vendredi, octobre 16, 2026

La crise du football africain se poursuit avec cette affaire Sénégal vs Maroc. Elle est marquée par deux faits particuliers ; le communiqué de presse du TAS du 25 mars de l’année en cours. Puis, cette conférence de presse de la Fédération Sénégalaise de Football tenue à Paris ce 26 mars 2026. Tout cela indique simplement que, le bras de fer juridique opposant le Sénégal à la Caf et au Maroc, suite à la finale du 18 janvier dernier, amorce une phase difficile à soutenir aux yeux des inconditionnels du football africain. Quelle lecture s’applique à ce nouveau développement du problème ?

Les derniers événements sur cette situation conflictuelle autour du football africain désolent à priori.

Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) a révélé dans un communiqué de presse, qu’il a été saisi par la Fédération Sénégalaise de Football, au sujet de la question de l’heure. Celle qui se rapporte à la décision jugée inique, rendue par les soins du Jury d’Appel Caf le 17 mars 2026. Quelques informations contenues dans cette annonce du TAS balisent plus d’un contours de l’affaire querellée.

Quant à la sortie médiatique de la Fédération Sénégalaise de Football tenue ce 26 mars 2026 à Paris. Cette dernière porte sur des révélations inquiétantes.

Cette sortie médiatique de la Fédération Sénégalaise de Football apparaît comme une contre-offensive juridique musclée. Ceci au regard des déclarations du groupe d’avocats dirigé par Me Seydou Diagne.

Le choix du site, la capitale française Paris n’est pas un fait insignifiant. C’est sans doute une manière d’internationnaliser cette affaire.

Aussi, les défendeurs de la cause sénégalaise dévoile clairement l’objectif principal ; à savoir que, malgré l’option de la Caf d’attribuer la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0), que ce procédé ne rassure pas juridiquement. D’où la saisine officielle du TAS ce 25 mars 2026.

Autre aspect éprouvant, la Fédération Sénégalaise de Football et sa batterie d’avocats voudrait simplement démontrer que, le Sénégal n’est pas dans l’inconfort. Car, il détient jusque-là le trophée, les médailles voire le Prize Money.

Au regard d’une telle situation préoccupante, le Sénégal renforce ses convictions propres, en prenant l’opinion publique à témoin sur l’attitude de la Caf.

En réalité, si le Maroc est déclaré vainqueur du tournoi Can 2025 selon le Jury d’Appel, le fait de ne point contraindre le Sénégal à remettre toutes ces distinctions, suppose clairement que, cette décision est hybride et contestable.

Autre point significatif, l’absence de notification au Sénégal pose de nombreuses interrogations.

L’inexistence des motivations écrites de cette décision rendue publique ce 17 mars 2026 par le Jury d’Appel Caf provoque une grosse zone d’ombre. Elle est susceptible de bloquer la procédure sénégalaise au TAS. Et pourquoi ?

Désormais, l’enjeu dépasse le terrain de jeu. C’est bien ce que voudrait démontrer le Sénégal lors de cette conférence de presse. Une façon de dire, qu’il n’existe aucune décision déclarant le Maroc champion d’Afrique 2025, en dehors d’une simple annonce via un communiqué.

Ces attitudes sont réellement incendiaires.

Le Maroc affiche jusqu’ici une sérénité apparente mais ferme.

Il estime que, sa démarche n’est pas une guerre contre le Sénégal. Mais, un appel à la stricte application du règlement de la Caf. Celle concernant le refus de jouer, ou l’abandon momentané du terrain de jeu, lors de la finale du 18 janvier 2026.

Estimant au passage, que la décision du Jury d’Appel est un gage de crédibilité pour le football africain. Afin qu’à l’avenir, l’on s’abstienne d’éventuels écarts.

La Caf quant à elle, se trouve dans une situation inconfortable. Elle défend l’intégrité, la justice et l’impartialité tout en étant sous le feu des critiques pour plusieurs raisons ; parmi quoi l’absence de transparence décriée par les avocats du Sénégal, lors de la conférence de presse de ce 26 mars 2026.

Le gel du trophée semble être en place tant que le TAS ne s’est pas prononcé sur la question. Le maintien du forfait par la Caf est une affaire close à l’échelle africaine. À ce stade, le Maroc est champion d’Afrique sur le papier, tandis que le Sénégal détient matériellement le trophée.

L’astuce utilisée par le Sénégal est justement, de placer la Caf devant ses propres contradictions.

Sur ce point, le Sénégal a réussi son coup médiatique à Paris, en embarrassant la Caf dans son procédé. Tout justement que, le titre attribué au Maroc n’est pas définitif, il est suspendu à un arbitrage international.

En plus, il y a ces dénonciations de corruption qui font battre les paupières à fond.

Les avocats du Sénégal ont évoqué en mondovidion, qu’il y a un problème de probité morale, est au cœur de cette décision du Jury d’Appel. C’est à ce niveau que tout se complique profondément.

L’intention qu’a la Fédération Sénégalaise de Football de poursuivre les membres du Jury d’Appel Caf pour corruption, est un changement de paradigme total.

Il n’est plus seulement question de contestation d’une décision. Mais, d’une attaque frontale contre l’intégrité d’un organe de la Caf.

En visant directement ces membres du Jury d’Appel Caf en lieu et place de l’institution confédérale elle-même.

Les avocats défendeurs du Sénégal démontrent que, la décision rendue, qui attribue le trophée au Maroc, n’est en rien une erreur d’interprétation juridique, plutôt un acte délibéré et frauduleux.

Cette technique de communication vise aussi à rendre la décision du Jury d’Appel nulle, aux yeux du Tribunal Arbitral du Sport (TAS).

Une astuce qui indique que, la décision est viciée dès la base. Ceci à travers un jeu d’intérêts, où les dessous-de-table ont parlé en lieu et place du droit absolu, imposé en pareille circonstance.

Cette stratégie de pression psychologique et médiatique vise ces cinq (5) membres du Jury d’Appel, en les isolant de la structure confédérale. Au cas où des preuves sont fournies, cela fragilise la défense de la Caf devant le TAS.

En déplaçant ce litige sportif vers le pénal, le Sénégal prouve qu’il est aussi en guerre contre les malfaisants, en optant pour une opération mains propres.

Au cas où les avocats défendeurs du Sénégal n’apportent aucune preuve fiable de corruption, le retour de bâton ferait large écho.

La Caf et les membres du Jury d’Appel indexés saisiront les juridictions compétentes. Et là, le Sénégal risque gros pour diffamation, serait condamné à verser des dommages et intérêts, des indemnités financières importantes en guise de préjudice à ces membres du Jury d’Appel, sans oublier le tort fait à la Caf, qui a terni son image en profondeur.

Le Sénégal sait pertinemment ce à quoi il s’expose. C’est sans doute une technique pour demander la levée du secret des délibérations. Aussi, obtenir l’accès aux communications internes des membres du Jury d’Appel pendant la période de crise.

C’est en ce moment, qu’on saura effectivement si l’accusation de corruption repose sur des preuves solides, fiables. Ou, s’il s’agit d’une stratégie de défense par l’attaque.

En somme, le Sénégal joue son va-tout ! De deux choses l’une ; soit la démarche du Sénégal favorise un nettoyage au sein du système Caf, et le pays récupère son titre. Soit, il s’expose dangereusement à une réelle mise au ban durable du football africain…

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