La Coupe d’Afrique des Nations féminine est prévue au Maroc du 17 mars au 03 avril 2026. Une vive tension s’accroît au quotidien sur la tenue effective de cette compétition aux dates indiquées. Rumeurs, polémiques, incertitudes, flou, amertume entre autres ont pris les commandes dans les opinions, ceci aux encablures du début initial de la compétition. Malgré les assurances prononcées il y a très peu de temps par le Président confédéral Patrice Motsepe, rien ne rassure plus, au regard d’informations véhiculées au sein de la presse spécialisée sur les questions de football. Quel regard critique sur cette crise silencieuse ?

Au cœur des débats actuels sur l’avenir de la Coupe d’Afrique des Nations féminine Maroc 2026, ressortent tour à tour imprécisions, mutisme. Lesquels ont donné naissance à un vaste champ, fait d’abondantes polémiques sur cette organisation.
Les esprits se perdent à l’infini dans ce jeu maquillé, sans doute à cause des raisons particulières.
. Rumeurs-Polémiques & Incertitudes
Toutes les scènes actuelles puisent leur source dès l’entame du mois de février 2026 (1er et 2 du mois en question).
Les sorties médiatiques venues d’Afrique du Sud, ont été contradictoires les unes les autres. Le point commun au fond de cette affaire surprenante est l’urgence de palier une éventuelle insuffisance, en cas de nécessité.
Une responsable du football de ce pays affirmait que l’Afrique du Sud allait remplacer le Maroc dans l’organisation de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026.
Cette dernière est très rapidement recadrée par le ministre des Sports sud-africain le lendemain 2 février 2026.
Ce dernier apporte une précision importante, selon que son pays était seulement “prêt à aider “ la Caf au cas où, celle-ci le désirait vivement.
Le démenti du Président Patrice Motsepe a redonné espoir au cours d’une conférence de presse, indiquant qu’une option de changement n’était pas envisagée, juste après la tenue du dernier Comité Exécutif Caf du mois de février 2026.
Seulement, il se murmure avec insistance d’un “retrait officieux” du Maroc dans l’organisation dudit tournoi féminin.
Les arguments avancés selon plusieurs sources concordantes sont entre autres ; le calendrier des compétitions nationales suffisamment saturé, les stades indisponibles pour réfections, suite à “l’utilisation abusive” lors de la Can masculine et autres compétitions antérieures.
Il se murmure qu’il y a d’énormes blocages, ceux qui se rapportent à la délivrance des accréditations finales. On parle aussi l’organisation des ateliers techniques d’avant compétition. Ce qui renforce l’idée d’une crise, d’un flou artistique autour de l’événement programmé, reporté une fois, puis probablement renvoyé à l’été prochain selon la rumeur.
C’est curieux que dans un tel contexte, la Caf se comporte comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Malgré toutes ces informations qui circulent massivement, que la Caf et le Maroc n’indiquent rien de rassurant pour apaiser les esprits, est pire que déplaisant !
Dans son site Internet, la Caf indique dans un article du 26 février en cours : “Les prétendants africains intensifient les préparatifs avant les phases finales au Maroc”, confirmant au passage Rabat, Casablanca et Fès comme villes hôtes du tournoi.

. Le contexte post-Can 2025
Le fiasco marocain lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 est marqué par des tensions extrêmes.
Suite aux incidents survenus lors de la finale Sénégal vs Maroc du 18 janvier 2026, et les sanctions disciplinaires prononcées contre le Maroc entre autres, ont certainement laissé des traces profondes dans les esprits.
Il n’est pas interdit de penser que l’actuelle gymnastique autour de l’organisation de la Can féminine 2026, serait étroitement liée à un type de mécontentement du Maroc vis-à-vis de la Caf.
Les décisions rendues par le Jury Disciplinaire Caf lui ont été très défavorables. Si bien, qu’elle met en avant sa position de privilégié dans l’organisation de compétition à l’échelle africaine. Et, voudrait ainsi réaffirmer son poids politique en la matière.
Le Maroc se dit incontournable avec ses infrastructures de qualité répondant aux standards universels.
La stratégie initiée par la Caf à savoir tout organiser dans ce pays est le retour de la manivelle. Cette forme de chantage exercé sur la Caf n’est pas anodin sur ce volet préoccupant.
Le Maroc estime probablement que ; c’est un acte de trahison de la Caf, qu’il ne reçoive pas un retour sur investissement, par rapport à toutes les organisations de compétitions tenues sur ses terres.
Cette dépendance excessive au Maroc est marquée par les événements majeurs dont la récente Can masculine 2025, les Can U23, la Ligue des Champions féminine 2026 plongent la Caf dans une espèce de vulnérabilité stratégique.
La Caf elle-même est certainement victime de sa mauvaise politique. Les compétitions à l’échelle africaine doivent être des fêtes itinérantes, la rotation d’un pays à un autre. Permettant ainsi à ces pays de se développer en construisant des infrastructures.
Aujourd’hui que tout est marqué par le sceau de la sédentarisation au seul Maroc. Il n’est pas exagéré de croire que, la Caf s’emploie à présent ; comme une filiale de la fédération marocaine de football véritablement.
En définitive, cette situation troublante et confuse devrait imposer un renouveau au sein de l’instance faîtière du football africain.
D’ordinaire, on profite du désordre pour mettre de l’ordre. La Caf gagnerait à un simple retour à une politique plus équilibrée sur l’ensemble géographique du continent.
Cela ne sera possible qu’à condition de se défaire des chaînes encombrantes de ces fédérations nationales dites plus puissantes.
Tirer les leçons signifie également que, le football africain ne peut pas être l’otage d’un seul pays ; aussi performant soit-il, ou d’un groupe de personnes à la probité morale douteuse.
Sans ces options révolutionnaires, les plus tolérants très attentifs aux questions de gouvernance finiront eux-mêmes par se lasser des malfaçons…





















