vendredi, octobre 16, 2026

Kinshasa capitale de la Rdc a été au coeur de l’assemblée générale ordinaire de la Caf le 06 octobre 2025. 54 associations nationales membres de l’instance faîtière du football africain y étaient présentes ou représentées. En outre, y prenaient part les représentants des 6 Unions Zonales (Unaf, Ufoa A & B, Uniffac, Cecafa & Cosafa). Des hauts responsables du football à l’échelle continentale y ont été conviés eux-aussi, pour les besoins de la cause. Que retenir d’essentiel ; en rapport avec la rentabilité financière dont fait allusion la Caf, dans son communiqué final rendu public ce 06.10.2025 ?

Si l’on s’en tient aux informations officielles en provenance de la Confédération africaine de football (Caf), l’instance faîtière du football continental se porte de mieux en mieux. Cet état renvoie considérablement à ses finances. Elles connaissent une croissance remarquable d’après les chiffres énoncés.

La Caf indique dans cette optique, que l’exercice financier 2023-24 a dégagé un bénéfice net de 9.48 $ (Usd). Elle indique également des revenus financiers en question, qu’ils s’élèvent à 166.42 millions $ Us.

Cette croissance s’explique par l’augmentation des revenus commerciaux, l’arrivée de nouveaux sponsors, la rigueur dans le contrôle des finances.

Les dotations à cet égard ont augmenté. Elles s’élèvent désormais à 81 millions $Us.

Les volets concernés par ce Prize Money sont prioritairement :

l’organisation des compétitions avec un coût financier de 19 millions & Us, le développement du football qui bénéficie de 35 millions $ Us, la gouvernance et l’administration reçoivent 21 millions $ Us, la Ligue des champions Caf obtient 17.6 millions $Us (soit une augmentation de 41%), les clubs qualifiés pour les préliminaires des compétitions interclubs Caf encaissent chacun la rondelette somme de 100 000 $Us, la Ligue des champions féminine Caf a une part de 600 000 $Us (soit une augmentation de +52%), le CHAN compte 10.5 millions $Us (le vainqueur reçoit 3.5 millions $, soit une augmentation de +75%), la Super Coupe de la Caf reçoit 500 000 $Us (soit une augmentation de +150%), la Can féminine obtient une dotation de 3.475 millions $Us (soit une augmentation de +45%, le Nigéria vainqueur de l’édition précédente a reçu 1 million $Us), la Can 2023 a une enveloppe globale de 32 millions $Us en termes de dotations (le vainqueur de l’édition 2023, la Côte d’Ivoire a eu la somme de 7 millions $Us).

Au regard des données spécifiques mentionnées ci-dessus, un questionnement ordinaire s’installe dans les esprits.

L’embellissement financier de la Caf n’entraîne pas forcément celui des associations nationales membres. On se demande bien du pourquoi du comment de ces différences perceptibles ?

Néanmoins, il y a des fédérations qui logent dans cette logique de développement croissant, à travers de nombreuses entrées financières remarquables, qui soulagent. Celles-ci s’accompagnent de réalisations palpables et vérifiables. Ces cas exemplaires sont en petit nombre par rapport à l’ensemble. Ce qui logiquement pose un problème de fond en matière de gouvernance des associations nationales africaines.

L’état global des fédérations nationales sur ce qui est visible à l’oeil nu, est caractérisé par la misère ambiante et cette pauvreté choquante des acteurs.

L’impact de cette croissance financière n’influence pas encore de façon concrète ; les options indispensables qu’attendent justement les acteurs et le public.

Jusque-là, on ne sait à quel niveau situées les difficultés ? Est-ce véritablement une affaire de gouvernance interne des fédérations ? Auquel cas, pourquoi les mécanismes de contrôle la Caf ne fonctionnent pas, pour élucider ces cas, et prendre des mesures coercitives ?

On a l’impression à ce stade de vives préoccupations, que de nombreux liens de complicité tordent outrageusement les règles en matière de gouvernance !

Sinon, comment expliquer autrement cet amas de désolation et d’indigence des acteurs à l’échelle du continent ? La joie n’est pas répandue au sein des milieux footballistiques d’ici !

La relation verticale Caf-Acteurs à travers les fédérations nationales pose un énorme problème à la conscience. Rien ne justifie les malfaçons en vigueur dans ce football africain. C’est aussi là, le véritable ventre mou de l’activité à l’échelle continentale.

Aussi vrai, que les questions liées à la promotion et au développement de l’activité à l’échelle continentale embarrassent considérablement. Tout cela va à plusieurs vitesses selon les fédérations nationales.

Le bonheur que procure la croissance financière à la Caf, ne satisfait pas tous les bénéficiaires naturels de l’activité. Ils sont privés de ressources indispensables au fonctionnement de l’activité. Le sempiternel problème de gouvernance refait surface à ces occasions d’autoglorification. Les vrais résultats attendus sont ceux qui marqueront les esprits par des succès retentissants. Les tournois internationaux sont l’occasion par excellence, de prouver concrètement l’embellissement global de ce football africain. Lequel est jusqu’ici en proie aux mauvaises pratiques…

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