vendredi, octobre 16, 2026

La Can masculine U17 2026, qui s’est déroulée au Maroc, vient tout juste de livrer son verdict final. Ce tournoi a tenu toutes ses promesses en matière de suspense et compétitivité, révélant au passage de nouveaux équilibres dans le football jeunes sur le continent. Qu’en est-t-il du bilan, des grandes leçons à retenir et les perspectives pour l’avenir ?

. Bilan global du tournoi

L’édition 2026 a été marquée par une compétitivité féroce et une formule particulièrement gratifiante, puisque les 10 meilleures équipes de la compétition ont validé leur ticket pour la Coupe du Monde U17 2026 au Qatar.

Le tableau d’honneur concerne la finale. Elle a proposé une affiche historique entre les Lionceaux du Sénégal, champion en titre et les Serengetis Boys de Tanzanie U17. Cette équipe s’est hissée à ce niveau après avoir dominé l’Égypte aux tirs au but à l’étape de la demi-finale.

La 3è place est décrochée par l’Égypte justement, qui complète un podium de très haute facture.

Les statistiques clés indiquent, qu’on a livré 34 matchs au total, de la phase des Groupes (24 matchs) à la finale proprement dite en passant par les 1/4 finale, 1/2 finale, match pour la 3è place puis les deux rencontres des barrages (play-offs) en vue de compléter le tableau final des équipes nationales africaines qualifiées au prochain Mondial de cette catégories.

86 buts ont été inscrits, donnant lieu à une moyenne de 2.52 buts/match joué. Le meilleur buteur du tournoi est le jeune tanzanien Athanasis Dismas, compte 3 buts à son actif. Son compatriote Issa Chole a été désigné meilleur joueur de la compétition 2026.

Le cas des géants d’Afrique centrale n’est pas passé inaperçu. Le Cameroun a soufflé le chaud et le froid. Après une entame ratée face à la Côte d’Ivoire en phase de Groupes (0-2), les Lionceaux se sont relancés, mais ont vu leur parcours s’arrêter net en 1/4 finale face au pays hôte le Maroc (0-1). Quant à la RD Congo, elle a vécu un tournoi cauchemardesque, soit 3 défaites et 0 but inscrit au bout du compte !

. Les leçons à tirer

Ce tournoi a mis en lumière des mutations profondes dans la formation des jeunes talents en Afrique.

Le bouleversement de la hiérarchie est marquée par la montée de l’Afrique de l’Est. Le parcours de la Tanzanie et les bonnes prestations de l’Ouganda prouvent que, cette partie du continent n’est plus un faire-valoir absolu.

Grâce à des investissements massifs dans les infrastructures de jeunes et les championnats scolaires et les Académies, cette région confédérale Caf rivalise désormais avec l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb.

La culture de la résilience tactique était au rendez-vous. C’est fini le temps où le football U17 africain n’était basé que sur l’impact physique ou la vitesse brute.

On a vu des blocs défensifs d’une maturité impressionnante. La Tanzanie et le Maroc ont excellé dans la discipline tactique, forçant la quasi-totalité des matchs couperets à se décider lors de la fatidique épreuve des tirs au but ; un exercice de sang-froid mental.

L’impact des audits sur l’âge avec l’IRM est remarquable. La rigueur accrue autour des tests d’âge en amont de la compétition, notamment en Afrique Centrale où des formations ont été profondément remaniées, a permis d’équilibrer les débats autour de la question.

Cela est d’autant plus intéressante que, les formations qui s’appuient sur de vrais projets de formation sur le long terme s’en sortent mieux !

. Les perspectives

Il est suffisamment clair que l’après Coupe d’Afrique des Nations U17 2026 s’annonce intense et stratégique pour le football jeunes en Afrique.

Le Mondial U17 Qatar 2026 est en ligne de mire. Avec ses 10 représentants qualifiés à ce tournoi planétaire, l’Afrique a une opportunité historique de briller sur la scène internationale.

Les équipes nationales comme celles du Sénégal, la Tanzanie, l’Égypte, le Maroc et la Côte d’Ivoire doivent immédiatement basculer sur des programmes de préparation de haut niveau, à travers des stages internationaux, matchs amicaux hors du continent, pour corriger les lacunes défensives entrevues.

Le mercato des recruteurs est la présence dans les tribunes marocaines de nombreuses scouts venus d’Europe et du Moyen-Orient.

Pour des garçons comme Issa Chole ou Ismail El Aoud, cette Coupe d’Afrique des Nations U17 2026 sert désormais de tremplin direct vers des Académies ou des clubs professionnels à l’international dès leur majorité.

Pérenniser la formation est plus qu’un impératif révolutionnaire. Les équipes nationales éliminées prématurément telles que le Cameroun ou la Tunisie, l’heure est à la reconstruction.

La leçon de 2026 est suffisamment claire pour tous ; le talent brut ne suffit plus pour faire la différence et s’établir dans la durée.

Les fédérations nationales ont l’obligation formelle de structurer des championnats nationaux de catégories inférieures, c’est-à-dire les U15 et U17, qu’ils soient réguliers, question d’éviter les sélections “bricolées” à la hâte avant les tournois zonaux.

En définitive, le football des jeunes en Afrique a de beaux jours devant lui, au regard des leçons enregistrées lors de cette édition de Coupe d’Afrique des Nations U17 2026 au Maroc.

À tout seigneur tout honneur !…

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