La Fifa a procédé ce 16 décembre 2025, à la remise des distinctions aux différentes catégories en lice pour les trophées “The Best”. La cérémonie s’est déroulée au Qatar. Plusieurs prix ont été attribués aux différents acteurs du football à travers le monde. L’Afrique a fait piètre figure. Elle se console uniquement, par ce choix porté sur Achraf Hakimi (Psg/Maroc), dans la catégorie “The Best- Onze masculin Fifa”. Cela relance effectivement le débat sur l’apport des footballeurs africains, dans l’univers du football mondial. Quel regard précis pose-t-on sur cette éternelle problématique ?

La Fifa a récompensé ses meilleurs athlètes de l’année 2025. De nombreux candidats étaient en compétition. Les catégories variaient sans distinction de Confédérations.
Principalement, il s’agit des prix relatifs aux meilleur(e)s footballeur masculin et féminin ; celui du meilleur Onze masculin et féminin ; les meilleur(e)s entraîneur(e)s masculin et féminin ; le Prix Puskas du meilleur but de l’année ; les prix des meilleur(e)s gardienn(e)s ; le prix des supporters, celui du Fair-play.
La part du continent africain dans ces désignations est insignifiante. Achraf Hakimi qui évolue au club Paris Saint-Germain (France), est par ailleurs de nationalité marocaine.
C’est lui qui sauve la face de tout un continent, à travers sa présence effective dans “The Best – Onze masculin de la Fifa 2025”. Sinon, l’Afrique serait rentrée bredouille de cet événement mondial.
S’il est de tradition ; qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Cette maxime s’applique fortement à la situation actuelle des africain(e)s. Elle est plus que d’actualité !
Une fois de plus, ces athlètes du continent sont quasiment absent(e)s, défaits par la rude concurrence des autres, considérés une fois encore comme meilleur(e)s.
La problématique de l’influence du football africain globalement, questionne à nouveau ; sur son organisation fonctionnelle et structurelle.
C’est qu’à la vérité des faits palpables et vérifiables, rien n’arrive jamais tout seul. Pour récolter abondamment, il faut au préalable avoir grandement semé.
Or, au regard des données énoncées sur les différentes distinctions attribuées aux meilleur(e)s, il va de soi, que le continent africain continue à semer petitement. D’où cette moisson chétive, pour ne pas dire insignifiante, justifie effectivement son niveau de compétitivité à l’échelle mondiale.

Les torts sont partagés entre différentes parties prenantes dans l’activité.
Au premier chef, l’interpellation va droitement en direction des instances faîtières nationales.
Ce sont elles justement, qui ont la lourde charge d’organiser, d’animer, de promouvoir et de développer le football local dans chaque pays. À quel niveau se situent ces axes essentiels ?
Si l’on s’en tient aux données recueillies quotidiennement, les actions de ces fédérations nationales sont très en deçà des objectifs de développement stratégiques en cours.
De nombreuses récriminations sont entendues journellement, pour dénoncer et désapprouver les actions contre-productives au rayonnement planétaire de ce football africain.
Les politiques étatiques ne s’emploient pas suffisamment, dans l’accomplissement des missions importantes en ce domaine. Les infrastructures de qualité ne sont pas toujours présentes, là où il est nécessaire.
Les clubs sont mal structurés pour la plupart. Ce qui ne favorise pas un bon moule de production des athlètes. D’où la rareté de joueurs ou joueuses de qualité exceptionnelle.
L’environnement économique ne facilite pas l’accès aux partenariats. Ce qui soumet les acteurs à la misère, en toute logique.
La formation permanente et affinée des entraîneur(e)s, des officiels des rencontres, des talents en herbe, le développement de la médecine sportive etc. demeurent de véritables goulots d’étranglement, pour ce football continental.
Bref, le prétexte d’une remise en cause jaillit des esprits, avec ces distinctions mondiale attribuées aux meilleures athlètes, sans que l’Afrique se taille une part non négligeable.
La misère de l’Afrique s’établit une fois de plus, avec son absence remarquée dans la cour des grands.
Seule une introspection approfondie, viendrait en aide à ce football continental, défavorisé par plusieurs facteurs endogènes et exogènes.
Il est temps d’opérer cet indispensable changement de direction, en vue de s’assurer un avenir resplendissant…





















