrique pèse exactement qu’une voix européenne. Si bien que, les milliards distribués font office d’anesthésique redoutable.

. La commission de trop ou le piège du temps

Il reste le chantier le plus délicat ; celui de la gouvernance. Pour répondre aux accusations de concentration excessive des pouvoirs au sommet de la pyramide, le Conseil de la Fifa a acté la création d’un groupe de travail chargé de revoir les mécanismes internes.

Sur le papier, c’est la victoire de la démocratie participative. Dans la réalité des arcanes de la Fifa, les plus sceptiques esquissent un sourire entendu.

Créer un groupe de travail, c’est confier un dossier brûlant à une structure tampon, qui dilue l’urgence dans les méandres de rapports administratifs.

Son mandat est clair : rendre ses conclusions pour la prochaine réunion du Conseil de la Fifa en décembre 2026.

D’ici là, le temps médiatique aura fait son œuvre, les passions se seront refroidies, et la machine exécutive de la Fifa aura eu tout loisir de réajuster ses trajectoires.

. L’horizon de décembre 2026

C’est tout simplement que, le 37è Conseil de la Fifa a finalement accouché d’une paix armée. D’un côté, une direction qui a lâché du lest financier et s’est offerte un bain de jouvence rhétorique. De l’autre, des oppositions internes momentanément muettes, rassasiées par les profondeur de milliards et l’illusion d’une concertation retrouvée.

Mais, comme toute trêve, celle-ci semble également très fragile. Le véritable test se jouera bientôt, avant l’élection présidentielle du 18 mars 2027. Ce groupe de travail accouchera-t-il de réels contre-pouvoirs ou d’un simple maquillage cosmétique ?

En définitive, à la Fifa, les horloges continuent de tourner, indifférentes aux tractations. Tandis que le football mondial lui, est suspendu aux promesses de son grand ordonnateur. Lequel continue de danser sur un fil !

La suite est attendue…

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