vendredi, octobre 16, 2026

La Fifa a publié ce 17 février 2026, un rapport des litiges portés en jugement au Tribunal Arbitral du Sports (TAS), (par les acteurs du football mondial), sans oublier l’apport de la Chambre de Résolution des Litiges Fifa impliquée dans les opérations d’arbitrage. Ce document fait état des affaires qui remontent uniquement en 2025. Il s’agit du quatrième rapport annuel du genre, initié par la Fifa elle-même depuis quatre (4) ans. L’Afrique est concernée par ces opérations réglementaires. Que retenir au fond ?

Le rapport rendu public ce 17 février 2026, compte 156 pages, regroupées dans 14 chapitres pour sa quatrième édition de suite.

21 633 dossiers ont été traités par la Fifa en 2025. Le Tribunal Arbitral du Sports (TAS) lui aussi est concerné dans ce même rapport. Sa saisine par les acteurs du football constitue 77% des affaires courantes soumises à cette juridiction. On parle de 2000 litiges liés au travail de footballeurs, qu’ils ressortent clairement dans ce rapport.

Au fond, ce rapport dresse le bilan des litiges juridiques 2025, évoque la régulation de la profession d’agent, mentionne en outre les tendances financières du moment indiqué, dont le cas de l’Afrique est notable sur certains points.

. Litiges juridiques

Ils concernent les indemnités de formation. On note une forte croissance des revendications à ce sujet. Plusieurs clubs et Académies revendiquent fermement les droits sur des transferts de joueurs.

La professionnalisation des clubs et Académies est manifeste. Ils utilisent de plus en plus l’outil juridique de la Fifa.

Aussi, l’instabilité contractuelle s’explique par les difficultés financières de clubs dans certains championnats locaux

Les agents sont impliqués dans ces 2000 litiges mondiaux, depuis la Chambre de Résolution des litiges Fifa au Tribunal Arbitral du Sports (TAS) ;

Les transferts de mineurs font grincer les dents dans ce rapport. C’est une affaire d’abus exercés auprès de cette souche fragile et sensible ;

Le dopage et la discipline sont liés à la Can Maroc 2025. Cette compétition porte une mauvaise mention, principalement avec des procédures qui ont été ouvertes contre les fédérations et certains dirigeants au cours du tournoi ;

20% des affaires de l’année 2025 ont été réglées grâce à la Médiation de la Fifa. Ce qui suppose des joueurs et clubs, qu’ils ont préféré l’arrangement à l’amiable aux procédures coûteuses et longues ;

La Chambre de Compensation est cette instance de la Fifa qui assure le paiement des indemnités de formation et de solidarité.

Cela se fait automatiquement depuis le 1er janvier 2025. Le Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs (RSTJ) joue un rôle essentiel, en déterminant clairement les différents modes opératoires dans ces transactions financières justement, pour éviter ces nombreux litiges.

. Régulation de la profession d’Agent

La Chambre de Résolution des litiges Fifa et le Tribunal Arbitral du Sports (TAS) sont confrontés à ces nombreuses plaintes contre les Agents.

Pourtant, la Fifa a mis sur pied une nouvelle réglementation de cette profession à travers la FFAR. D’où vient-t-il, qu’on évoque à nouveau ; des dérives financières et éthiques persistantes.

Le rapport indique de ces Agents, qu’ils ont perçu 1,36 milliards USD versés en 2025, soit une augmentation de 90% par rapport à l’année précédente 2024.

Le problème repose aussi sur ces ressources financières qui sortent du circuit formel du football amateur et de formation, dont ils sont au cœur de la manœuvre.

L’exercice illégal de la profession est marqué par un nombre élevé de personnes, qui tendent à fournir des services en qualité d’Agents.

La pluri- représentativité est déplorable dans ce rapport accablant. Or, le règlement détermine qui est Agent et qui ne l’est pas du tout.

Ces attitudes sont coupables, d’autant plus que ces imposteurs affichent constamment l’attitude à représenter le club vendeur, l’acheteur puis le joueur au cours de la même transaction !

Ces intermédiaires non- licenciés exercent forcément dans l’illégalité, l’absolue clandestinité à travers ces pratiques occultes.

En contournant ces contrôles édictés par la Chambre de Compensation Fifa, cela pose un problème de fluidité à l’ensemble du processus des transferts aux indemnités à reverser.

Sur un tout autre volet, la Fifa reproche aux Agents de prélever des commissions jugées très élevées, et manquer de transparence financière au cours des opérations en question.

Ces Agents ont manifestement réagi en saisissant le Tribunal Arbitral du Sports à Lausanne (Suisse).

Ils indiquent à ce sujet, la rigidité excessive du nouveau règlement, et les failles observées dans les techniques de cette réforme.

Les dysfonctionnements relevés concernent la plate-forme Fifa, ayant empêché plusieurs candidats de valider ce titre. C’est bien là, ce qui justifie les contestations liées à la validité des examens de licence du mois de juin 2025.

Les mêmes évoquent une grave entrave à la libre concurrence. La Fifa à leur avis ; ne devrait aucunement fixer un plafond sur le taux des commissions. Actuellement, il varie de 3% à 6% du salaire.

. Tendances financières & la part de l’Afrique

Globalement, on a enregistré 86 158 Transferts internationaux en 2025. C’est Historiquement un record. Les dépenses effectuées pour ce qui renvoie au football masculin s’élèvent à 13.08 milliards USD. Les honoraires des Agents sont de 1.37 milliards USD.

L’Afrique dans ces opérations occupe une place stratégique pour deux (2) raisons :

– Son rôle de réservoir de talents ;

– Défis structurels de ses clubs.

Le football africain fait partie des leaders sur le volet des indemnités de formation. Les informations fournies par la Chambre de Compensation Fifa indique que, l’Afrique suit l’Europe en 2è position, par rapport aux six (6) Confédérations mondiales.

De nombreux clubs ont reçu des fonds de solidarité en 2025. L’impact est réel selon le rapport. Lequel mentionne que 35% des paiements ont été versés aux Académies, comparativement à l’an 2024.

À travers ce procédé de souplesse grâce à la Chambre de Compensation Fifa, on constate avec intérêt que, les revenus des clubs africains sont davantage sécurisés.

On s’éloigne progressivement des barrières qui, ont très souvent fait problème en matière de saisine du TAS, faute de ressources financières disponibles au cours de ces procédures.

Les difficultés ne sont pas encore dissipées en profondeur au regard du rapport 2025.

La preuve, le continent compte une forte présence de plaintes dans la Chambre de Résolution des Litiges (CRL) Fifa. Il s’agit des 2000 Litiges contractuels énoncés dans le rapport.

On note à l’échelle africaine des salaires impayés aux joueurs évoluant dans des clubs locaux. Puis, la rupture abusive de contrat qui sont un lourd fardeau sur les épaules du football continental.

La protection des mineurs fait partie des préoccupations. Un flux important de jeunes joueurs africains ont été conduits au Moyen-Orient et en Europe. Ce qui n’est pas reluisant dans ce rapport mondial du 17 février 2025, selon les enquêtes de la Fifa.

C’est beaucoup moins triste avec ce dynamisme des Transferts, celui qui concerne le marché des joueurs 2025.

165 Transferts majeurs vers l’élite européenne et asiatique en 2025 honorent le football africain. Notamment, avec ces retombées financières qu’on évalue à 225 millions d’euros (concernent les indemnités directes, hors bonus).

La Médiation a été bénéfique aux intérêts du football africain. Plus de 22% des affaires de clubs ont été résolues dans ce cadre, évitant ainsi ces longues procédures coûteuses auprès du TAS.

Que faire de mieux, et comment faire davantage pour limiter ces nombreux ennuis liés au football africain ?

. Pistes de solutions

L’Afrique doit procéder à une mutation profonde, en passant de simple fournisseur des talents à cet acteur institutionnel solide.

Des voies s’offrent pour atteindre ces objectifs entre autres :

– La généralisation du “Passeport électronique du joueur”. C’est nécessaire pour que les clubs justifient effectivement, qu’ils ont formé le joueur dans l’intervalle 12-21 ans.

La digitalisation historique de chaque joueur à partir de la 1è licence à l’échelle nationale, permettrait à la Chambre de Compensation Fifa, qu’elle déclenche automatiquement le processus de paiement de solidarité aux Académies africaines, sans qu’elles fassent recours aux procédures coûteuses ;

– La création des Chambres d’Arbitrage Nationales est indispensable, pour éviter ces nombreux engorgements au Tribunal Arbitral du Sports. Ces Chambres sont indépendantes ordinairement et reconnues par la Fifa forcément. Une telle démarche offre la possibilité d’une justice de proximité, rapide et gratuite.

– La professionnalisation de la gestion administrative. Plusieurs conflits naissent de la mauvaise rédaction des contrats, ou d’une méconnaissance choquante des règles établies par la Fifa.

De façon concrète, il faut impérativement former les secrétaires généraux et responsables des affaires juridiques au sein des clubs. Afin, qu’ils maîtrisent le Système TMS (Transfer Matching System), ce qui éloignerait réellement des erreurs administratives coupables ;

– Le strict encadrement des Académies et Agents est non négociable. Le rapport 2025 fait état d’une montée vertigineuse des litiges juridiques, liés aux Agents et Transferts de mineurs.

La solution est la mise en place d’un système de licence nationale obligatoire pour les Académies, calqué sur le modèle Caf ; avec les infrastructures, scolarité et suivi médical.

L’objectif est aussi d’éliminer les structures informelles, qui servent de passerelles opaques vers l’étranger. C’est une manière régulière de protéger les joueurs, en plus assurer des retombées financières aux vrais formateurs.

En définitive, un tel rapport sert utilement, pour mieux cerner certains aspects du football mondial.

L’Afrique devrait capitaliser ces données, afin de corriger ses insuffisances et imperfections.

Fermer les yeux devant les évidences est une sorte de mortification, qui éteint considérablement tout dynamisme révolutionnaire. Les options stratégiques en vue de rehausser les standards du football africain, sont des défis particuliers à relever dans l’absolu et sans délai…

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